vendredi, décembre 28, 2007

Honda Civic 2007

Honda Civic 2007 - Il faut dire que, jamais dans son histoire, la Civic n’a autant surpris. Au lancement de ce modèle, qui avait lieu dans la région de Chicago, il fallait voir le visage des chroniqueurs provenant de partout en Amérique du Nord pour réaliser à quel point ce changement de direction était radical. C’est qu’en fait, Honda nous avait auparavant habitués à des transitions beaucoup plus évolutives au passage des générations. Et pour une première fois depuis fort longtemps, Honda osait!

Selon la version, on nous propose un jeu de jantes d’acier avec enjoliveurs (pas très jolis) ou des jantes d’alliage à cinq rayons on ne peut plus classiques. Vous remarquerez également que les versions DX et DX-G n’ont pas droit aux poignées de porte et aux rétroviseurs de couleur. Honda pousse même cet exercice d’économie de bout de chandelle jusqu’à offrir un nombre limité de couleurs sur les versions moins chères. Un peu discutable comme pratique, mais bon…

Très confortables, les sièges avant accommodent tous les gabarits. Ils sont fermes et bien enveloppants, mais n’offrent malheureusement pas de support lombaire réglable. À l’arrière aussi, la banquette est accueillante pour deux passagers adultes. Ces derniers seront cependant déçus de constater l’absence d’un accoudoir rabattable ou de porte-gobelets (exclusifs à la version EX), alors que le propriétaire de la voiture constatera que le dossier rabattable n’est pas divisé (encore une exclusivité à la version EX…)!

De retour à l’avant, on remarque sur la route que la planche de bord, avec cette instrumentation à deux niveaux, est on ne peut plus ergonomique. C’est clair, simple et facile à consulter, et les couleurs utilisées sont des plus dynamiques. La partie centrale, qui regroupe comme de coutume les commandes du système audio et de la ventilation, est tout aussi attrayante. Les molettes progressives et les touches larges et molles procurent une sensation de qualité très agréable, ce qui nous fait apprécier cette curieuse disposition. En contrepartie, l’instrumentation de la radio est extrêmement difficile à lire lorsque le soleil est de la partie.

J’en croyais à peine mes yeux, mais en effectuant mes traditionnels calculs de consommation de carburant, la petite Civic à boîte automatique affichait sur la calculatrice un résultat de 7,07 litres aux 100 kilomètres. C’est en effectuant un parcours de 381 kilomètres, comptant environ 60% de grande route, que j’ai pu arriver à un tel résultat. Et dire qu’avec la version hybride, j’avais obtenu l’automne dernier un résultat de 6,0 litres aux 100 kilomètres. Avouez que l’écart n’est pas majeur…

Cette faible consommation, nous l’obtenons en plus avec une mécanique bien en verve, qui sait se montrer aussi performante que discrète. Appuyez à fond sur l’accélérateur, et vous aurez droit à des accélérations et des reprises très honnêtes se situant dans la moyenne supérieure de la concurrence. Et de l’autre côté, à vitesse de croisière, la Civic étonne pour la première fois de sa carrière par sa douceur et son silence de roulement. Ce petit moteur 1,8 litre développant 140 chevaux, empruntant la technologie i-VTEC, en offre donc pour tous les goûts. Bien sûr, il n’a pas la fougue du moteur de la Civic Si, mais il peut convenir à quiconque ne cherchant pas à être toujours premier au fil d’arrivée.

Très agréable, la boîte manuelle est, comme toujours, un bijou à utiliser. Elle est bien étagée, précise et très souple. Toutefois, l’automatique à cinq rapports m’a aussi étonné. Il faut avouer que Honda n’a jamais été un meneur en ce qui concerne le rendement d’une boîte automatique, ce qui m’a permis d’être doublement surpris. D’abord, les passages de vitesse se font de façon presque imperceptible et ensuite, elle contribue à diminuer le régime moteur à vitesse de croisière, ce qui explique en partie un si bas niveau de consommation de carburant.

Cela étant dit, la Civic nous propose une conduite très équilibrée et un confort des plus honnêtes. La voiture est maniable et agile et se faufile sans problème dans les endroits les plus exigus. La tenue de cap est pour sa part excellente, la prise de roulis en virage est réduite au minimum et le freinage est nettement meilleur qu’autrefois. Mais encore une fois, je dois porter votre attention sur le fait que seule la version EX (vendue à partir de 22 430$) propose des disques à l’arrière. Chez Mitsubishi, Mazda et Volkswagen, c’est de série, peu importe la version…

La Civic n’est pas une voiture sans défaut, mais n’a pas vraiment de lacune majeure. Bien sûr, les jeunes qui la vénéraient autrefois lui reprochent d’avoir vieilli avec la clientèle, mais lorsque les chiffres de vente ne cessent de monter en flèche, on ne peut qu’admettre que la décision marketing était la bonne. Oui, la Civic est plus chère que la moyenne, n’est que rarement accompagnée d’un taux de financement avantageux et exige une prime d’assurance un peu plus élevée, mais elle nous fait économiser à la pompe, en entretien et en réparations. Car il faut savoir que la Civic est encore aujourd’hui une voiture d’une grande fiabilité. Et si cet aspect ne vous convainc toujours pas, je vous invite alors à observer le prix des Civic sur le marché d’occasion. Une Civic, ça se paie un peu plus cher que la moyenne, mais ça se revend beaucoup plus cher que la moyenne! Alors, vous comprenez maintenant?

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