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jeudi, décembre 27, 2007

Subaru Outback 2008

Subaru Outback 2008 - Pour ma part, je considère que l’Outback est l’anti-VUS qui permet de mieux affronter les tribulations causées par notre réseau routier tout en demeurant au volant d’une vraie automobile. Ne serait-ce que pour cela, elle mérite une mention d’honneur. Bien sûr, elle ne résiste pas à la chute d’un viaduc, mais ça, c’est une autre histoire…

De ce fait, le constructeur nippon s’est chargé pour 2008 de modifier quelques-uns des éléments des Legacy et Outback, de façon à les rendre plus compétitives tout en les mettant à jour. Au premier coup d’œil, ce sont les modifications apportées à la partie avant qui se font d’abord remarquer. La grille de calandre plus imposante, l’ajout d’éléments chromés et les phares plus profilés permettent donc de moderniser une ligne qui, à mon sens, était déjà très élégante. Outre ces éléments, jantes, feux arrière et pare-chocs sont aussi passés au bistouri.

Derrière le volant, c’est toujours la sobriété et l’élégance qui priment. La version mise à l’essai affichait des boiseries qui apportent davantage de chaleur à bord, mais même une version 2.5i de base offre un environnement des plus accueillants. Les teintes contrastées, les quelques garnitures métallisées et la présentation moderne de l’instrumentation y sont toutes pour quelque chose. Et bien sûr, la qualité d’assemblage et de finition est toujours à la hauteur de la réputation du constructeur.

Devant comme derrière, les sièges sont confortables à souhait. Et peu importe la version que vous favorisez, vous aurez droit à une sellerie de tissu ou de cuir de belle qualité. Le conducteur aurait cependant de quoi se plaindre en ce qui a trait à l’accoudoir central. Ce dernier, qui ne fait que figurer entre les deux sièges, est d’une totale inutilité. Non seulement il est positionné trop bas, mais il n’est ni ajustable ni coulissant.

En version six cylindres, l’Outback affiche une douceur et une souplesse incroyable. Il est d’ailleurs difficile de se rappeler que le moteur propose une configuration à plat, loin d’être synonyme de douceur. Performant, il permet par rapport au quatre cylindres turbocompressé une conduite plus aseptisée et plus axée sur le confort. Le moteur turbo offrira pour sa part aux amateurs de performance des accélérations et des reprises plus franches, mais aussi plus brutales. Dans les deux cas, la consommation est similaire. Cependant, le moteur turbo incite davantage à excéder les limites, ce qui explique des résultats de consommation souvent plus élevés. Et malheureusement, ces deux moteurs carburent toujours à l’essence à indice d’octane 91.

On dit souvent d’un mot qu’il s’écrit comme il se prononce. Eh bien, dans le cas de l’Outback, on peut dire qu’elle se comporte effectivement sur la route comme ce qu’elle laisse présager. Par conséquent, vous obtiendrez une conduite confortable, une certaine agilité, une surprenante stabilité et une traction incroyable. Sa garde au sol élevée vous permettra aussi de franchir quelques obstacles; toutefois, elle nuit passablement au roulis en virage, qui demeure important. Ceux qui détestent ce type de comportement auront la possibilité de se tourner vers la Legacy familiale, qui devient en 2008 une exclusivité canadienne en Amérique du Nord.

Chose certaine, qu’importe la version qui vous fera craquer, une Outback sera toujours un véhicule de choix. Oh, en passant, sachez que même si elle performe merveilleusement bien dans nos conditions hivernales, elle se doit en hiver d’être chaussée de pneus d’hiver! Après tout, vous n’iriez pas vous balader en sandale en plein mois de janvier!

mercredi, octobre 31, 2007

Subaru Tribeca 2008

Subaru Tribeca 2008 - L'objet au coeur de la polémique: l'audacieux design de calandre d'inspiration aéronautique, d'abord apparu sur le nouveau Subaru B9 Tribeca 2005. Cette calandre, qui évoquait un avion vu de face, a par la suite été intégrée à la gamme de l'Impreza.

Subaru voulait ainsi se donner une nouvelle image, un nouveau visage, mais la réaction du public a été tellement négative que la compagnie a été forcée de l'abandonner complètement. Du même coup, Zapatinas a dû quitter son poste. (Il avait aussi dessiné quelques modèles hors du commun chez Alfa Romeo, mais l'échec chez Subaru n'était peut-être pas entièrement de sa faute.)

Les changements sont loin de s'arrêter ici. Le véhicule arbore un capot, des pare-chocs, des ailes avant, des phares, des feux arrière, un hayon, des longerons de toit, des rétroviseurs et des vitres latérales arrière redessinés. Ces deux derniers éléments sont le résultat d'un autre reproche formulé à l'endroit du premier Tribeca: la visibilité médiocre. Certes, l'amélioration est bénéfique, mais les miroirs agrandis sont pour le moins inélégants.

La décision de rebâtir le Tribeca est facile à comprendre. Dans sa forme précédente, le modèle était destiné à demeurer marginal. Or, Subaru voulait accroître considérablement sa marque dans tous les segments du marché et ses véhicules devaient donc sortir de la marge pour être plus conservateurs. Je suis cependant de ceux qui persistent à croire que le design initial était beaucoup plus intéressant.

La troisième rangée de sièges, offerte avec l'ensemble de Luxe, est désormais plus facile à accéder grâce à des poignées de chaque côté du véhicule et à un nouveau mécanisme qui aide à coulisser la deuxième rangée vers l'avant. Cette dernière est aussi inclinable et rabattable à plat.

En termes de performance, le premier Tribeca était également critiqué pour son manque de puissance et pour le fait qu'il consommait de l'essence super. Le constructeur a vraiment corrigé ces deux lacunes en recourant au moteur à six cylindres à plat («boxer») de 3,6 litres.

Non seulement ce nouveau moteur fonctionne à l'essence ordinaire, mais il produit 11 chevaux de plus, pour un total de 256, et 36 lb-pi de couple supplémentaires, pour un total de 247. Subaru affirme que l'accélération de 0 à 100 km/h a été raccourcie de 9,2 à 8,5 secondes, ce qui est plus respectable.

Sur la route, le nouveau Tribeca livre la marchandise qu'on attend d'un VUS sophistiqué employant une technologie éprouvée en rallye. Le moteur boxer s'est montré fluide et silencieux lors de mon essai; il n'avait aucun problème à entraîner le véhicule dans les côtes.

La transmission, qui maintient les rapports plus longtemps lors des montées, est elle aussi meilleure qu'avant. Avec son mode manuel Sportshift, elle peut même offrir quelques sensations sportives pour les familles actives.

mardi, octobre 30, 2007

Subaru Impreza 2008

Subaru Impreza 2008 - Impossible. Il m'est impossible de trouver quelque chose de gracieux à dire sur le design des nouvelles Impreza 2008. Et ce, même si j'ai deux chances plutôt qu'une d'y trouver mon compte.

Toutes deux sont bel et bien assemblées sur une plateforme écourtée de la Subaru Legacy, qui a cependant subi des modifications, notamment à la suspension avant. Et toutes deux partagent le même empattement (2620 mm, en hausse de 95 mm), bien que la berline soit 165 mm plus longue que la 5-portes.

Cette diversification entre les deux modèles tient au fait que la berline, contrairement à la 5-portes, a été conçue spécifiquement pour le marché nord-américain - elle y est d'ailleurs distribuée en exclusivité.

L'ancienne Impreza n'était certes pas des plus jolies, mais elle avait une originalité à laquelle on s'était habitué. Au contraire, la nouvelle berline ne fait que rappeler les japonaises des années 90. Long nez, calandre à la Mazda Protegé sans envergure... Pour sauver les meubles, je vous recommande la grille de calandre disponible en accessoire, mais vous serez encore loin de l'excitation visuelle.

La variante à 5 portes ne fait guère mieux : ses rondeurs à l'européenne sont plaisantes, mais elles ont la fâcheuse tendance à ressembler à la nouvelle Hyundai Accent. Non pas que l'Accent soit hideuse, mais on parle ici d'une voiture d'environ 15 000 $, alors qu'en variante WRX, l'Impreza coûte plus du double...

Avant d'aller plus loin, j'ai envie de vous parler « prix ». Parce que c'est là que réside la bonne nouvelle « Impreza ». Avec un prix en baisse de 2 000 $ (version de base à 20 695 $), la compacte évolue désormais dans le « sweet spot » de son segment. Fidèle à la tradition, elle s'amène bien équipée avec, en prime, ces petits détails qu'on aime bien : rétroviseurs chauffants, roues de 16 pouces, climatisation et - enfin! - une banquette arrière qui se rabat presque à plat.

Étrangement, alors que la WRX familiale s'offrait jusqu'à présent au même prix que la berline (35 495 $), la nouvelle WRX à 5 portes demande plus que sa consoeur : 33 895 $, contre 32 995 $ pour la 4-portes.

Qu'est-ce qu'on obtient pour cette somme? Un moteur turbo de 224 chevaux, une prise d'air dans le capot, des cadrans électroluminescents, des sièges sport, des roues de 17 pouces, la radio satellite (on vous laisse cependant payer l'abonnement), le volant télescopique et la climatisation automatique.

Et maintenant, quoi de neuf sous le capot? En fait, pas grand-chose. Le bon vieux moteur à 4 cylindres horizontalement opposés (2,5 L) est toujours de service et c'est bien tant mieux. Ce moteur boxer a toujours rendu de fiers services et il le fait encore, d'autant plus que son orifice d'admission a été redessiné, pour un meilleur couple à bas et à mi-régime.

Côté performances, les données restent sensiblement les mêmes : 170 chevaux (en baisse de 3) et 170 lb-pi (en hausse de 4) pour le moteur à aspiration naturelle. Et exactement les mêmes 224 chevaux et 226 lb-pi qu'auparavant pour le moteur doublé d'un turbo (WRX). Ce turbo voit toutefois son compresseur révisé, pour plus d'efficacité.

Sur les chemins sinueux de l'île de Vancouver (eh oui ! Il y en a !), l'Impreza est restée fidèle à elle-même. Son « petit » moteur demeure polyvalent, surtout jumelé à la boîte manuelle à 5 rapports, très conciliante. J'aurais pris un levier plus court et, quitte à exagérer, des passages plus rapprochés, mais bon.

Certains diront que la boîte automatique à 4 rapports offerte en option aurait pu gagner un rapport supplémentaire, ne serait-ce que pour se mettre à la page technologique. Je contredis : avec son nouveau mode séquentiel, la boîte extirpe la puissance nécessaire quand on l'engage sur le mode « sport » - les changements sont alors plus dynamiques.

Avec 30 % plus de puissance et des réglages suspenseurs 10 % plus fermes, la nouvelle WRX continue d'apporter cette excitation qu'on lui reconnaît bien. Le turbo ne souffre d'aucun temps mort et les accélérations sont vigoureuses.

L'accélérateur se fait plus léger sous le pied, puisqu'il a délaissé le lien mécanique pour l'électro. Aussi, l'embrayage est plus ferme que dans l'Impreza de base, pour une empreinte plus énergique. Par contre, le tuyau d'échappement (simple, sur la version à 5 portes !) n'arrache plus le grondement qu'on aimait bien. Se fondre dans la masse, disions-nous plus tôt...

On continue au chapitre du comportement routier ? D'une part, la direction a le bonheur d'hériter des réglages à réaction rapide de l'ancienne WRX, pour une belle précision et pas trop d'assistance. Le maniement du volant, de bonne prise en main, est un plaisir qu'on éprouve à chaque virage, comme si l'on faisait corps avec la voiture.

samedi, octobre 27, 2007

Subaru B9 Tribeca 2007

Subaru B9 Tribeca 2007 - En 2007, la physionomie proéminente du Tribeca a été rendue plus sobre par l'absence de chrome sur la calandre noire. En revanche, le nouveau modèle Édition Limitée, dévoilé au dernier Salon de l'auto de Chicago, rejette toute notion de sobriété avec ses jantes en alliage chromées de 18 pouces et sa brillante calandre chromée. Essayez de comprendre quelque chose!

Baptisé d'après l'un des secteurs branchés de Manhattan (et le lieu où Robert DeNiro s'est fait connaître), le Tribeca affiche un design unique d'inspiration européenne. Dans l'univers de plus en plus achalandé des VUS et véhicules multisegments, il ne passe certainement pas incognito. La mention «B9» jadis accolée devant le nom Tribeca référait au moteur «boxer» (B) et au châssis (9).

Le gros de l'attention est bien sûr attiré vers la calandre, dont la forme tente d'évoquer un avion vu de face. Plusieurs journalistes ont mentionné que ce design ressemblait à celui d'Alfa Romeo et ce n'est pas une coïncidence: le styliste en chef de Subaru, Andreas Zapatinas, a déjà travaillé pour cette compagnie. Toutefois, il soutient que la calandre du Tribeca est strictement inspirée de la tradition aéronautique de Subaru. Le plus drôle, c'est que Zapatinas a été embauché après que le design extérieur du Tribeca eut été complété. Il a cependant le mérite d'avoir dessiné le superbe et futuriste «bi-habitacle».

Parlant du rétro-éclairage, ses multiples couleurs vives et claires sont fort jolies. En outre, les porte-gobelets et les puits pour les pieds sont subtilement éclairés le soir. L'écran d'affichage monté sur le bloc central inclut un ordinateur de bord qui calcule la consommation d'essence -- un gadget utile étant donné que ce véhicule est plutôt assoiffé (consommation de 13,3 L/100 km en ville et 9,5 L/100 km sur l'autoroute). Dans l'ensemble, l'ambiance intérieure est sophistiquée, les matériaux étant de bonne qualité et agréables à l'oeil.

Le Tribeca est basé sur une version allongée (de 3 pouces) de la plate-forme de la Legacy, et ce, afin de pouvoir intégrer une troisième rangée de sièges en option. Et malgré son architecture de voiture, le Tribeca est un solide VUS de 4200 livres, mesurant plus de 15,5 pieds de long par 5,5 pieds de haut et pouvant remorquer des charges allant jusqu'à 1590 kilos (3 500 lbs). Le fait d'avoir remplacé la suspension arrière de la Legacy par un nouveau système à double bras triangulaire (spécifique au Tribeca) a considérablement augmenté le volume de chargement arrière.

Une posture large et un bas centre de gravité contribuent à créer une impression de solidité sur la route, particulièrement en virage. Les ressorts, amortisseurs et barres stabilisatrices ont tous été révisés cette année afin d'assurer un roulement plus doux et plus silencieux, même s'il demeure plus ferme que la moyenne. Au volant, on se sent en confiance, d'autant plus que lesdites barres stabilisatrices réduisent le roulis de caisse au minimum. Pour ce qui est du volant sport à trois bras, c'est le même que dans les autres Subaru.

J'ai trouvé que les sièges étaient enveloppants et confortables; ceux à l'avant offrent même un support lombaire à réglage électrique. La deuxième rangée est également confortable, tandis que la troisième rangée optionnelle ne convient qu'à de jeunes enfants. Elle est difficile d'accès même quand les places de deuxième rangée sont glissées vers l'avant. Cela dit, elle peut facilement être rabattue sous le plancher pour créer plus d'espace de chargement (encore faut-il que la deuxième rangée soit légèrement avancée).

On retrouve par ailleurs d'innombrables commodités et touches de luxe. Soulignons le toit ouvrant électrique, les sièges avant chauffants à multiples réglages électriques, la chaîne audio de 100 watts à six haut-parleurs et lecteur CD intégré au tableau de bord, le climatiseur automatique bizone, le système d'entrée sans clé, les phares antibrouillard, les rétroviseurs chauffants, le dégivreur de lunette arrière, l'ouvre-porte de garage universel Homelink ainsi que la dizaine de porte-gobelets.

Les propriétaires de véhicules Subaru sont très fidèles à leur marque; armez-vous de patience si vous espérez les faire changer d'idée. Ceux qui recherchent un utilitaire capable de transporter plusieurs personnes et bagages trouveront le gros Tribeca fort satisfaisant -- peu importe ce qu'en pensent ses détracteurs.

Subaru Legacy 2.5GT familiale 2007

Subaru Legacy 2.5GT familiale 2007 - La Legacy est la seule familiale dans cette gamme de prix, autre que la Magnum de Dodge, à offrir la transmission intégrale.

Malgré l'étroitesse de son intérieur, la Legacy propose un tableau de bord très plaisant. La combinaison du gris foncé et de l'argent est de bon goût, tandis que les commandes et les boutons semblent solides et de qualité. Le modèle 2.5GT reçoit un volant MOMO gainé de cuir et d'excellents sièges en cuir perforé.

Le réglage des sièges chauffants a été relocalisé du milieu de la console centrale à la base de l'accoudoir. Il a également fallu faire de la place pour la commande du SI-DRIVE. En général, on ne trouve pas de défauts ergonomiques dans l'habitacle de la Legacy, quoique pour le prix, j'aurais aimé retrouver des commandes audio montées au volant au lieu de deux ensembles de sélecteurs pour le passage manuel des rapports.

Le 4-cylindres à plat turbocompressé de 2,5 litres produit maintenant 243 chevaux, en baisse par rapport aux 250 de l'an dernier en raison des révisions de la SAE. Le moteur démontre son muscle à n'importe quel régime, car son couple atteint son apogée dès 3600 tr/min. La sonorité unique du moteur plaît à certains, ce qui est mon cas, tandis que d'autres risquent de la trouver un peu rugueuse.

Ma moyenne de consommation de carburant de 13,6 litres aux 100 kilomètres est plutôt élevée, mais elle reflète la façon dont je conduis. La 2.5GT vous incite à rouler plus vite qu'à la normale, ce qui consomme plus de carburant, du super sans plomb, évidemment. De toute façon, si vous voulez vraiment conduire lentement et économiser du carburant, vous devriez plutôt opter pour les modèles Legacy à moteur atmosphérique. Ce dernier, dépourvu du turbo, produit 175 chevaux, ce qui est bien suffisant pour la plupart des gens. Mais un turbo, c'est tellement amusant !

Passez du mode Intelligent au mode Sport Sharp en pleine accélération et vous sentirez une poussée dans le postérieur, car la voiture devient instantanément plus rapide. Je me serais contenté de deux modes au lieu de trois, car la différence entre Sport et Sport Sharp n'est pas vraiment perceptible. De toute façon, vous conduirez vite ou lentement : le mode Sport me semble superflu.

Inutile de mentionner que le système de transmission intégrale Symétrique performe brillamment dans la neige. Si votre Legacy est équipée de bons pneus d'hiver, l'arrière-train sortira légèrement et brièvement de sa trajectoire quand vous écraserez l'accélérateur sur des surfaces glissantes, le système vous indiquant qu'il est au travail.

Il y en a bien quelques concurrentes, mais elles sont presque toutes issues de marques de luxe. La Subaru Legacy 2.5GT familiale avec la boîte de vitesses automatique à 5 rapports coûte 43 295 $. En comparaison, l'Audi A4 Avant 3.2 quattro est offerte à partir de 50 925 $. La BMW 328xi avec l'automatique coûte 46 700 $. La Volkswagen Passat 3.6 4MOTION se vend à partir de 47 015 $, et la Volvo V70 2.5T TI coûte 47 495 $. Vous constaterez qu'aucune Accord ou Camry ne se trouve dans cette liste, car leurs familiales ont depuis longtemps été remplacées par des VUS.

Subaru n'est peut-être pas une marque aussi prestigieuse que les autres mentionnées plus tôt, mais vous paierez moins pour votre puissante familiale à l'épreuve de toutes les conditions climatiques. Vous pourriez aussi être intéressé de savoir qu'une Dodge Magnum R/T à TI, plus grosse que la Legacy et munie d'un V8, coûte 41 640 $. Si le prix de la 2.5GT est trop élevé pour vous, toutefois, une 2.5i Touring bien équipée est offerte à 30 195 $.

La Legacy 2.5GT est agréable à conduire, peut transporter beaucoup de choses, est assez rapide et plutôt jolie. Il n'y a pas grand-chose dans cette voiture dont on peut se plaindre. Dans la dernière année, nous avons reçu des tonnes de courriels nous demandant ce que nous pensions de la Legacy, et les gens en parlent régulièrement dans nos forums de discussion.

Subaru Forester 2.5 XT 2007

Subaru Forester 2.5 XT 2007 - Historiquement, les Canadiens ont toujours affectionné les familiales, car elles conviennent très bien à notre style de vie nordique. Que ce soit une jeune famille dégoûtée par les mini-fourgonnettes ou encore un retraité qui aime rapporter des antiquités à la maison, ce type de véhicule polyvalent répond à notre besoin d'espace accru.

Les familiales ont pris un peu de recul il y a quelques années avec l'émergence des mini-fourgonnettes, mais les temps changent. Les jeunes familles d'aujourd'hui voient les mini-fourgonnettes comme des véhicules de baby-boomers. En outre, elles veulent plus qu'un simple moyen de transport. Elles recherchent le style, la performance et, pour un grand nombre, la traction intégrale.

À l'extérieur, la Forester 2.5 XT est bien pensée. Son design de familiale est rehaussé par des éléments qui lui confèrent une allure sportive. Les pare-chocs et moulures latérales de couleur assortie à la carrosserie accentuent son élégance; idem pour les superbes roues en alliage d'aluminium de 17 pouces. N'oublions pas l'écope sur le capot, directement inspirée de la WRX et évocatrice de performance.

À l'intérieur de la Forester 2.5 XT, la première chose qu'on remarque est l'espace. Avec son toit élevé, le véhicule est beaucoup plus spacieux qu'il n'en donne l'air. La hauteur accrue est pratique, surtout à l'arrière; en effet, l'aire de chargement est plus volumineuse que celle de plusieurs compétiteurs.

Mon modèle d'essai était muni de série de sièges en cuir. Je me suis déjà assis dans une Forester de base avec sièges en tissu, mais je ne la prendrais pas pour cette seule raison. Le cuir de la version 2.5 XT semble être de bonne qualité et il élève le véhicule d'un rang ou deux vers la sphère du luxe d'entrée de gamme.

«La sécurité de série», voilà le mot d'ordre de Subaru depuis quelques années. Ainsi, en plus des bénéfices de la traction intégrale, la Forester 2.5 XT offre un éventail impressionnant de dispositifs de sécurité.

Sur la route, cette Subaru fait mordre la poussière à ses rivales. L'expertise du constructeur dans les véhicules à traction intégrale et les bolides de rallye est indéniable et fait l'envie de beaucoup de monde. Jetez simplement un coup d'oeil à la célèbre Impreza WRX STi, dont le moteur «boxer» (cylindres à plat) génère pas moins de 293 chevaux.

Les propriétés de conduite de la Forester 2.5 XT sont quasi parfaites. La suspension absorbe en douceur les bosses et les nids-de-poule tout en étant assez ferme pour nous permettre d'exploiter au maximum la puissance du moteur. D'autre part, la traction intégrale dite «symétrique» fonctionne de manière impeccable. Elle assure une stabilité et une maîtrise hors pair.

En somme, ce véhicule est idéal pour les tâches de la vie quotidienne. Normalement, ma voiture de rêve serait une Bentley ou quelque chose du genre, mais je n'aurais aucun problème à conduire la Forester à tous les jours, car elle répondrait à tous mes besoins.

Subaru Forester 2.5XS 2007

Subaru Forester 2.5XS 2007 - Or, dans la liste des modèles Subaru qui font couler l'adrénaline, le Forester n'apparaît nulle part... à moins que la visibilité ou la capacité de chargement vous excite. Mais il ne faut pas oublier qu'il existe une super version appelée 2.5XT dont le moteur turbocompressé de 224 chevaux hurle comme un animal sauvage qui traque une proie.

Pour les fins de cet essai routier, j'ai cependant dû me contenter de la version intermédiaire 2.5XS, positionnée entre la 2.5X de base et ladite 2.5XT. Excepté cette dernière, toutes les versions du Forester emploient la même motorisation. Ceci étant dit, la 2.5XS offre des équipements additionnels intéressants avec lesquels on peut s'amuser. En bout de ligne, la question demeure: l'excitation est-elle au rendez-vous?

La bête qui anime le Forester 2.5XS développe 173 chevaux à 6000 tr/min et 166 livres-pied de couple à 4400 tr/min. Mis à l'épreuve en milieu urbain, le véhicule s'est avéré performant; ce n'est pas un maniaque de vitesse, mais il s'acquitte bien de ses tâches. Son temps d'accélération de 0 à 100 km/h se situe à environ 9,5 secondes.

Là où j'ai décelé une faiblesse, c'est quand venait le temps d'accéder aux autoroutes. Certains ne le réalisent peut-être pas, mais la pédale d'accélérateur est presque aussi utile que la pédale de frein lorsqu'il faut éviter et contourner des obstacles potentiellement dangereux sur la route. Imaginez ce scénario: vous voulez quitter la bretelle pour entrer sur l'autoroute, mais une semi-remorque se trouve dans la voie de droite et le conducteur ne semble pas vouloir vous faire de place. Avec un bon véhicule, vous n'auriez qu'à enfoncer l'accélérateur et passer au devant du camion.

Comme tous les membres de la famille Subaru, le Forester bénéficie de la traction intégrale permanente. Son système maintient une répartition du couple constante de 50/50 grâce à un différentiel central autobloquant. Bref, en tout temps, toute circonstance, les roues avant et arrière sont équitablement entraînées. Le résultat est une conduite prévisible et un léger effet de sous-virage.

Vous arrivez trop vite dans une courbe? Pas de problème! Grâce à la répartition 50/50 du couple, les quatre roues ont tendance à glisser en même temps, ce qui rend le Forester plus facile à maîtriser. Le train arrière ne se dérobe pas et le train avant n'a pas la propension de plonger.

En outre, le bas centre de gravité que favorise le moteur avec cylindres à plat ainsi que l'amortissement efficace de la suspension entièrement indépendante aident le véhicule à demeurer relativement stable et au niveau dans les virages. Contrairement à plusieurs utilitaires sur le marché, le Forester se démarque avantageusement par sa grande tenue de route.

J'ai aussi été extrêmement ravi par la qualité des tissus et des matériaux dans l'habitacle; ils ont l'air résistants et prêts à encaisser des coups à répétition. De plus, tout est disposé logiquement et on retrouve de nombreux compartiments de rangement ici et là.

La position de conduite est très haute, ce qui confère au conducteur une vue dominante de la route. L'excellente visibilité est accentuée par l'imposante surface vitrée du Forester. Un toit ouvrant vitré à double panneau est également disponible en option pour accroître encore plus le caractère aéré de l'habitacle.

Subaru Tribeca 2008

Subaru Tribeca 2008 - Face aux critiques sur l'esthétique de leur première version, les dirigeants de Subaru ont apporté des changements quasi radicaux à l'allure extérieure du Tribeca. Mais en substituant une calandre plutôt terne à la fameuse calandre en forme d'avion, le fabricant a perdu l'aspect distinctif du Tribeca. Du premier coup d'oeil, on a plus l'impression de voir une Chrysler Pacifica car le Tribeca donne l'impression d'un gros utilitaire. On passe donc d'un véhicule frappant à un véhicule qui se fond davantage dans la masse des utilitaires. Des retouches auraient peut-être suffi à rallier tout le monde.

Quelle que soit la version, le Tribeca offre une bonne polyvalence de chargement. On peut rabattre aisément le dossier des sièges des rangées arrière et profiter d'un plancher plat pour y loger du matériel de tout acabit. C'est d'ailleurs l'une des raisons principales de la popularité des utilitaires sport. L'accès à la troisième rangée a été nettement amélioré : il sera plus facile pour de jeunes enfants d'y accéder puisque la deuxième rangée se déplace maintenant sur des glissières. Et comme le signalait Daniel : « Tous ces petits coffrets et ces espaces de rangement, c'est génial. »

On a agrandi la surface des glaces arrière, posé des rétroviseurs de dimensions plus imposantes et, forcément, plus utiles. La visibilité s'est améliorée grâce au nouveau capot plongeant. Il est déjà difficile de manoeuvrer des utilitaires en circulation urbaine et dans les stationnements des centres commerciaux. Il faut compter sur une visibilité maximale. Subaru a fait un effort à ce chapitre. Mais, je souligne particulièrement l'efficacité de la caméra de recul sur la version Premier. Elle est très bien située; il est facile de se retrouver à l'écran. Elle facilite la tâche du conducteur dans les manoeuvres de stationnement.

Peu importe que ce soit du côté des sièges ou de la suspension, vous remarquerez que le constructeur a apporté une attention spéciale au confort des passagers. Nos belles routes du Québec demandent des suspensions bien calibrées, et le Tribeca en possède une qui rend les déplacements confortables, mais également très sûrs. Il n'est pas toujours possible de bien marier ces deux qualités. Subaru a bien réussi avec le Tribeca 2008. À titre d'exemple, je me suis fait prendre dans un virage serré. Ma vitesse n'était pas élevée, mais le virage était très prononcé, en forme d'épingle. Je m'en suis très bien sorti sans toucher les freins pour ne pas déséquilibrer le Tribeca. Son secret : une bonne suspension et sa transmission intégrale symétrique.

Les ingénieurs de Subaru ont su écouter la critique : la boîte de vitesses à 5 rapports de série est mieux programmée. Elle répond mieux aux sollicitations du moteur boxer qui, lui, a gagné quelques chevaux et du couple. L'ensemble convient mieux au véhicule, sans en faire un sportif. Les accélérations sont franches, mais ce sont les dépassements qui ont gagné en vélocité : on retranche plus d'une seconde et demie de 80 à 120 km/h; en utilisant le troisième rapport, on obtient 7,1 secondes. La consommation de carburant s'est améliorée, d'autant plus qu'on utilise maintenant de l'essence régulière.

Subaru Outback 2008

Subaru Outback 2008 - L'Outback offre les mêmes motorisations que la Legacy, à commencer par un moteur atmosphérique à quatre cylindres à plat de 2,5 litres (170 ch., 170 lb-pi de couple) et sa variante turbocompressée (243 ch., 241 lb-pi). Il y a aussi un moteur atmosphérique à six cylindres à plat de 3,0 litres qui génère 245 chevaux et un couple de 215 lb-pi.

L'Outback s'accompagne par ailleurs d'un choix de trois transmissions: une manuelle à cinq rapports (versions 2.5i et 2.5XT), une automatique à quatre rapports (2.5i) et une toute nouvelle automatique à cinq rapports (2.5XT et 3.0R).

Les Outback 2.5XT et 3.0R exploitent dorénavant le système SI-DRIVE de Subaru, lancé l'année dernière avec la Legacy Spec.B. Ce système de gestion du moteur permet au conducteur de choisir parmi trois modes de conduite différents, ce qui a pour effet d'altérer le calage variable des soupapes, la commande des gaz électronique et, le cas échéant, la réponse du turbocompresseur.

Vue de loin, les Subaru Legacy et Outback se ressemblent beaucoup. Mais avec le lifting de 2008, leurs différences ont été accentuées. La seconde arbore un pare-chocs avant plus compact et fermé ainsi que des phares et un capot spécifiques.

Par-dessus tout, on remarque l'écart entre les deux gardes au sol. Celle de l'Outback est de 213 ou 221 mm et celle de la Legacy, de 150 ou 160 mm. Cette caractéristique fait de l'Outback une voiture à potentiel tout-terrain et une alternative intéressante à la plupart des véhicules multisegments.

L'une des routes que j'ai empruntées était un petit chemin de ferme jonché de trous et de racines. Une familiale ordinaire ne se serait jamais risquée, mais l'Outback, elle, n'a eu aucun problème. C'était comme si elle roulait sur l'autoroute.

Il n'y a pas si longtemps, la plus grande lacune de Subaru était le design intérieur: trop de plastique, trop de noir. Mais depuis quelques années, on note une franche amélioration.

Cette tendance se poursuit avec la nouvelle Outback, qui a été influencée par le Tribeca. Le volant est d'apparence plus sportive et il comprend désormais des boutons pour la radio et le régulateur de vitesse. Le tableau de bord, lui, a été redessiné de manière à paraître plus branché et plus cohérent.

Bien sûr, la plupart des acheteurs potentiels de l'Outback s'intéressent au côté pratique. Dans cette optique, ils apprécieront la banquette arrière rabattable 60/40, les 1851 litres d'espace de chargement ainsi que les longerons de toit optionnels. Ceux qui désirent un peu plus de luxe opteront pour la version 3.0R avec groupe Optimum, qui inclut un système de navigation, un toit ouvrant électrique et des sièges en cuir.

Subaru Legacy 2008

Subaru Legacy 2008 - Le moteur de base développe maintenant 170 chevaux. En raison des phares remodelés et du capot plus incliné, la Legacy n'a plus l'air d'être la soeur jumelle de l'Outback, quoique les airs de famille sont encore très forts. Alors que certains journalistes trouvent que le design de ces deux Subaru manque de personnalité, il n'en demeure pas moins épuré et efficace -- encore plus avec les nouveaux ajouts.

On retrouve aussi au menu une variante turbocompressée de ce moteur (versions GT et GT Spec.B) qui produit toujours 243 chevaux et 241 lb-pi de couple. En outre, toutes les versions GT exploitent le système SI-DRIVE. C'est d'ailleurs la spec.B qui l'avait lancé en 2006. Ce système de gestion du moteur permet au conducteur de choisir parmi trois modes de conduite différents. Ceux-ci visent à optimiser tantôt l'économie d'essence, tantôt la maniabilité, tantôt la performance explosive. Le bouton sur la console centrale est maintenant assorti d'un autre bouton sur le volant, ce qui est une bonne idée. Étrangement, par contre, il passe d'un extrême à l'autre, oubliant complètement le mode intermédiaire.

La transmission se caractérise également par des relâchements de l'accélérateur lors des rétrogradations, ce qui accentue les sensations sportives de la conduite. Lors de ma séance d'essai, les changements de rapport étaient extrêmement rapides et fluides. Les palettes au volant m'ont paru un peu lourdes comparées à ce qui se fait ailleurs dans l'industrie, mais je parie que cette impression disparaîtrait avec le temps.

Une des forces de la Legacy a toujours été sa tenue de route sur les surfaces accidentées et glissantes. Rien n'est plus vrai avec le modèle 2008, qui bénéficie par surcroît d'une nouvelle géométrie de suspension et d'autres améliorations techniques visant à optimiser la maniabilité et les transferts de poids sur les routes endommagées. Ajoutez à cela la fabuleuse traction intégrale symétrique à prise constante de Subaru et vous obtenez la recette pour une adhérence supérieure en toutes circonstances.

En roulant sur les routes pavées et les chemins de gravier qui entourent Collingwood, j'ai pu apprécier au plus haut point l'impeccable tenue de route de la Legacy. Dès que j'entrais dans un virage glissant avec trop de vitesse, les quatre roues dérapaient en même temps dans un mouvement prévisible. Je pouvais donc réagir rapidement et regagner facilement la maîtrise de la voiture en relâchant l'accélérateur ou en appliquant les freins.

S'inspirant du merveilleux habitacle du Subaru Tribeca, l'intérieur de la nouvelle Legacy comprend un tableau de bord et un volant redessinés ainsi que de nouvelles garnitures. D'allure plus sportive, le volant incorpore désormais des boutons pour le régulateur de vitesse et la radio, en plus d'être inclinable et télescopique. Et ai-je mentionné qu'il y avait des palettes de changement de vitesse intégrées?

Dans son ensemble, l'habitacle reflète le raffinement continu dont font preuve les modèles Subaru depuis quelques années. Bien que je ne sois pas un grand partisan des garnitures en simili-bois, celles dans la nouvelle Legacy paraissent bien. Mon modèle d'essai souffrait de quelques défauts de finition, mais il s'agissait d'un exemplaire de pré-production.

Subaru Legacy 2.5GT Familiale 2008

Subaru Legacy 2.5GT Familiale 2008 - Des changements subtils à la calandre, aux phares et aux feux arrière : voilà ce qu'un observateur sérieux y découvrira. L'habitacle de la GT profite d'un agencement de garnitures en bois de châtaignier dans les portières et le tableau de bord. L'instrumentation demeure la même, mais on a droit à une information plus variée. Au moyen d'une palette placée en bas, du côté gauche du volant, on peut faire dérouler les données pour obtenir l'information désirée. Le conducteur profite d'un volant réglable et télescopique, ce qui devrait permettre à plusieurs gabarits de trouver une meilleure position de conduite. Par contre, j'ai trouvé la prise du volant trop grosse pour mon confort personnel. Cela résulte peut-être des commandes audio et du régulateur de vitesse placé sur le volant gainé de cuir.

La sellerie de cuir est de série sur la GT ainsi que le réglage électrique des sièges du conducteur et du passager. On a déplacé la commande des sièges chauffants un peu trop loin vers l'arrière de la console. Les sièges offrent un bon soutien dorsal et latéral. À l'arrière, la banquette, divisible 60/40, accueille au besoin deux adultes et un jeune enfant et offre un bon dégagement pour les jambes. Chacun profite d'une ceinture avec baudrier.

Les ingénieurs de Subaru ont voulu donner à leur boîte de vitesses automatique un petit quelque chose pour attirer les sportifs : le système I-Drive. À l'aide d'une roulette de contrôle placée dans la console centrale, on peut commander le niveau de performances désiré : soit I pour intelligent, S pour sport et S# pour super sport.

À l'usage, le mode I est suffisant car la programmation de la boîte est très bien modulée. J'ai tenté des essais de performances avec les trois niveaux pour en arriver à si peu de différences. J'ai noté, grâce à la palette à droite sous le volant, qu'on pouvait passer directement en mode S#. Pour dépasser, c'est l'idéal car le passage des rapports est plus rapide et plus efficace. Autrement, le mode I travaille intelligemment et s'ajuste à votre conduite. Les petits nerveux trouveront les modes sport et sport# utiles, car ils auront l'impression que la voiture roule plus vite. De fait, le mode I donne l'impression que la voiture piétine sur place : non, elle ne fait que mieux gérer la consommation de carburant.

Vous pouvez passer les rapports de trois façons : primo, vous laissez la boîte faire le travail sur le mode D; secundo, vous passez les rapports au moyen du sélecteur de la boîte ou, tertio, vous utilisez les leviers de sélection logés sur la colonne de direction. J'ai aimé les leviers pour rétrograder. Mais le passage graduel se fait aussi rapidement avec le sélecteur. Question de goût.

La Legacy familiale offre beaucoup, tant au chapitre de l'espace que de la sécurité active que procure sa transmission intégrale; et quand on opte pour la version GT, on s'offre une intermédiaire à caractère sportif solide sur la route, peu importe les conditions routières, et ça vaut de l'or et la tranquillité d'esprit.

dimanche, juillet 15, 2007

Subaru Forester

Subaru Forester - Croisement entre un break et un classique engin tout-terrain, ici plus proche du premier. A défaut de singer le look des vrais 4x4 comme ses congénères, son air de break surélevé -pas très seyant mais cela s'améliore un peu au fil des restylages et du renouvellement du modèle de 2002 (ou gros remaniement) - lui permet d'afficher un poids et des valeurs aérodynamiques souvent moins défavorables que ses concurrents.

La transmission intégrale vraiment permanente (avec différentiel central et viscocoupleur) ne change pas, avec une répartition égale entre les deux trains en temps normal. La motricité reste exemplaire. Les nouvelles jantes, de 16 pouces en 235/60 au lieu de 15' pour le 2.0 et de 17 pouces en 215/55 en remplacement des 16' pour le 2.5 XT, la confortent encore.

Par plusieurs petites modifications apportées au châssis (maintien de caisse, rigidité), le Forester mouture 2006 peaufine encore le plaisir de conduite. Et la sécurité si besoin était ( comportement neutre et toujours facilement prévisible) pour la version turbo, en adoptant un contrôle électronique de stabilité VDC (l’ESP façon Subaru) au fonctionnement discrètement efficace. Unique bémol, la version atmosphérique s’en tient toujours à de simples tambours à l’arrière. Le freinage et l’ABS sont néanmoins au-dessus de toutes critiques. Le restylage touche à l’extérieur toute la face avant (boucliers, optiques et calandre), les rétroviseurs avec clignotants à LED et la couleur d’entourage des vitres sur les flancs, la suppression du bandeau noir entre lunette et plaque minéralogique à l’arrière.

L’équipement s’enrichit de projecteurs HiD sur le 2.5 XT, d’un système audio à 7 HP avec commandes au volant sur le 2.5 XT (option sur 2.0 X), de lave-phares escamotables.

Pas possibilité de replier le dossier du siège avant passager afin de charger des objets longs, mais bonne modularité de la banquette. Capacité de chargement dans la bonne moyenne, proche de celle du X-Trail en deux comme en 5 places. Avec une vraie roue de secours sous le plancher de coffre. Ajoutons à cela une capacité de remorquage de 2 tonnes avec le moteur le plus puissant (supérieure aux Lexus RX 300 ou 400h !) et de 1,5 tonnes avec le 2 litres atmosphérique.

La distribution peaufinée et un travail sur la réduction des hydrocarbures non brûlés a également permis de franchir les normes de pollution Euro IV. Pas de changement du couple maxi, qui culmine toujours à 320 Nm à 3 600 tr/mn, et toujours une belle souplesse à bas régime. Sans atteindre les ressources d’un Diesel de cylindrée équivalente, le gros 4 pattes suralimenté offre plus de ressources que bien des V6 à essence de 3 litres et plus. Temps de réponse du turbo imperceptible, bruit feutré caractéristique du boxer, et performances à faire pâlir nombre de coupés sportifs sont au programme. Pas trop en vitesse maxi en raison de l’aérodynamique moyenne (217 km/h et plus de 230 relevé au compteur sur autoroute italienne), mais des accélérations foudroyantes en boîte mécanique avec 6,0 sec annoncés sur le 0 à 100 km (7,8 sec. réalisés sur route ouverte par nos soins, et 27 secondes sur le 1 000 m D.A., temps certainement améliorables sur notre piste d’essai habituelle).

Même un X3 3.0i de 231 ch reste derrière, notamment en reprises, sans se montrer plus sobre. Le Forester 2.5 XT dispose d’une bonne boîte mécanique à 5 rapports qui gagne un premier rapport à synchro double cône. Elle conserve exactement les rapports de pont (démultiplication finale) et de boîte (étagement) des anciens 177 et 210 ch (à quand une boîte 6 ?). Le 2.5 XT offre désormais l’alternative d’une boîte automatique à 4 rapports. Cette dernière n’est pas tout à fait obsolète, mais sa gestion de passage fait preuve de peu d’intelligence en mode auto malgré un tout nouveau module de commande, défaut partiellement gommé par l’adoption d’une commande séquentielle Sportshift.

Le petit Boxer gagne des culasses à double arbre et l’admission variable à l’admission qui font passer la puissance de 125 à 158 ch et le couple de 184 à 186 Nm à un régime légèrement inférieur. La mollesse du 4 à plat reste présente et pour trouver les 33 chevaux supplémentaires, il faut vraiment grimper dans les tours, le régime de puissance maxi culminant 800 tr/mn plus haut, à 6 400 tours. Le gain se retrouve en vitesse maxi et en accélérations (197 km/h annoncés et 9,7 sec sur le 0 à 100 km). Au demeurant, l’agrément de la mécanique n’engendre pas de sérieuses réserves. La consommation reste critique avec une moyenne qui descendra rarement sous les 10 litres en conduite un tant soit peu dynamique auquel le superbe châssis incite.

lundi, mai 21, 2007

Subaru Baja 2003


Cam Québec - Si vous pensiez qu’attirer les regards n’était réservé qu’aux rutilantes voitures sport, détrompez-vous, le Subaru Baja est loin de passer inaperçu. Comme son look est tout à fait hors du commun et que ses formes se démarquent de ce qu’on a l’habitude de voir sur nos routes, ce véhicule suscite bien de l’intérêt. Puis dans les conditions difficiles, il fait l’envie de tous. Original n'est pas le mot pour décrire ce véhicule, on parle plutôt ici de révolution.

Autant sur les départs qu’à plus haute vitesse, le comportement de la voiture était tout à fait sans reproches. Et si l’on continu dans la veine des conditions difficiles, la suspension réagit avec souplesse sur une chaussée cahoteuse, sans trop atténuer le confort habituel. On pourrait y passer la nuit sans problèmes.

Bien que le Baja n’était pas destiné à offrir des performances enivrantes, je croyais tout de même que le moteur de 165 chevaux m’en donnerait un peu plus. D’un autre côté, on ne doit pas oublier que l’on parle d’un véhicule muni d’une traction intégrale avec tous les rouages supplémentaires que cela entraîne. Voilà probablement une des raisons pour lequel on parle d’un poids frôlant les 1600 kilos. Cet aspect influence également la consommation d’essence et me pousse à remettre en doute les 8.6 litres/100km avancé par le manufacturier. On mettra souvent la main dans notre poche pour alimenter ce gourmand.

L’idée du El Camino des temps modernes reste très intéressante mais avant de faire l’achat de ce véhicule, je vous suggérerais de bien évaluer l’utilisation que vous en ferez. Le coffre arrière peut loger bon nombre de chose, comme de l’équipement de plein air, des vélos ou autres articles du genre, mais n’offre tout de même pas la facilité d’accès d’un coffre à bagage ordinaire. Par exemple, si vous voulez y insérer vos emplettes rapidement, sachez que vous devrez défaire la toile qui recouvre le coffre et s’assurer de bien la replacer avant de reprendre la route. La route ressemble aux terrains de jeux de mon enfance quand je m'y retrouve.

La Baja ne s’adresse certainement pas à monsieur tout le monde et son prix de départ de 35 595$ en témoigne. Cependant, ceux qui seront prêt à débourser cette somme et qui se laisseront charmer autant par ses particularités qu’un essai routier, ne seront certainement pas déçu de leur achat. Subaru est une marque bien établie qui a su au fil des années, gagner la confiance des consommateurs nord-américains. Mot de la fin : Original !

Subaru Legacy GT 2003


Cam Québec - Si vous voyez encore les Subaru comme des voitures ternes et peu performantes, vous vous trompez. Vous avez encore l’image des Subaru Loyale du début des années 90 et depuis ce temps, la compagnie japonaise a mis beaucoup d’efforts afin de redorer son blason et de construire des automobiles dignes du pays du soleil levant. Les Japonais savent bien comment faire taire leurs dénigreurs, c'est là une de leur qualité méconnue.

Sobre mais pas terne

Comme partout ailleurs, la première chose que l’on remarque, c’est ce que l’on voit. Depuis quelques années, Subaru a, de beaucoup, amélioré le look de ses modèles. Au niveau de la gamme, la Outback a donnée à la Legacy une saveur de chasseur de brousse, la Impreza s’est musclée et clonée pour maintenant accueillir la WRX. Dans la dernière décennie, Subaru a aussi introduit le Forester, croisement entre un VUS et une voiture ainsi que le Baja qui lui est un croisement entre une voiture et une camionnette. Cette année encore, de petits changements ont été apportés à la Legacy (pare-chocs et calandre) afin d’améliorer son aspect visuel, son look, qui d’après moi, n’est pas mal du tout. Afin d’en ajouter un peu plus, la quatre portes possède en équipement de série, un toit ouvrant électrique, des phares antibrouillards ainsi que des jantes en aluminium de 16 pouces. Une allure sport pour une voiture de pépère, pas pire quand même !

Elles devraient par contre, selon moi, subir une cure de rajeunissement, car la plupart des autres manufacturiers offrent des habitacles plus attirants. Les tissus et matériaux utilisés font en sorte que ça n’ait pas l’air bon marché. La finition et l’espace intérieur sont bons et les rangements sont en nombre suffisant à l’avant mais totalement absent à l’arrière sauf pour un porte gobelets. Quelques options intéressantes : les miroirs chauffants, indicateur de température extérieur et un dégivreur pour les essuie-glaces…très pratique lors de nos hivers québécois.

Le confort intérieur est respectable mais on aurait pu faire mieux. Les sièges dans l’ensemble offrent un bon niveau de confort. Les sièges avant offre un bon support lombaire, et celui-ci est ajustable du côté du conducteur. Par contre, j’ai trouvé que le soutien au niveau du fessier souffrait d’une trop grande fermeté donc aurait, peut-être, tendance à vous agacer lors de longs trajets. Tous les occupants, même ceux à l’arrière, ont droit à un appui-tête, qui est un plus en matière de sécurité.

Parlant de sécurité, les coussins gonflables frontaux sont de série. Au niveau du rouage d’entraînement, les freins antiblocage font également partie de l’équipement de base ainsi que le très bon système de traction intégrale qui caractérise la marque depuis plusieurs années déjà.

Comportement routier et motorisation

Bien que le chiffre de puissance et le couple de 166 lb-pi @ 4000 sont bons, on ne peut pas dire que c’est une bombe. Les 1500 kilogrammes sont déplacés en 9,3 secondes sur le 0-100 km/h et j’ai obtenu un temps de 17,5 secondes sur le 0-400 mètres.

Malgré le léger manque de puissance le moteur s’acquitte, en général, très bien des différentes tâches qui lui sont confiées. En plus, de par sa configuration, il donne à la voiture un centre de gravité bas ce qui atténue le roulis et tangage que la suspension molle procure.

Le ratio poids/puissance est bon et comparable à bien d’autres modèles dans le segment des intermédiaires, mais la 2.5 GT est plus lente d’environ 1 seconde sur le test du 0-100 km/h. Un calibrage pourrait également diminuer les tours/min. du moteur à vitesse d’autoroute qui sont quelques peu supérieurs à la moyenne. Malgré cela, la consommation d’essence est quand même dans la moyenne. J’ai obtenu un raisonnable 8,2 litres/100 km lors d’une balade d’environ 500 kilomètres sur voies rapides.

Lorsque le bras de transmission est enclenché dans ce mode, les vitesses ne sont pas changées automatiquement par l’ordinateur lorsque vous atteignez la limite. Elle attend patiemment que le conducteur change le rapport par lui-même et ainsi mettre fin à la torture. Sans être une option, la nouvelle technologie de répartition du couple (VTD) est présente depuis cette année dans la 2.5 GT.

Les gens de chez Subaru ont compris depuis longtemps quels sont les ingrédients d’une recette gagnante. Ils ont tout d’abord peaufiné leur système de traction intégrale pour en faire l’un des plus efficace disponible sur le marché, ont créé des zones de déformation pour la protection des occupants et une multitude de technologie mettant l’accent sur la sécurité afin d’offrir une voiture des plus sécuritaire. Cette Subaru Legacy 2.5 GT est représentative de la marque nippone, c’est-à-dire qu’elle intègre des éléments comme le moteur boxer et des suspensions sophistiquées à grand débattement qui équipent plusieurs modèles, et ce, depuis un bon nombre d’années.

Subaru Impreza WRX 2004


Cam Québec - Le renommé et respecté Dr. Jeckyll prend une potion et se transforme en l’infâme Mr. Hyde. Sa théorie : chaque personne possède en soi le bien et disons, le « méchant ». La WRX est la version « méchante » de l’Impreza. En attendant sa version encore plus méchante (la STi: essai prévu pour cet automne), voyons ce que la deuxième personnalité de l’Impreza vous offre après avoir prise de la potion. Le prix de cette potion se situe aux alentours de 10 000$ puisque c’est environ la différence entre le modèle RS et la WRX berline. Un vrai monstre se cache sous le capot de cette voiture.

Quels sont les ingrédients de la potion?

- Les ingrédients principaux sont un turbo associé à un refroidisseur d’air. Ceux-ci sont jumelé à un moteur 4 cylindres de 2 litres de type boxer (les cylindres sont opposés horizontalement). Le moteur produit un impressionnant 227 chevaux @ 6000 tours et 217 lb-pi de couple @ 4000 tours.

- Une suspension sportive indépendante aux quatre roues;
- Un freinage plus puissant;
- Une transmission manuelle à 5 vitesses avec un différentiel autobloquant et une distribution variable du couple;
- Un aileron à l’arrière;
- Et une prise d’air surélevée située sur le capot de la voiture;


Notez la différence entre la recette 2003 et la recette 2004. Pour ce dernier modèle, les phares avant ne sont plus ronds. Subaru a plutôt opté pour un design plus horizontal.

C’est peu perceptible mais si vous y faites attention, vous le sentirez . Enfilez la première, faites monter le régime à 3000 tours et lancez la voiture. La traction intégrale permet un départ sans tache même si l’accélérateur est enfoncé le plus loin possible. Le régime moteur baisse lorsque les quatre pneus mordent le pavé mais il ne tarde pas à remonter. Dès 4000 tours le couple maximal est atteint et c’est à ce moment que la voiture vous montre son côté diabolique. La course s’accélère aussi rapidement avec le 2e rapport qu’avec le premier, à condition de recevoir l’appui du turbo. Le 100 km/h est atteint vers la fin du 2e rapport, c’est maintenant le temps de passer le 3e rapport. Le 400m est atteint avec se rapport et la vitesse maximale y est d’un peu plus de 150 km/h.

La limite est loin, le comportement est prévisible et la voiture reste stable, tant à l’entrée qu’à la sortie du virage. C’est à vous de garder les gaz (pas nécessairement le plein régime) afin que la traction intégrale fasse la majeur partie du travail. La suspension fera le reste.

Mise en garde

- L’embrayage est délicat et il faut le doser pour ne pas faire « cogner » le différentiel.

- Le troisième rapport n’est pas instinctif et il faut le guider jusqu’à destination.

- Le comportement de la voiture vous surprendra si le pilote ne donne pas de puissance aux roues. La voiture n’aura pas la même adhérence et vous devrez corriger passablement pour obtenir un résultat qui sera de toute évidence moins bien réussi.

- Le moteur est sans vie sous 2750 tours, il est respire entre 2750 et 4000 tours. Puis sous l’effet du turbo, il est ahurissant passé les 4000 tours. Alors vous êtes averti. La WRX offre des performances hors du commun mais à condition de garder le régime moteur toujours là où le turbo livre la marchandise. On a du mal à le croire.


- Le moteur monte en régime si facilement après 4000 tours/min. qu’il a tôt fait d’atteindre son régime maximal. Alors attention pour ceux qui passent les vitesses en se fiant au son, le régime en première monte si facilement que le son ne trahi pas l’effort qu’il met à la tâche. Il est facile de se faire prendre au début et en passant la 2e trop tard.

- Côté direction, la traction intégrale fournie une rétroaction au volant qui nécessite un certain temps avant d’être tout à fait à l’aise.

Par contre, pour un prix avoisinant les 36 000$, vous héritez d’une machine très performante à condition d’avoir lu la mise en garde. Je crois que ce véhicule ne s’adresse pas au conducteur moyen mais plutôt à l’enthousiaste. En ayant ceci en tête, je crois que Subaru offre une voiture qui nécessite un certain apprentissage mais une fois l’adaptation terminée, les performances sont aux rendez-vous.

Subaru Forester XT 2004


Cam Québec - Cette nouvelle version XT pour 2004 apporte un peu plus de punch à la déjà existante Forester. Depuis son introduction il y a quelques années, la Forester était munie du moteur boxer 4 cylindres de 2.5 litres développant 165 chevaux, et disons que ce n’était pas le point fort de cette voiture. Subaru souhaite que l’ajout de la version XT, c’est-à-dire une version turbo du même moteur 2.5 litres, éliminera le principal point faible de ce petit VUS. Le turbo fait toute la différence ici.

La Forester impressionne encore et toujours par ses compétences hors routes. Même si son format est moins imposant que d’autres VUS, et qu’elle ressemble beaucoup plus à une voiture qu’à un 4x4, la Forester possède une garde au sol impressionnante, et la renommée de son système de quatre roues motrices n’est plus à faire. De plus, le côté pratique est tout aussi présent avec un coffre aux dimensions étonnantes, et des espaces de rangements ici et là. Le toit de notre modèle XT est muni de supports amovibles sur rail facile à utiliser, idéal pour transporter votre canoë ou kayak. Avis à tous les amateurs de randonnés ou de sports !

À défaut d’innover, le tableau de bord est quand même de bon goût et les divers cadrans sont faciles à consulter. Par contre, quelques points négatifs sont toujours présents. Le confort de la voiture est bon mais les sièges devraient être ajustables électriquement, considérant le prix demandé pour ce modèle (nous y reviendrons un peu plus loin). De plus, les places arrière pourraient quand même offrir plus d’espace, compte tenu de l’aspect familial et pratique de la Forester. Personnellement, le principal irritant comme conducteur est l’absence d’un accoudoir central, élément devenant rapidement inconfortable pour le bras droit. Quelle galère tout de même, avoir une crampe quand l'on conduit.

Autant les reprises et les accélérations du modèle atmosphérique sont plutôt bien ordinaires, celles de la XT sont époustouflantes. Imaginez-vous que ce VUS, qui peut vous amener sans problème à votre camp de pêche, peut aussi franchir le 0-100km/h en 5.8 sec, et le 400m en 14.5 secondes lorsque jumelé à la boîte manuelle! Vive le contrôle.

Celle-ci ne se gêne pas pour nous faire valser en virage, démontrant un roulis des plus effrayants. Je comprend que cette voiture, ou plutôt ce VUS, soit destiné à de la conduite hors route autant qu’urbaine, mais le réglage de cette suspension est vraiment à revoir, surtout compte tenu des prestations de ce modèle XT en accélération. Écoutez cette mélodie revient à ressortir les bons vieux disques d'Elvis.

Il est certain que c’est moins que la plupart des VUS mais quand même plus qu’une voiture compacte ou intermédiaire. De plus, son prix variant de 36 000$ à 38 000$ environ pour la version XT, ne fait pas de cette Subaru la plus abordable sur le marché (par contre, la version atmosphérique du Forester débute aux alentours de 28 000$). La compétition pour les VUS de petits formats tels que le CR-V de Honda, le Jeep Liberty, le Hyundai Sante Fe et plusieurs autres est féroce. Mais considérant le prix du XT, il faut se demander s’il ne rentre pas en compétition avec un véhicule comme le Toyota Highlander. Merveille sur 4 roues.

Il est vrai que le Forester XT se démarque des autres avec sa motorisation. Il crée ainsi un tout nouveau créneau et pour ceux qui aime joindre l’utile à l’agréable, aucun autre véhicule de ce prix ne peut lui arriver à la cheville.

Subaru Outback 2005


Cam Québec - L'année 2005 annonce l'arrivée de la troisième génération de Subaru Outback. C'est un modèle complètement redessiné et repensé qui est offert aux consommateurs. Les modifications apportées se situent à tous les niveaux. L'Outback 2005 renforce ses points forts et améliore plusieurs des points faibles de la génération précédente. Cousi-cousa comme voiture me direz-vous, mais non ! Attendez quand même une petite minute.

L'intérieur : viva la revolución!

Ce n'est pas un hasard si je débute cet article avec ce sujet. C'est à l'intérieur qu'on retrouve les plus gros changements et son aménagement est une réussite. Subaru aura finalement réussi à créer un intérieur vivant, pratique, bien assemblé et confortable. Le concept de la nouvelle planche de bord est dynamique et les matériaux utilisés sont de bonnes qualités, incluant le cuir recouvrant les sièges électriques à huit réglages. Le confort de cette voiture est tout à fait magnifique.

L'espace de chargement est plus que suffisant. De plus, la banquette arrière peut se rabattre et il sera possible d'insérer de gros objets dans la zone cargo à condition qu'ils ne soient pas trop large. Nous avons réussi à introduire deux vélos dans l'aire de chargement après s'y être pris de différentes façons car nous ne voulions pas égratigner le bel intérieur.

Parmis le lot, celui-ci réussit tout de même à se démarquer de ses concurrents. La plupart des voitures sont offertes avec un choix de moteur. C'est le cas de l'Outback puisqu'on peut opter pour un quatre cylindres à plat, la version turbo de ce même quatre cylindres ou un moteur six cylindres à plat. Dans presque tous les cas, le choix de moteur ne change pas la personnalité intrinsèque du véhicule. Mais chacun des modèles essayés m'a paru être un véhicule bien différent du précédent!

Quel soulagement lorsque j'ai pu mettre la main sur le modèle 2.5XT, soit la version turbocompressée! Ce n'est pas que le moteur soit sans vie. C'est plutôt que le poids de 1545 kg de l'Outback est trop imposant pour celui-ci. Les accélérations sont plutôt anémiques et les dépassements se font sur de longues distances. De plus, le surplus de poids ajoute à la consommation d'essence. La consommation moyenne sur autoroute s'est située autour de 9 litres/100km et elle était de 11,5 litres/100km en conduite urbaine.

La puissance et le couple sont tels qu'il faut apprendre à doser l'accélérateur dans les courbes afin d'éviter les dérobades. Pour les plus téméraires, l'inverse est vrai car on peut apprendre à doser l'accélérateur pour effectuer de belles glissades! Les accélérations sont plus que surprenantes pour un tel véhicule. En fait, nous avons enregistré un 0-100 km/h en 5,82 sec et le 400m fut passé en 14,46 sec! L'amateur réalise bien que ces chiffres sont à peu près les mêmes que ceux obtenus avec l'Impreza WRX. La consommation d'essence est assez raisonnable car la moyenne enregistrée a été de 11,5 litres/100 km. Ce qui est, tout juste, un peu plus élevé que les résultats obtenus avec le moteur sans turbocompresseur. Le modèle 2.5XT est disponible à partir de 42 900$.

L'indécis : C'est malheureusement le seul qualificatif que j'ai trouvé pour la version 3.0 de l'Outback. Le mariage entre la transmission automatique à 5 rapports Sportshift et le moteur H6 de 250 chevaux n'est pas encore tout à fait consommé (les cyniques diront qu'ils paraissent déjà comme un vieux couple) car ils ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde. Lors d'un départ arrêté, il se passe quelques secondes avant que le véhicule accélère lorsqu'on appuie fortement sur l'accélérateur.

Par contre, son prix ne laisse personne indifférent car il se situe entre 33 000 et 45 000$. Or, une fois qu'on est prêt à débourser la somme de 45 000$ pour un véhicule, plusieurs options luxueuses sont offertes telle la G35x, la Jaguar X-Type et la Audi A4 Avant ainsi que plusieurs VUS de catégorie moyenne. Je terminerai cet article en vous disant que, des trois modèles essayés, c'est le 2.5XT que j'ai préféré.

Subaru Impreza WRX 2006


Cam Québec - Et bien ce nouveau design devient maintenant l'image de marque de Subaru et la Impreza est la prochaine a subir un traitement esthétique. Pourtant, c'est la 3e fois en cinq ans que cette Impreza subit des changements majeurs. Personnellement, je crois que cette fois-ci, Subaru a enfin trouvé une personnalité à cette excellente voiture. C'est de la dynamite que nous avons sous les mains !

Une WRX plus performante et attrayante

Le véhicule que nous avons essayé est la version sport de la Impreza, soit la WRX. Cette voiture a toujours été populaire de par ses performances, sa traction intégrale, ses quatre portes et surtout un prix tout de même abordable. En plus, pour 2006, elle a enfin un look qui attire l'attention des connaisseurs.

Et bien cette année, la WRX accueille le 2,5 litres qui développe 230 chevaux. Je sais, il s'agit d'un bond de seulement 3 chevaux, mais ce qui est intéressant c'est le couple qui totalise maintenant 235 lb-pi, soit une augmentation de 18 lb-pi disponible et ce, plus tôt. Un peu moins intéressant par contre est la boîte manuelle qui est encore rugueuse et pas vraiment précise.

Et tant qu'à parler d'amélioration, notons que la tenue de route et le comportement routier sont supérieurs à ce que c'était, rendant ainsi la voiture plus sportive et incisive. Sachez que les éléments de suspension de la WRX sont maintenant en aluminium et non en acier comme en 2005.

*Lorsqu'on regarde le prix du véhicule, il est vrai que c'est tout de même assez simpliste dans l'habitacle. Par contre, les ingénieurs de Subaru ont amélioré l'aspect des matériaux et l'habitacle dégage une impression plus positive. Pour ce qui est du reste, l'Impreza est toujours une voiture pratique avec des ses commandes intuitives et quatre portes. Mais n'allez pas croire que la WRX est une voiture intermédiaire… erreur! C'est une compacte et les places arrière nous le rappellent rapidement. Mais au moins, ces places ont l'avantage d'être utilisables. Pour plus de détails sur l'habitacle, consultez notre dernier essai de la WRX. Voir l'autre article à ce sujet.

Je sais que le prix de base de la WRX 2006 peut sembler élevé pour plusieurs. Mais lorsqu'on y pense un peu, pour 35 495$, on obtient une voiture nettement plus jolie qu'auparavant, très performante, pratique, utilisable à l'année longue, et qui peut poursuivre les Nissan 350Z et Mazda RX-8 de ce monde. Un exploit de taille à mon avis! Je crois qu'il s'agit ici de mon prochain achat.

Subaru Tribeca 2006


Cam Québec - Dans l'ère moderne des automobiles, il est de plus en plus difficile pour un manufacturier de se démarquer avec l'impressionnante gamme de véhicules qui s'offre à nous. Le marché des VUS n'échappe certainement pas à ce phénomène et on a parfois l'impression d'avoir tout vu. Avec l'introduction du Tribeca B9, Subaru a amené une touche de distinction en présentant un véhicule qui ne laisse personne indifférent.

Une des premières réactions que j'ai eues après les premiers kilomètres est qu'il se comportait plus comme une fourgonnette qu'un VUS. Les dimensions imposantes du véhicule ont définitivement un impact sur la conduite et en comparaison avec un Murano de Nissan, la conduite est beaucoup moins sportive, voir même neutre. Quand même passable pour une gros véhicule comme celui-ci.

Avantages :

*Exercice de style intérieur et extérieur hors de l'ordinaire;
*Rouage intégral Subaru de haut niveau avec distribution du couple selon les conditions de la route;
*Facile d'accessibilité ;
*Peinture de qualité;
*Qualité des matériaux intérieurs;
*Ergonomie du tableau de bord;
*Option 7 passagers;
*Confort des sièges (2 premières rangées);
*Volume de l'habitacle;
*Impressionnante liste de caractéristiques de sécurité ;


Inconvénients :

*Conduite un peu trop assistée;
*Confort de la troisième banquette;
*Espace de chargement limité avec la troisième banquette en place;
*Prix élevé;
*Fermeté des sièges ;
*La masse du véhicule. Une amélioration de ce côté
*Moteur un peu rugueux et juste, malgré les 250 chevaux;
*Consommation d'essence élevée.


Conclusion

Ce VUS se veut un véhicule tout à fait unique au niveau du style, mais ce n'est pas le cas dans le comportement routier. Il n'est pas le plus agile ou même sportif, en partie à cause de sa motorisation qui manque de couple à bas régime, et aussi sa suspension plutôt molle. Par contre, le confort, le luxe et la sécurité ne peuvent être remis en cause. Donc si vous recherchez de telles caractéristiques et que vous avez les moyens de vous payer un VUS Subaru qui frôle les 55 000 $ lorsque tout équipé, et bien, bonne route à vous. Une méchante beurrée comme dirait ma grand-mère !

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