Chevrolet Cobalt 2007
Chevrolet Cobalt 2007 - Toute de beige vêtue, notre Cobalt n’était, pour être franc, pas à son meilleur esthétiquement. Certes, plusieurs affectionnent ces teintes neutres, sobres et peu salissantes, mais pour le coup d’œil, ce n’est pas nécessairement très attrayant. Néanmoins, cela ne m’empêche nullement d’admettre que cette voiture affiche quelques jolis coups de crayon, qui lui procurent une allure fort homogène. La voiture est élégante et équilibrée, mais a aussi le mérite de se démarquer de la concurrence. Puis, parce qu’elle n’a rien de trop tape-à-l’œil, elle vieillira sans doute très bien. D’ailleurs, il faut admettre que la Cavalier a su plaire de cette façon pendant dix ans, ce qui est tout de même honorable!À bord, il m’a fallu constater qu’un grand exercice de peaufinage avait été effectué sur la Cobalt depuis son introduction en 2005. Alors que les premiers modèles affichaient une qualité d’assemblage et de finition inégale, les modèles de la cuvée 2007 semblent être tricotés beaucoup plus serré. Ainsi, tous les éléments présents à bord étaient bien fixés, ce qui explique sans doute l’absence totale de craquements et bruits de toute sorte.
Dans la Cobalt, il me faut toutefois admettre que certains détails d’aménagement déçoivent. D’abord, on souhaiterait bénéficier d’un peu plus de rangement, d’un levier de vitesse mieux positionné ainsi que d’un accoudoir qu’il ne faut pas obligatoirement relever pour accéder au levier du frein à main. Puis, à l’arrière, il est vrai que les passagers de grande taille ont à composer avec une assise basse et un manque de dégagement pour les jambes. Tous ces défauts s’expliquent par une mauvaise confection de la plate-forme. Celle-ci, par la façon dont elle est découpée, a obligé les concepteurs à composer avec une exploitation difficile de l’espace intérieur. À preuve, les modèles Saturn ION et Chevrolet HHR, qui partagent la même plate-forme, sont aux prises avec le même problème.
La Cobalt LT, qui me semble la version la plus intéressante, propose à prix compétitif un équipement des plus complets. Climatisation, groupe électrique complet, régulateur de vitesse, télédéverrouillage, phares automatiques, ordinateur multifonction et plus encore : notre modèle d’essai était doté d’un télédémarreur, d’un aileron arrière et de quelques autres accessoires, le tout pour une facture légèrement inférieure à la moyenne.
Ici, il est donc clair que le rapport prix/équipement est favorable.La Cobalt n’est cependant pas sans défaut en matière d’équipement, puisque certaines caractéristiques manquent à l’appel. On pourrait bien sûr contester l’absence d’un volant télescopique et d’une jauge à température (ici remplacée par un témoin), mais il est plus décevant de constater l’absence de sacs gonflables latéraux et en rideaux, ainsi que de freins antiblocage, qui ne sont offerts qu’en option à coût astronomique. Chevrolet gagnerait donc à améliorer la sécurité de sa Cobalt qui, doit-on le dire, demeure l’une des automobiles les moins sécuritaires en matière de collision latérale, selon la NHTSA (National Highway Traffic Safety Institute).
Côté consommation, la Cobalt doit malheureusement donner l’avantage à d’autres concurrentes, comme la Civic et la Corolla. En utilisation quotidienne, nous avons obtenu une cote moyenne de 8,86 litres aux 100 kilomètres, alors qu’une Civic comparable a reçu une cote de 7,07 litres aux 100 kilomètres. Bien sûr, ce n’est pas la pire, mais il est clair qu’un groupe motopropulseur plus raffiné (lire système de calage variable des soupapes et ajout d’un cinquième rapport à la boîte automatique) contribuerait à diminuer la consommation.
Très équilibrée, la Cobalt propose sur la route un comportement franchement étonnant. Non, elle n’a pas le dynamisme que peut offrir une Mazda3, mais elle offre un heureux mélange de confort et de fermeté, ce qui n’était assurément pas le cas de sa devancière. Passablement agile, elle affiche un certain roulis en courbe, mais fait preuve de beaucoup d’équilibre. Moi qui avais toujours déploré la présence de cette direction à assistance électrique trop déconnectée de la route, voilà qu’elle m’a pour la première fois satisfait.
Pourquoi, en 2006, 57 280 acheteurs ont-ils opté pour une Cobalt ou une G5/Pursuit (sa jumelle chez Pontiac), au lieu de se tourner vers les nipponnes ou les coréennes? D’abord, il y a la facture. Il est clair qu’avec un prix d’achat compétitif, des modalités de location et de financement ultra avantageuses et des primes du manufacturier, la facture mensuelle est de l
oin inférieure à celle des Civic, Corolla, Mazda3, Sentra et autres. Il y a aussi le réseau de concessionnaires, très développé, qui permet de rejoindre une vaste clientèle, ce qui n’est pas nécessairement le cas des marques concurrentes. Et puis il y a le produit. Car il faut le dire, la Cobalt est une voiture très intéressante, et de bien meilleure qualité que plusieurs semblent être portés à croire.
































