Affichage des articles dont le libellé est Jeep. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jeep. Afficher tous les articles

mercredi, janvier 16, 2008

Jeep Wrangler Unlimited

Jeep Wrangler Unlimited - Comme c'est le cas à chaque refonte, Jeep nous présente un nouveau modèle toujours un peu plus capable, tout en raffinant certains de ses aspects machos. Jeep n'en démord pas : on veut présenter le véhicule le plus capable et, à ce chapitre, on peut difficilement les mettre en doute, surtout après avoir parcouru le sentier du Rubicon au volant de l'un de ces engins. Peu de véhicules auraient pu endurer de tels sévices sans y laisser quelques pièces.

Pour une autre partie de la population, le Wrangler représente un outil de liberté qui permet d'apprécier les plaisirs d'un véhicule polyvalent, cheveux au vent par une belle journée d'été. Eh oui, le Wranger continue de séduire en raison de son toit amovible, alors que l'expérience de la conduite à ciel ouvert peut être poussée à l'extrême si vous décidez de conduire avec le pare-brise abaissé et des demi-portières. En outre, vous pourrez même retirer entièrement les portières, histoire de mettre en valeur vos jolies cuisses.

Profitant de l'arrivée de cette nouvelle génération, le constructeur Jeep aura décidé d'abandonner le moteur quatre cylindres et de n'offrir qu'un V6. Voilà qui n'est pas une mauvaise décision, car le quatre cylindres manquait de puissance, sans offrir de réelles économies de carburant. D'une cylindrée de 3,8 litres, ce nouveau moteur développe une puissance de 202 chevaux à 5 200 tr/min pour un couple de 237 lb-pied à 4 000 tr/min. Voilà qui n'en fait pas le plus puissant des véhicules, mais il faut comprendre que le Wrangler est destiné avant tout à être efficace dans la boue, non pas à battre des records sur un circuit routier.

Le premier constat au volant du Wrangler touche la position de conduite. On a l'impression d'être au volant d'une grosse boîte carrée, notamment en raison d'un pare-brise très peu incliné. Bonjour les angles morts également, surtout au ¾ arrière en présence du toit rigide. Le six cylindres permet une conduite sans véritable désagrément, même si on souhaite avoir un peu plus de puissance parfois, surtout lors de manœuvres de dépassement. Vaut mieux profiter du paysage et des plaisirs du véhicule que d'être pressé d'arriver. De toute manière, si vous sollicitez un peu trop le moteur, sa consommation vous rappellera à l'ordre assez rapidement. En conduite normale, j'ai tout même réussi à obtenir une consommation d'environ 12,0 l/100 km, ce qui n'est pas mauvais pour un engin de ce gabarit. Si vous êtes un vrai amateur de Jeep, vous laisserez de côté la boîte automatique à quatre rapports optionelle pour vous contenter de la boîte manuelle à six rapports. Cette dernière, avec sa longue course, nous rappelle les anciennes camionnettes, mais elle permet de tirer pleinement profit du moteur, tant sur le bitume que dans les sentiers.

Jeep Patriot 2007

Jeep Patriot 2007 - Offert à un prix des plus compétitifs, soit 16 995$, le Jeep Patriot est proposé en version Sport, North et Limited, toutes pouvant être commandées au choix avec deux ou quatre roues motrices, cette dernière option exigeant un supplément de 2 000$. Si la version Sport de base se distingue par un prix attrayant, la version North ajoute selon moi plusieurs équipements intéressants, notamment un climatiseur et des groupes électriques. Au sommet de la gamme, le modèle Limited reçoit en plus des sièges en cuir, une galerie de toit, un régulateur de vitesse et quelques autres équipements le rendant plus luxueux.

Les modèles à quatre roues motrices héritent du système Freedom I, le même qui équipe le Compass et qui pourra répartir jusqu'à 50% du couple aux roues arrière en cas de perte d'adhérence. Une commande située sur la console centrale vous permettra également de verrouiller le différentiel central et de répartir équitablement la puissance en tout temps. Pour ceux qui comptent sortir des sentiers battus, sachez que le Patriot obtient la mention «Trail Rated» lorsqu’il est équipé de l'ensemble hors route. Cela lui confère une garde au sol plus élevée, ainsi que le système 4X4 Freedom II. Ce dernier procure au véhicule des aptitudes hors route supérieures, notamment en raison de son mode gamme basse (low gear).

À l'intérieur, on note une similitude plus marquée avec le modèle Compass. Même si certains panneaux auraient pu profiter d'un traitement plus soigné, il faut avouer que le tout demeure simple et efficace. Quelques secondes à peine suffisent pour localiser et comprendre l'ensemble des commandes. On apprécie également les nombreux espaces de rangement ainsi que certaines fonctionnalités exclusives, notamment un plafonnier qui peut être détaché et utilisé telle une lampe de poche rechargeable.

Les audiophiles apprécieront le système Boston Acoustics optionnel qui, pour un supplément de 455$, ajoute un chargeur six disques capable de lire les MP3 ainsi qu'un panneau articulé dans le hayon intégrant des haut-parleurs de huit pouces. Grâce à ce panneau articulé, vous pourrez orienter vos haut-parleurs vers l'extérieur et ainsi transformer votre véhicule en disco-mobile ambulante. Et en passant, la qualité sonore de ce système n'est pas piquée des vers, surtout si vous appréciez la richesse des basses fréquences.

Muni de la boîte CVT, notre véhicule d'essai s'est révélé agréable en conduite normale. L'accélérateur répond promptement et les 172 chevaux suffisent à déplacer le véhicule sans avoir le sentiment de manquer de puissance. C'est lorsque l'on enfonce l'accélérateur que l'on subit les désagréments de la boîte CVT. Telle une motoneige, le moteur rugit jusqu'à ce que l'on relâche l'accélérateur, ce qui n'est pas des plus emballant. Par chance, le couple et la puissance du moteur ne vous forcent pas à utiliser trop souvent le kickdown, ce qui limite les désagréments. Du reste, le Patriot s'est révélé un bon routier, offrant une suspension bien adaptée, ni trop ferme, ni trop molle.

Offert à un prix compétitif, le Patriot propose les avantages des VUS compacts et peut s'avérer, selon le modèle, digne de ses grands frères Jeep si vous deviez sortir des sentiers battus. Du reste, il s'agit principalement d'une question de goût quant à la décision d'opter pour un Compass ou un Patriot puisqu'à la base, ce sont deux produits très similaires.

Jeep Grand Cherokee Diesel

Jeep Grand Cherokee Diesel - Histoire de raviver le produit et d'améliorer sa consommation, DaimlerChrylser nous le propose maintenant avec un nouveau moteur diesel V6 CRD de 3,0 litres. Issu de chez Mercedes-Benz, ce moteur suralimenté développe une puissance de 215 chevaux et développe un couple étonnant de 376 lb-pied, et ce, dès les 1 600 tr/min. Pourquoi un moteur diesel? Simplement parce que cette motorisation apporte une économie de carburant supplémentaire, de l'ordre de 30% dans le cas du Grand Cherokee, selon les gens de Chrysler.

Mercedes a beaucoup fait parler de lui récemment avec ses moteurs diesel intégrant la technologie BLUETEC. Si le Dodge Ram diesel l'incorpore cette année, ce n'est pas le cas du Grand Cherokee. Pourquoi? La technologie BLUETEC constitue un ensemble d'éléments permettant d'atteindre un standard d'émission plus élevé, ce qui n'était pas un élément crucial pour le lancement du Grand Cherokee. Cependant, cette technologie est dans le collimateur pour le Gand Cherokee et il devrait obtenir la certification BLUETEC sous peu.

Pour le Canada, tous les modèles (Laredo, Limited, Overland) peuvent être équipés du moteur diesel. Malgré une facture qui devrait être majorée en moyenne de 3 500$ par rapport au modèle équivalent à essence, il faut compter en bout de ligne un prix un peu plus élevé puisque les modèles équipés du moteur diesel reçoivent de série quelques groupes d'options, notamment le système quatre roues motrices Quadra-Drive II. Fait intéressant, le modèle haut de gamme Overland est celui qui bénéficie de la plus basse majoration puisqu'il offre déjà la majeure partie des éléments nécessaires à la motorisation diesel. Dans son cas, la facture n'est majorée que de 1 725$ lorsque vous optez pour le moteur diesel.

Beaucoup plus doux, ce moteur surprend également par son couple généreux, offert à bas régime. Enfoncez l'accélérateur et en un rien de temps, vous atteindrez la vitesse requise pour dépasser ou pour vous enfiler sur une autoroute. Les quelques kilomètres parcourus n'ont pas permis d'évaluer véritablement la consommation du véhicule. Il faudra attendre un essai complet pour vérifier les chiffres d'économie avancés par Chrysler. Cependant, il faut avouer que le Grand Cherokee diesel demande peu de concessions quant à son utilisation. On est très près de la transparence par rapport à une motorisation à essence.

jeudi, janvier 10, 2008

Jeep Patriot 4x4 Limited 2007

Jeep Patriot 4x4 Limited 2007 - Très citadin, le Compass n’a donc pas séduit tout le monde. Selon DaimlerChrysler, la gent féminine devrait se plaire davantage au volant du Compass, alors que les hommes se tourneront plutôt vers le Patriot. C’est du moins ce qu’aurait démontré une étude de mise en marché, celle-là même qui a dicté au constructeur de commercialiser ces deux modèles. Car au départ, l’idée était de présenter ces deux véhicules au public pour ensuite recevoir du feedback afin de trancher pour l’une ou l’autre des solutions. Mais les avis étaient à ce point partagés que DaimlerChrysler a choisi d’aller de l’avant avec les deux projets.

Plus carré, il s’inspire bien évidemment du défunt Cherokee. En matière de design, on peut d’ailleurs remarquer plusieurs similitudes entre lui et le Commander, lui-même inspiré du Cherokee. Parmi ces ressemblances, notons le pare-brise moins incliné, la partie avant très abrupte et rectangulaire où loge la traditionnelle calandre à sept barres, ainsi que les ailes élargies aux formes trapézoïdales. La ceinture de caisse plus horizontale et les glaces latérales aux formes traditionnelles rejoignent également les traits du légendaire Cherokee, qui aura vécu pendant 17 ans.

Chacune des trois versions du Patriot se distingue facilement. La version Sport qui fait office de modèle de base n’est cependant pas peinte qu’à moitié, comme c’est le cas du Dodge Nitro. Elle affiche une allure monochrome très agréable à l’œil et intègre une foule de détails cosmétiques intéressants comme le porte-bagages, les bas de caisse avec pare-boue intégrés et l’inscription Jeep au sommet de la calandre. Les jantes d’alliage, les glaces teintées et les moulures latérales ne sont toutefois pas proposées. Il faut pour ce faire grimper jusqu’à la version North, unique au marché canadien, laquelle propose certains de ces éléments de série et d’autres en option. Finalement, le modèle Limited reçoit des appliqués argentés aux pare-chocs, des jantes d’alliage de 17 pouces, des phares antibrouillards et un porte-bagages avec rails chromés.

Confortable, le siège du conducteur est réglable verticalement au moyen d’un levier manuel, sauf dans la version Sport. Le cuir de la version Limited ainsi que le tissu antitache optionnel des autres modèles sont agréables au toucher, mais il est toutefois décevant de constater que les versions Sport et North proposent de série une sellerie de vinyle. La position de conduite est parfaite, notamment en raison du levier de vitesse bien intégré à la console centrale.

En optant pour la version North, qui me semble la plus intéressante pour son rapport prix/équipement, on obtient des caractéristiques très intéressantes telles qu’un siège avant droit rabattable à plat, ce qui permet de charger sans problème des planches de 2x4x8. Une lampe de poche amovible qui remplace la lampe cargo est également de série. Bien sûr, nombre de caractéristiques intéressantes comme le système audio Boston Acoustics, la radio satellite Sirius et les sièges chauffants sont offertes contre supplément, mais ces dernières peuvent faire grimper le prix de façon importante.

Pour un rendement plus intéressant, le choix de la boîte manuelle à cinq rapports s’impose. Elle permet de mieux exploiter la puissance tout en augmentant de façon draconienne l’agrément de conduite. L’autre solution: la boîte automatique à variation continue qui peut très bien faire le travail. Cependant, le sentiment de glissement continu qui a pour effet de faire râler inutilement le moteur devient vite agaçant.

Surprise pour le moins étonnante, Jeep nous annonce qu’une version à moteur 2,0 litres de 158 chevaux pourra être commandée sous peu, uniquement en conjonction avec la boîte CVT et le rouage à deux roues motrices. Ce moteur, qui n’a pu être mis à l’essai dans le Patriot mais qui équipe notamment la Dodge Caliber, permettra à l’acheteur voulant économiser davantage de retrancher 1 200$ par rapport à un modèle équipé du 2,4 litres et de la boîte CVT. Il est cependant clair que les performances s’en ressentiront davantage, ce qui risque alors d’être franchement inadéquat.

Comme le Compass, le Patriot hérite du système à quatre roues motrices appelé Freedom I, lequel se traduit par un système permanent qui transfère jusqu’à 50% du couple aux roues arrière, lorsque le besoin se fait sentir. Un mode «Lock» permettant de verrouiller le différentiel central est aussi de série. Pour plus de capacité, Jeep propose toutefois le système Freedom II, malheureusement offert qu’avec la boîte CVT. Ce dernier se démarque par un mode «Low» permettant un meilleur frein moteur et une conduite plus précise en terrain accidenté. Lorsque équipé du Freedom II, le véhicule est surélevé d’un pouce et reçoit également des pneus tout-terrains, des crochets de remorquage, un pneu de secours pleine grandeur et bien sûr, la mention Trail Rated.

Impressionnant lorsque la boue est présente, le Patriot se prête aussi très bien aux mœurs quotidiennes. Son châssis moderne et ses éléments de suspension bien calibrés se font vite remarquer, tant en ligne droite qu’en virage, où le roulis n’est que peu prononcé. Très bien insonorisé, il affiche un confort étonnant que certains de ses rivaux beaucoup plus chers ne peuvent se vanter d’offrir. La direction transmet quant à elle une bonne sensation de la route, mais laisse cependant place à un léger effet de couple sur les versions tractées. Le système 4x4 assure pour sa part une meilleure traction mais réagit aussi très rapidement pour une meilleure maniabilité. Très efficace, il se jumelle en plus à une multitude de caractéristiques de sécurité offertes de série. Notamment, le Patriot est équipé de freins ABS avec assistance au freinage d’urgence, de l’antipatinage et du contrôle de stabilité électronique, ainsi que des rideaux gonflables latéraux.

Jeep Wrangler Unlimited Sahara 2007

Jeep Wrangler Unlimited Sahara 2007 - D’accord, le Wrangler 2007 n’est pas un exemple d’aérodynamisme. Son pare-brise est à peine plus incliné qu’auparavant et sa partie frontale n’a rien de fuyant. Néanmoins, Jeep a choisi de rafraîchir le design du véhicule en augmentant de façon radicale la qualité de finition. L’époque où les points de soudure étaient visibles sur les bas de caisse est bel et bien révolue, et il n’est désormais plus possible de se procurer des phares scellés et des lentilles universelles de remplacement arrière chez RONA ou Canadian Tire. La qualité de peinture n’impressionne pas outre mesure, mais par rapport à ce qu’on nous proposait l’an dernier, c’est du grand art.

Esthétiquement, les designers semblent avoir utilisé quelques feuilles de papier sablé pour arrondir les angles des ailes, du capot et… de tout le reste. En fait, il s’agit d’une toute nouvelle carrosserie, mais la ressemblance est si proche qu’on croirait presque à un timide exercice de peaufinage. On a même conservé les pentures extérieures des portières et les crochets d’ancrage sur le capot, histoire de conserver certains traits caractéristiques du véhicule. En revanche, les pare-chocs n’ont plus l’air de vulgaires poutres d’acier et les glaces plus affleurantes laissent moins de place aux damnés sifflements éoliens.

Aujourd’hui, on nous propose une planche de bord fonctionnelle, au goût du jour, dont la finition est finalement convenable. On conserve bien sûr la poignée de maintien du passager et le groupe d’instruments en relief, mais l’exécution est drôlement supérieure. En fait, les seuls éléments qui nous rappellent dans quel type de véhicule on se trouve sont les panneaux intérieurs qui ne recouvrent pas les portières au complet, ainsi que l’absence de commandes pour le réglage des rétroviseurs. Eh oui, il faut baisser la vitre et s’étirer le bras pour l’ajuster! Et vous devrez demander un coup de main à votre passager pour régler celui de droite.

Côté toit, le Wrangler possède une toile souple repliable dont l’exercice de mise en place est beaucoup plus facile qu’autrefois (mais c’était difficile de faire pire!). En optant pour l’ensemble deux toits, on obtient également un toit rigide amovible, dont plusieurs panneaux peuvent être retirés individuellement. De série, le Wrangler est livré avec des portières traditionnelles, mais il est encore possible de choisir en option ces fameuses demi-portières, que les puristes adorent. Soit dit en passant, sachez que les portières, peu importe lesquelles, sont toujours amovibles, ce qui explique l’absence de rétroviseurs à réglage électrique, même en option.

Chez DaimlerChrysler, on m’a expliqué que le couple généreux du 3,8 litres se prêtait bien au Wrangler, ce qui est tout à fait vrai. En revanche, le manque de souplesse et de puissance fait du Wrangler un véhicule beaucoup moins performant qu’à une certaine époque. Ce que le constructeur ne dit toutefois pas, c’est que les coûts de production de ce vieux V6 sont minimes par rapport à celui du nouveau 4,0 litres. Cela permet à Jeep d’offrir le Wrangler à un prix plus raisonnable, et en ce sens, je ne peux malheureusement être en défaveur de cette décision.

Sur la route, le résultat est correct, sans plus. Le V6 parvient à déplacer la carcasse du Wrangler sans trop de problèmes, mais les dépassements sont parfois laborieux. En fait, ce moteur est agréable à souhait, jusqu’au moment où l’on décide d’appuyer un peu plus fort. À ce moment, le manque de souplesse et le rugissement du V6 nous font comprendre que le Wrangler n’est pas conçu pour enfreindre les limites de vitesse. En revanche, la boîte manuelle à six rapports est un charme à utiliser, parce que précise et bien étagée.

Sur la route, le Jeep est évidemment sensible aux vents latéraux, mais beaucoup plus silencieux qu’auparavant. La nouvelle direction à crémaillère permet une bonne maniabilité, tout en assurant une conduite plus dynamique. En cas de perte d’adhérence, le Wrangler corrige le problème grâce au système ESP (programme de stabilité électrique), offert de série. Ne vous inquiétez pas, il peut être désactivé en tout temps. Les freins à disque aux quatre roues avec antiblocage sont aussi offerts de série.

On le sait, les véhicules à deux portes n’ont plus la cote. Les petits coupés sport ainsi que les VUS à deux portes (rappelez-vous les Cherokee, Explorer et Blazer), qui sont presque tous disparus, témoignent du changement des besoins de la clientèle. Aujourd’hui, c’est la polyvalence qui règne. Jeep l’a compris, et c’est pourquoi le Wrangler nous arrive en version «familiale». À mon avis, il est très clair que le Unlimited sera de loin plus populaire, d’abord parce qu’il est pratique, mais aussi parce qu’il est attrayant et relativement abordable.

Jeep Compass 2007

Jeep Compass 2007 - C'est dans cette optique que nous arrive cette année le Jeep Compass, un VUS compact basé sur une plate-forme de voiture et partageant ses origines avec la Dodge Caliber. Avec le Compass, les dirigeants de chez DaimlerChrysler prétendent rivaliser dans le segment des VUS compacts, un créneau qui gagne toujours en popularité. Cependant, de par sa taille et son comportement, le Compass ne peut se comparer avec certains VUS compacts tels le Toyota RAV4, le Honda CR-V ou le Hyundai Santa Fe, des véhicules devenus plus imposants. On pourrait le situer à mi-chemin entre ces véhicules et certaines petites familiales.

À l'extérieur, le Jeep Compass présente un style réussi, que l'on associe rapidement à la marque. Il reprend plusieurs éléments typiques des modèles Jeep, notamment sa grille avant à sept barres et ses phares ronds. Il faut avouer que le constructeur a réussi à bien adapter ce véhicule et à le rendre fidèle à l'identité Jeep. Seules les ailes trapézoïdales me laissent quelque peu froid. Elles ne semblent pas s'adapter au style de l’ensemble, plus en rondeur. Du reste, le Compass est fort joli.

L'intérieur ressemble un peu plus à celui de la Dodge Caliber. Si la majeure partie des éléments sont dotés d'une bonne ergonomie et d'une finition acceptable, il faut noter quelques panneaux au fini un peu moins intéressant. C’est le cas, notamment, de ceux des portes et des haut-parleurs, qui auraient bénéficié d’un souci du détail accru, tout comme les poignées de porte qui sont revêt le même plastique. Bon point pour le modèle Limited, qui dispose de siège en cuir deux tons. Le tout est assurément accrocheur.

Sur la route, le Compass offre une conduite agréable, plutôt comparable à celle d'une voiture qu'à celle d'un VUS. La position de conduite est haute, ce qui favorise une bonne visibilité. On note aussi très peu d'angles morts en raison des larges parties vitrées. Son moteur montre une bonne puissance, mais on le sent quelque peu sous-motorisé, surtout en présence de la boîte CVT qui semble hésitante à certains moments. La boîte manuelle m’apparaît beaucoup plus adaptée. Elle donne au véhicule une sensation de conduite plus naturelle que la boîte CVT. En revanche, la boîte CVT affiche une consommation de carburant qui est raisonnable pour ce type de véhicule.

Plus urbain, le Compass n'offre pas tout l'ADN des autres Jeep. On veut attirer une nouvelle clientèle dont les besoins ne cadrent pas nécessairement avec le hors route extrême. Une fois cette prémisse établie, il faut avouer que le Compass remplit bien cette mission, au risque de froisser les purs et durs de la marque.

Le Jeep Compass séduit par son style et son prix alléchant. Il est un véhicule agréable à conduire, répondant à la majeure partie des besoins quotidiens. De plus, contrairement à la Dodge Caliber, on peut l'équiper d'une boîte manuelle dans toutes ses livrées.

jeudi, décembre 27, 2007

Jeep Wrangler

Jeep Wrangler - Est-ce que cela signifie que le Wrangler est à déconseiller? Absolument pas, car pour certains, ce véhicule est un mode de vie. Un vrai "gars de Jeep" ne roulera jamais en Toyota ou en Chevrolet, et n'acceptera jamais de ne pas pouvoir composer avec les inégalités de la surface terrestre. Cependant, il faut savoir que l'acheteur qui n'a pas besoin de ce type de véhicule et qui n'est attiré que par son style est en voie de vivre l'un de ses pires calvaires!

Avant de prendre le volant du nouveau Wrangler deux portes, quoi de mieux qu'une petite causerie avec son prédécesseur. Un ami à moi, fier propriétaire d'un TJ 4,0 litres 2002, m'a donc gentiment offert son véhicule pour que je puisse effectuer l'exercice de comparaison. Première constatation, le Wrangler est aussi angulaire que l'ancien. Ses lignes ont bel et bien été modernisées, adroitement d'ailleurs, mais la boîte à chaussures qu'il était demeure.

Non! Je dirais plutôt mois de souffrances! Car même si les ingénieurs ont réussi à aménager ce nouvel habitacle avec brio, on ne peut toujours pas parler de confort. D'abord, je vous dirais que le seul exercice qui consiste à s'installer à l'arrière tient de l'acrobatie. Par ses proportions et la position des sièges, il est plus difficile de se glisser à l'arrière d'un Jeep Wrangler que d'une Porsche 911. Une fois en place, l'acrobate aura l'impression d'être assis sur le banc des punitions, derrière la bande. L'espace est donc aussi restreint que le confort est spartiate.

Devant, c'est moins pire. L'espace est toujours réduit au niveau des épaules, mais le siège propose un peu plus de confort et de support. Réglable en hauteur, il permet au conducteur de bénéficier d'une meilleure position de conduite qu'autrefois. Mais malheureusement, la colonne de direction n'est toujours pas télescopique.

On se serait tous attendu à ce que Jeep utilise pour le nouveau Wrangler le V6 de 3,7 litres (pourtant pas si moderne) aussi utilisé dans le Liberty, le Grand Cherokee et le Commander, ou encore le récent 4,0 litres de la Pacifica et de la Town & Country. Mais surprise, le constructeur a plutôt choisi de fouiller dans ses vieilleries pour nous ressortir le V6 de 3,8 litres utilisé depuis des lustres dans la Grand Caravan. On l'a réglé de façon à ce qu'il produise plus de couple, ce qui lui donne un sérieux atout en conduite hors route, mais pour ce qui est de la puissance, c'est fort décevant. En fait, s'il y a un élément que ce moteur ne connaît pas, c'est la haute révolution. Passé le cap des 3 500 tr/min, il se met à gémir de façon à vous laisser savoir que vous lui faites subir d'importants sévices. Tenez-vous-le pour dit, il ne faut donc pas compter sur ce Jeep pour trouver du plaisir à l'accélération.

Sur la route, le Wrangler est tout simplement désagréable. Il est bruyant, extrêmement sensible aux vents latéraux et, bien sûr, vigoureusement inconfortable. L'empattement court de la version deux portes, jumelé au fait qu'il soit doté d'une suspension aussi ferme qu'archaïque dans sa conception, vous donne un bref aperçu de ce qui vous attend. En bon québécois, on appelle ça un tape-cul!

Généralement, j'éprouve davantage de plaisir sur un circuit asphalté qu'en plein sentier. Mais je vous avoue qu'avec le Wrangler, le fun est au rendez-vous. J'ai d'abord été stupéfait par les capacités de franchissement du Wrangler, carrément impressionnantes. Il passe à des endroits où vous n'oseriez même pas vous aventurer à pied, par peur de trébucher. Il peut attaquer une côte avec un angle d'approche qui défie presque les lois de la gravité, tout en composant avec des obstacles comme un tronc d'arbre couché, un rocher ou un fossé. Et puis, je l'admets, faire friser la boue jusqu'au toit (lorsqu'il est en place!), c'est un passe-temps plutôt amusant.

Bref, il faut considérer le Wrangler pour ce qu'il est, c'est-à-dire un jouet. Bien sûr, il peut aussi jouer le rôle de véhicule de promenade, mais dans ce cas, ses qualités ne seront pas exploitées. Il s'agit donc d'abord et avant tout d'un véhicule qui s'adresse à l'adepte de conduite hors route, ou à celui qui, pour diverses raisons, ne peut se procurer une voiture ou un utilitaire trop civilisé.

lundi, juillet 16, 2007

Jeep Compass Limited 4x4 2007

Jeep Compass Limited 4x4 2007 - Soudain, Jeep a décidé de produire un nouveau modèle dont aucune version n'est « Trail Rated », le Compass 2007. Depuis qu'il s'est montré le bout du nez sur la scène au Salon de Detroit, en janvier dernier, les puristes de Jeep crient bien haut que le Compass ne mérite pas la fameuse calandre à sept narines, et que les planificateurs de produit de Jeep ont perdu la boule.

Jusqu'à ce que je voie le Compass de près, je croyais qu'il avait l'air un peu bizarre en photos. Cependant, ce Jeep est beaucoup plus beau en chair et en os; il est même attrayant. C'est probablement dû à l'aspect nouveauté, mais le Compass attire beaucoup de regards. La partie avant, avec son visage fidèle à la marque de commerce de Jeep et ses phares ronds, présente un air costaud, et les airs de famille sont sans équivoque.

Le mode manuel Autostick aide, avec ses six ratios prédéterminés, et rend la conduite plus appréciable. Ma moyenne de consommation de carburant durant la semaine a atteint 11,5 litres aux 100 kilomètres.

Le réglage de la suspension est parfait, et la fermeté que j'anticipais des pneus de 18 pouces était agréablement absente. La tenue de route est également positive, car la direction n'est pas aussi lourde que dans des Jeep plus gros, et la suspension offre le comportement d'une voiture, ce que bien des acheteurs de VUS doivent préférer de toute façon, car ils n'iront jamais hors route avec leur véhicule.

J'ai réussi à grimper la côte, mais j'ai dû activer le verrouillage des roues arrière au moyen d'un levier dans la console centrale; et les pneus ont désespérément cherché de l'adhérence. Mais, le Compass s'est rendu en haut, et j'ai pu accéder à une clairière magnifique, et un bel endroit pour prendre des photos.

À l'intérieur, le tableau de bord et les panneaux de porte sont couverts d'un plastique rigide, et certains endroits ont l'air bon marché; mais l'apparence générale est meilleure que dans une Caliber R/T. La console centrale ne poignarde pas mon genou droit comme le faisait celle de la Caliber, et la position de conduite est excellente. Les sièges me conviennent très bien, et le cuir deux tons dans la finition Limited est très joli.

La chaîne audio comporte de gros boutons. Elle est facile à manipuler tout en conduisant, et la sonorité est bonne. Les commandes rotatives du climatiseur sont petites, par contre, et seront probablement difficiles à utiliser avec des gants durant les mois d'hiver. L'isolation acoustique est correcte, mais vous entendrez un bruit de suspension, ce qui est typique des produits Jeep, Dodge ou Chrysler.

mercredi, mai 23, 2007

Jeep Liberty 2003


Cam Québec - Ma première impression était que ce véhicule avait la forme de mon ancien gros camion jaune avec lequel je jouais dans mon carré de sable. Un gros Tonka! Vive les jouets !

Malgré le fait que je n’étais pas sûr du choix qu’avait pris la direction de Jeep en donnant des allures de gros jouet et en changeant le nom du célèbre Cherokee, je dois avouer qu’il était temps qu’ils fassent quelque chose afin de modernisé la grosse boite qu’était devenu le vieux Cherokee. Un petit brin de nostalgie m'a pris, désolé tout le monde.

Intérieur

L’accès à l’habitacle à l’avant est très facile car l’ouverture des portières est grande. On ne peut en dire autant pour l’arrière car l’espace de dégagement pour les roues est si imposante dans les ailes que cela vient nuire à l’accessibilité de la banquette. À bord, malgré l’importance des piliers A-B-C, la visibilité est très bonne. Les sièges à ajustements électriques sont confortables malgré un léger manque de support en général ainsi que l’absence de contrôle pour le support lombaire. Par contre, le passager bénéficie lui aussi d’ajustements électriques ce qui est plutôt rare. On peut donc être tout à son aise à l'intérieur.

L’ensemble des options inclus entre autre : le climatiseur, lecteurs de cassettes et DC, sièges et volant en cuir (qui inclus les commande du régulateur de vitesse) et les glaces à commande électrique. On a donc le choix !

Malgré le fait que le Liberty est le plus gros des petits véhicules utilitaires sport (VUS), il se comporte sur la route presque comme une voiture. Sa suspension avant est indépendante et procure une certaine souplesse à la conduite de ce véhicule tout terrain. À l’arrière, Jeep à cru bon de conserver la suspension à essieu rigide afin de ne pas brimer la vocation légendaire de cet utilitaire ; c’est-à-dire le hors piste. On voudrait vivre dans un champ de mines tellement il est agréable à conduire sous ces conditions. Croyez-moi, le Liberty est bourré de composantes qui font en sorte que ses qualités de véhicule tout terrain ont été conservées. Au niveau des suspensions, des barres stabilisatrices à l’avant et à l’arrière aide la structure monocoque en acier à tenir bien en place. Hooola !

Les accélérations et reprises sont bonnes mais trahisse la fonction première de la motorisation, c’est-à-dire son efficacité loin des chemins pavés. Le moteur devient bruyant en accélération malgré que la transmission soit bien adaptée pour travailler dans toutes sortes de situations. Une bonne performance pour un véhicule de cette catégorie.

De dimensions 235/70R16, ils ne sont pas conçus pour du travail difficile. J’en ai fait l’expérience. Heureusement qu’un acolyte (Jeep TJ, que j’ai remercié pendant deux minutes) est venu à ma rescousse et a pu m’extirper de ma fâcheuse situation. Ça lui a permis également d’essayer sa nouvelle acquisition : un treuil d’une capacité de charge de 9000 livres. Un gros gros jouet !

Conclusion

J’ai beaucoup apprécié conduire le Liberty dans toutes sortes de conditions. Il est robuste mais sans tomber dans l’excès comme certains autres VUS. Il est agréable à utiliser et m’a permis de me retrouver en enfance. Il est rempli de qualités hors route sans toutefois trop sacrifier sur le côté urbain. Mon expérience a été très positive. C’était un gros jouet et il ne me restait que de trouver un carré de sable à ma taille ! À vous de juger !

Grand Cherokee 2005


Cam Québec - Est-il vraiment plus beau qu'avant? Bof, laissons tous et chacun se faire sa propre opinion. De toute façon, on n'achète pas un Grand Cherokee pour ce à quoi il ressemble. Il est beau somme toute quand l'on y pense.

J'ai pris possession du véhicule par un beau lundi soir et je devais revenir à la maison, soit un trajet de 200 km. Il faisait noir, la chaussé était glacée et tout ce que j'avais envie était de me glisser dans mes pantoufles le plus rapidement possible. Heureusement pour moi, on aurait dit que ce bon vieux Jeep flambant neuf m'avait compris. Confortablement assis dans un siège moelleux et bien dosé, je profitais de la puissance du système de son Boston Acoustic, à 6 haut-parleurs, crachant un venin de 276 watts. On peut donc faire la fiesta à l'intérieur de notre Jeep si l'on en a envie !

Et si l'on veut s'en servir pour les mérites hors route qu'on lui attribut depuis toujours, il saura livrer la marchandise. Le tout nouveau système Quadra-Drive 2 favorise grandement les compétences en mode 4 roues motrices. Le rôle de ce système est de gérer le couple du moteur et la répartition de la traction en fonction de l'adhérence disponible à chacune des roues. Ceci est une innovation technologique des plus appréciées.

On semble souvent oublier que la planète lance sans cesse des signes qu'il serait temps d'être un peu plus écologique. Et à mon grand désarroi, il faudra une crise avant que de réels changements se produisent. Si vous comprenez mieux avec des chiffres, sachez que sans abuser de la pédale, j'ai atteint des pointes de 23 litres/100km (12 mille au gallon) en conduite urbaine.

Je suis le premier à aimer sentir la puissance en appuyant sur le champignon. C'est agréable, on se sent au-dessus de tout, la poussée impressionne mais ça s'arrête là. L'époque des 150 pieds de barres noirs est révolue. Premièrement, le Cherokee n'est pas censé être un " muscle car " et pour les autres aspects de sa personnalité, il ne requiert pas une telle puissance. On ne tirera jamais les mêmes charges qu'avec un Dodge Ram, pas plus qu'on exploitera ses compétences sportives comme on le ferait avec une 300C. Ceci dit, regardez donc pour voir si le V8 de 4,7 l peut faire l'affaire ou mieux encore, le V6 développant tout de même 210 chevaux. En prime, vos paiements seront moins élevés et vos visites à la pompe moins fréquentes. Je ne pouvais m'empêcher de penser à la qualité de l'air.

De l'intérieur, mes éloges se poursuivrent. Bien que j'aurais aimé un tableau de bord un peu plus soigné pour le prix, force est d'admettre que Chrysler ont bien fait leur travail. On n'entend aucun bruit de caisse, les commandes sont bien placées puis les sièges offrent tout le confort nécessaire. Et afin de favoriser la tranquillité d'esprit, l'insonorisation est de haut niveau, rendant les longs trajets quasiment reposants. Ne craignez pas non plus d'avoir quelques passagers car l'habitacle est tout aussi généreux que confortable. On a l'impression d'être dans notre salon.

Conclusion

Il n'est pas le plus économique et historiquement, sa valeur de revente ne figure pas parmis ses points forts. Quoi qu'il en soit, il demeure que le Grand Cherokee se hisse au rang des véhicules de haut calibre, offrant confort, puissance et avouons-le, une certaine notoriété. À vous de juger !

Liberty CRD 2005


Cam Québec - Je dois dire que j'avais hâte de constater si cela améliorerait la consommation d'essence car pour ce qui est de la motorisation traditionnelle, elle n'avait rien de reluisante à ce chapitre. Je me suis dit alors que pour évaluer le tout, qu'il n'y avait rien de mieux que d'aller soumettre le Liberty diesel aux grands espaces du territoire de la Baie-James. Vive la nature.

Moteur Daimler-Chrysler

La fusion entre Chrysler et Mercedes, il y a quelques années, a donné droit à quelques échanges de technologie dont ont hérité notamment la Crossfire et la Chrysler 300. C'est maintenant au tour du Jeep d'avoir sa part du gâteau et c'est sous la forme d'un moteur diesel que cela se concrétise. Une innovation que plusieurs apprécieront selon moi.

Pour ma part, les 1500 km parcourus dans le grand Nord m'ont donné une moyenne de 10,5 litres/100 km. Considérant la taille du véhicule, le fait qu'il soit 4 roues motrices et de son aérodynamisme digne d'une brique, ce sont là des chiffres très appréciables. Rien de trop beau pour les amis de Zoro !

Pour revenir aux performances, le 0-100 km/h s'effectue en 10,5 secondes. Ce n'est donc pas avec cela que vous réussirez à épater la galerie. Pour ce faire, allez plutôt sur un terrain accidenté afin de démontrer les qualités légendaires que doit posséder un Jeep portant fièrement l'insigne " Trail Rated ". Avec le moteur diesel, le couple à bas régime procure toute la puissance nécessaire pour se sortir des pires embarras. Et c'est là en effet que la différence est la plus évidente. Une performance acceptable pour un véhicule de cette catégorie.

On dira ce qu'on voudra de ce Liberty, qu'il est un Jeep plus civilisé, ce n'est pas son comportement routier qui l'avantage le plus. Le véhicule étant haut de terre et quand même à faible empattement, il aura tendance à tanguer sérieusement dans les courbes et ce, même à basse vitesse. Ce que je ne comprend pas pour un véhicule si longtemps prisé pour ses performances dans les virages. Une enquête rapide m'a aussi permis de confirmer cette hypothèse. En effet, plusieurs propriétaires auraient eu la malheureuse aventure de le faire capoter. Ceci dit, je vous suggère donc de choisir un autre véhicule si jamais ce n'est pas majoritairement pour ses capacités hors route que vous l'achetez. Allez dans le champ et vous verrez la différence.

L'intérieur

Le Liberty est un véhicule aux allures sympathiques et ce, autant de l'extérieur que de l'habitacle. Je déplore par contre que les matériaux utilisés sur la planche de bord ne soient pas de meilleure facture. Ce véhicule n'est pas un modèle bas de gamme et je suis d'avis que les propriétaires seraient en droit d'en obtenir plus. On en veut toujours plus quoi !

Sur une note plus positive, la façon dont l'habitacle du Jeep peut être modulé vous permettra de passer rapidement d'une configuration de passagers avec différents espaces d'entreposages dans le coffre arrière, à une configuration de cargo en abaissant les sièges arrière. Ceci m'a permis de faire un petit voyage de 2x4 par le même fait.

Conclusion

Si vous songez présentement à faire l'achat d'un véhicule de ce type, demandez-vous quelles sont les caractéristiques les plus importantes pour vous et l'utilisation que vous en ferez. Si vos raisons rejoignent les caractéristiques hors route dont j'ai parlé, le Liberty peut s'avérer un choix très intéressant. Sinon, votre examen de conscience pourrait vous mener vers d'autres choix beaucoup plus rationnels. À vous de juger !

TJ Unlimited 2006


Cam Québec - Pour parler d'une véritable légende, quoi de mieux que d'évoquer un vrai Jeep à titre d'exemple. Issue d'une tradition qui date de la deuxième grande guerre, le Rubicon d'aujourd'hui a su évoluer et devenir plus civilisé, tout en conservant plusieurs caractéristiques de son ancêtre, le vieux Willis. C'est ce qu'on appelle un progrès mitigé.

Ce qu'on doit dire premièrement en parlant de ce véhicule, c'est qu'il s'adresse à une clientèle très particulière ayant l'emblème Jeep tatoué sur le corps. Et preuve qu'il s'agit d'une grande confrérie, chaque propriétaire qui en rencontre un autre sur la route ne manque jamais l'occasion de le saluer. J'ai donc joué le jeu en levant la main aussi souvent que cela fut nécessaire. Je ne comprends rien à cette tradition des propriétaires de Jeep.

Pour l'avoir mis solidement à l'épreuve, laissez-moi vous dire que ça prend tout un obstacle pour l'obliger à faire demi-tour. On change de côté on s'est trompé ! Les éléments contribuant à cela sont, premièrement, son impressionnante garde au sol et un angle d'attaque peu commune et bien sûr, une paire de bottine de 31 pouces. Et comme si ce n'était pas assez, on retrouve un dispositif afin de barrer le différentiel arrière pour les moments plus critiques. Afin de déplacer toute cette masse, on peut compter sur un moteur 6 cylindres en ligne " Power Tech " de 4 litres de 190 chevaux, jumelée à une boîte manuelle à six rapports. Ne vous surprenez donc pas si je vous dis qu'en condition normale, j'effectuais mes démarrages en deuxième vitesse. Il ne peut le faire en première, si ce n'est qu'avec un peu de difficulté.

Je ne suggère toutefois pas de se livrer à des activités de la sorte trop souvent car un Jeep, ça marche au gaz. En étant très doux sur l'accélérateur, j'ai obtenu sur l'autoroute, une consommation de 15,5 litres/100 km. On peut donc facilement imaginer qu'en ville, les chiffres grimpent rapidement au-delà des 20 litres au 100 km. Êtes-vous d'accord alors que ce n'est pas de cette manière qu'on se rapprochera de la nature? Une pollution monstre pour un véhicule tout aussi monstrueux.

Si le soleil se met alors de la partie, on enlève le toit, grimpe le volume de l'excellent système de son pour profiter de l'expérience totale. J'ai bien aimé mon expérience finalement. Là où cela peut se gâter, c'est lorsque le néophyte entreprendra de remettre le toit en place. Mon cher collègue Benjamin regrettera longtemps mon offre d'avoir complété l'exercice avant de lui remettre le véhicule. Et puisque ce dernier n'est pas tout à fait la patience incarnée, les 45 minutes d'ouvrage nécessaire l'ont quelque peu irrité. En parlant toutefois à une inconditionnelle de la marque, cette dernière m'a affirmé qu'elle ne mettait pas plus de 3 minutes pour compléter le tout. Si cela est vrai, c'est donc dire que la gente féminine peut parfois nous donner quelques leçons d'humilité. Faut bien se retenir de temps en temps.

Conclusion

Conduire un Jeep à chaque jour est une décision que l'on doit prendre en toute connaissance de cause. Sans quoi, vous risquez de devoir acheter une jolie pancarte à vendre dans un avenir rapproché. Si vous y songez sérieusement et n'êtes pas un vendu de la marque, suivez mon conseil et pensez-y à deux fois. Ce n'est pas un véhicule ordinaire et c'est encore moins un véhicule pour tout le monde. Quoi qu'il en soit, je trouverais cela triste de voir cet emblème disparaître de nos routes. L'avenir nous dira s'il a survécu à la vie moderne. À vous de juger !

Commander 2006


Cam Québec - Bref, un autre gros véhicule sur nos routes à moteur Hemi… pauvre Kyoto! La Terre va bien exploser d'ici quelques années.

Je dois avouer que ce Commander m’a surpris à plusieurs égards. Malgré un look très masculin qui ne présage qu’un confort moyen, ce 4x4 est extrêmement confortable et silencieux sur la route. De plus, il s’agit du premier véhicule de la marque à posséder une 3e banquette à l’arrière, permettant ainsi de loger 7 passagers; bonne chance par contre pour vous rendre à cette banquette! Il faut pratiquement être contortionniste pour y arriver.

Notre modèle à l’essai était équipé du fameux moteur V8 Hemi de 5,7 litres. Si votre conscience n’est pas trop écologique et que vos poches sont assez profondes, vous apprécierez son couple, sa sonorité et ses accélérations franches. Pour les autres, sachez qu’un moteur V6 équipe le modèle de base (210 ch) et un autre V8 plus petit est aussi disponible (235 ch). Une performance dans la moyenne pour un véhicule de cette catégorie.


Avantages :

*le très court rayon de braquage, rendant le Commander très plaisant en ville ou hors route.;
*la puissance du moteur Hemi qui permet d’excellentes accélérations et des reprises sans problème;
*le silence de roulement surprenant;
*le confort de l’habitacle lors de longs trajets;
*la troisième rangée qui permet d’asseoir un plus grand nombre de passagers;
*la rapidité de fonctionnement de la transmission automatique à 5 rapports;
*les puits de lumière « CommandView » à l’arrière;


Inconvénients :

*la consommation d’essence des moteurs V8 qui dépasse les 20 litres par tranche de 100km en ville (pas si mal par contre sur la route avec une consommation de 12l/100km). l’absence d’un espace cargo lorsque la troisième banquette est relevée;
*l’absence d’un espace cargo lorsque la troisième banquette est relevée;
*le prix d’achat qui monte très vite dépendamment des versions et des options retenues;
*le look mitigé qui ne fait pas l’unanimité.;

En conclusion, retenez que même si certaines versions semblent intéressantes avec un prix tout juste au-dessus des 40 000 $, il faut rester sobre dans le choix des options, car le prix grimpe très rapidement. Notre modèle Limited « full equiped » frôlait les 60 000 $! Mais si ce détail est peu important pour vous, sachez qu’il s’agit du Jeep le plus compétent et polyvalent que j’ai essayé à ce jour. Dépendamment des versions, il rivalise directement le Land Rover LR3 et aussi le Hummer H3. À vous de juger !

Compass 2007


Cam Québec - Ouf, c’est une lourde tâche qu’on entrepris le groupe d’ingénieur ayant ce mandat. Alors une des questions que l’on doit se poser est : Est-ce que le Caliber peut être converti en un Jeep? Je ne comprend plus rien à ce délire.

Le nombre de configurations du Compass est assez élevé et le pauvre consommateur doit faire le choix entre une traction avant ou un rouage de type 4X4. De plus, le Compass offre un choix de trois transmissions : une manuelle à 5 rapports, une automatique à 5 rapports et une transmission à variation continue (communément appelée CVT) est offerte sur le modèle Limited. Le moteur est un quatre cylindres de 2,4 litres produisant 172 chevaux. Le modèle à l’essai était donc la version Limited avec le rouage 4X4. Elle répond dès qu’on sollicite le moteur. C’est que le régime se fixe à 4500 trs/min et y reste collé. Le tachymètre ne va pas chatouiller la ligne rouge. C’est un phénomène propre aux transmissions CVT mais dans ce cas, je crois que c’est la raison pour laquelle les reprises manquent de mordant. Vraiment bien comme performance.

Avantages :

*La position de conduite. Le conducteur est assis confortablement et voit très bien autour du véhicule;
*L’aspect pratique du Compass. Bien que le système de 4X4 ne vous permet pas de vous aventurer dans des marres de boue, vous pourrez aller là où les autres petits VUS peuvent vous amener;
*Les personnes qui aiment mieux les voitures aimeront le comportement routier du Compass;
*L’espace pour les jambes offertes aux passagers arrière;
*La consommation d’essence sur l’autoroute. Nous avons obtenu un 8,5 litres/100 km de moyenne dans ces conditions;
*Le prix de base des plus intéressants. Le modèle Limited débute à 22 355$ ce qui est beaucoup plus bas que bien des petits VUS,


Inconvénients :

*Le manque de puissance du moteur en reprise;
*Les adeptes de camions seront déçus par les performances du Compass. Sa tenue de route ne s’apparente pas du tout à celle d’un Liberty ni ses capacités hors route d’ailleurs;
*La direction peu communicative;
*Certaines commandes peu faciles;
*Trop semblable au Dodge Caliber.


L’espace de chargement est correct sans plus. La largeur disponible est restreinte par l’espace que les roues de la voiture occupent. On a donc de la place pour quelques trucs. J’ai tout de même réussi à y entrer les bagages de la famille mais il n’y avait plus d’espace de libre une fois l’exercice terminé. Le fonds de l’espace de chargement est en plastique dur ce qui rend le nettoyage facile si on y a placé des objets salissants.

Conclusion

En terminant, je dirais que c’est le prix du Jeep Compass qui m’a le plus impressionné. Le prix de base est de 17 999$ et le modèle 4X4 est disponible à partir de 19 995$. Un consommateur devra débourser 24 355$ (plus 1300$ pour la CVT) pour le modèle 4X4 limited, ce qui est bien en-dessous de la plupart des petits VUS sur le marché. Dire qu’un CR-V 2007 débute à 27 700$... et que le modèle AWD débute à 32 600$. Lorsqu’on fait de telles économies, on accepte plus facilement les points faibles mentionnés plus haut. À vous de juger !

eXTReMe Tracker