mercredi, mars 28, 2007

Le Secret Professionnel


Définition du secret professionnel
Le secret professionnel est l'obligation imposée à un professionnel de ne divulguer à quiconque les renseignements qu'il obtient de son client dans l'exercice de sa profession.Ce secret est un devoir de discrétion qui s'impose au professionnel. Celui-ci ne peut généralement pas divulguer à des tiers les confidences de son client. L'obligation au secret peut découler d'une loi, d'un règlement ou encore d'un rapport contractuel. On pourrait décrire le principe comme une immunité ou encore un privilège qui restreint la recevabilité de la preuve et rend de cette façon la découverte de la vérité plus difficile1.

Les personnes soumises au secret professionnel

La loi est la première source de droit en ce qui concerne l'imposition du secret professionnel. Dans la province de Québec, toutes les personnes membres d'une corporation professionnelle selon le Code des professions2 sont soumises au secret professionnel. L'obligation édictée par le code vise toutes les corporations professionnelles. Ces dernières sont tenues d'adopter, dans leur code de déontologie, des dispositions visant à interdire toute divulgation des renseignements confidentiels obtenus lors du rapport privilégié entre le professionnel et son client.

En réalité, seules les personnes exerçant une profession sont soumises au secret professionnel. Cependant, les personnes qui rendent des services sans être membre d'une corporation professionnelle sont tout de même soumises à une obligation de confidentialité si elles travaillent dans un établissement de santé. Comme exemple, voici l'obligation imposée en matière de confidentialité aux infirmières et infirmiers :
«Le professionnel en soins infirmiers doit respecter le secret de tout renseignement de nature confidentielle obtenu dans l’exercice de ses fonctions.»
D'une autre part, le Code de déontologie des médecins formule une obligation qu'on pourrait qualifier de plus rigide :
«Le médecin doit garder secret ce qui est venu à sa connaissance dans l'exercice de sa profession ; il doit notamment s'abstenir de conversations indiscrètes au sujet de ses patients ou des services qui leur sont rendus ou révéler qu'une personne a fait appel à ses services à moins que la nature du cas l'exige.»3
En sus des professions mentionnées précédemment, les mandataires, associés et employés du professionnel sont également soumis au devoir de garder le secret professionnel. Par exemple, un psychologue ou un psychiatre mandaté par un avocat doit s'assurer que son rapport demeura confidentiel. Ainsi, les juristes ont pour obligation d'avoir l'assurance que les personnes qu'ils engagent ne divulgeront pas les confidences reçues lors des échanges avec leurs clients.
La portée du secret professionnel
L'article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne4 du Québec stipule ceci :
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1.ROYER, J.-C., Le secret professionnel - Règles générales dans La preuve civile, 3e édition, 2003, EYB2003PRC44
2.Code des professions L.R.Q., c. C-26, art. 37
3.R. c. Dersch , [1993] 3 R.C.S. 768, 778; McInerney c. MacDonald , [1992] 2 R.C.S. 138, 147-148
4.Charte des droits et libertés de la personne L.R.Q., c. C-12, art. 54
« Chacun a droit au respect du secret professionnel. Toute personne tenue par la loi au secret professionnel et tout prêtre ou autres ministres de culte ne peuvent, même en justice, divulger les renseignements confidentiels qui leur ont été révélés en raison de leur état ou profession, à moins qu'ils n'y soient autorisés par celui qui leur a fait ces confidences ou par une disposition expresse de la loi.»
Il n'y a que deux situations où le professionnel est en droit de révéler l'information protégée par le principe du secret professionnel. La première est celle où la personne qui lui a confié un secret est consentente à ce que le renseignement soit révélé. Quant à elle, la deuxième situation est celle où une disposition expresse de la loi autorise le professionnel à révéler l'information sans le consentement de la personne auteure de la confidence.
Dans le premier cas, le titulaire du droit au secret doit autoriser de façon claire et volontaire son intention de renoncer à son privilège. De plus, ce dernier doit dans tous les cas connaître l'existence de son droit. La renonciation doit toujours être interprétée de manière spécifique et non de manière générale5. Une personne n'est également jamais présumée avoir renoncé à son droit.
Ainsi, le secret professionnel est un droit pour celui qui fait la confidence et un devoir pour celui qui la reçoit. Le titulaire du droit peut toujours y renoncer de façon expresse ou tacite. Ce dernier y renonce explicitement lorsqu'il autorise formellement le professionnel à divulger l'information et il y renonce implicitement lorsque sa renonciation peut être interprétée par les faits. Par exemple, ce dernier cas pourrait être celui où un client amène avec lui un proche lors d'une rencontre avec un professionnel, le client sera alors reconnu avoir renoncé implicitement à son droit vis à vis le proche en question.
Exceptions au principe du secret professionnel
Maladies à déclaration obligatoire
Par souci de protéger la santé publique en prenant les mesures appropriées selon le cas, la loi prévoit certains mécanismes de transmission de l'information. Un de ceux-ci est la déclaration obligatoire de certaines maladies. En effet, la Loi sur la protection de la santé publique5 oblige tout médecin à dévoiler au ministre de la santé et au directeur de la santé publique de la Régie régionale, tous les cas de maladies vénériennes ou de maladies à déclaration obligatoire. La première catégorie peut être énumérée ainsi : la syphilis, les infections gonoccociques, le chancre mou, la lympho-granulamatose vénérienne et le granulome inguinal.
La liste des maladies à déclaration obligatoire est beaucoup plus longue. Elle peut être retrouvée aux articles 28 à 34 du Règlement d’application de la Loi sur la santé publique6. On ajoute régulièrement de nouvelles maladies à la liste de ce règlement. Il s’agit pour la plupart de maladies contagieuses ou graves, parmi lesquelles on retrouve le choléra, la rage, la rubéole, la tuberculose et le SIDA.
La protection de la jeunesse
L'autre exception au droit à la confidentialité et au secret professionnel se retrouve dans la Loi sur la protection de la jeunesse7 :
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5.Loi sur la santé publique L.R.Q., c. S-2.2, art. 22
6.Règlement d'application de la Loi sur la santé publique D. 756-2003, (2003) 135 G.O. II, 3314 [S-2.2, r. 1]
7.Loi sur la protection de la jeunesse L.R.Q., c. P-34.1
Article 39 : «Tout professionnel qui, par la nature même de sa profession, prodigue des soins ou toute autre forme d’assistance à des enfants et qui, dans l’exercice de sa profession, a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis au sens de l’article 38.1, est tenu de signaler sans délai la situation au directeur ; la même obligation incombe à tout employé d’un établissement, à tout enseignant ou à tout policier qui, dans l’exercice de ses fonctions, a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis au sens de ces dispositions.
Toute personne autre qu’une personne visée au premier alinéa qui a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis au sens du paragraphe g de l’article 38 est tenue de signaler sans délai la situation au directeur.Toute personne autre qu’une personne visée au premier alinéa qui a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant est ou peut être considéré comme compromis au sens des paragraphes a, b, c, d, e, f, ou h de l’article 38 ou au sens de l’article 38.1, peut signaler la situation au directeur.Les premiers et deuxième alinéas s’appliquent même à ceux liés par le secret professionnel, sauf à l’avocat qui, dans l’exercice de sa profession, reçoit des informations concernant une situation visée à l’article 38 ou 38.1.»
Article 38 : «SÉCURITÉ ET DÉVELOPPEMENT D’UN ENFANT. Aux fins de la présente loi, la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis :
1. si ses parents ne vivent plus ou n’en assument pas de fait le soin, l’entretien ou l’éducation ;
2. si son développement mental ou affectif est menacé par l’absence de soins appropriés ou pas l’isolement dans lequel il est maintenu ou par un rejet affectif grave et continu de la part de ses parents;
3. si sa santé physique est menacée par l’absence de soins appropriés ;
4. s’il est privé de conditions matérielles d’existence appropriées à ses besoins et aux ressources de ses parents ou de ceux qui en ont la garde ;
5. s’il est gardé par une personne dont le comportement ou le mode de vie risque de créer pour lui un danger moral ou physique;
6. s’il est forcé ou incité à mendier, à faire un travail disproportionné à ses capacités ou à se produire en spectacle de façon inacceptable eu égard à son âge ;
7. s’il est victime d’abus sexuels ou est soumis à des mauvais traitements physiques par suite d’excès ou de négligence ;
8. s’il manifeste des troubles de comportement sérieux et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation qui compromet la sécurité ou le développement de leur enfant ou n’y parviennent pas.
Toutefois, la sécurité ou le développement d’un enfant n’est pas considéré comme compromis bien que ses parents ne vivent plus, si une personne qui en tient lieu assume de fait le soin, l’entretien et l’éducation de cet enfant, compte tenu de ses besoins.»
Article 38.1. «La sécurité ou le développement d’un enfant peut être considéré comme compromis:
a. s’il quitte sans autorisation son propre foyer, une famille d’accueil ou une installation maintenue par un établissement qui exploite un centre de réadaptation ou un centre hospitalier alors que sa situation n’est pas prise en charge par le directeur de la protection de la jeunesse;
b. s’il est d’âge scolaire et ne fréquente pas l’école ou s’en absente fréquemment sans raison;
si ses parents ne s’acquittent pas des obligations de soin, d’entretien et d’éducation qu’ils ont à l’égard de leur enfant ou ne s’en occupent pas d’une façon stable, alors qu’il est confié à un établissement ou à une famille d’accueil depuis un an.»
Ainsi, à l'exception de l'avocat, tout professionnel, même celui soumis au principe du secret professionnel, qui a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d'un enfant est compromis, est tenu de signaler sans délai la situation au Directeur de la protection de la jeunesse dans un centre de services sociaux. Cette obligation s'applique à tous les professionnels qui, par la nature de leur profession, prodiguent des soins ou toute autre forme d'assistance à des enfants, à tout employé d'un établissement, à tout enseignant et à tout policier, lorsque ces personnes, dans l'exercice de leur profession ou fonction, ont un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d'un enfant est ou peut être considéré compromis. De plus, toute personne qui possède des soupçons quant à la sécurité d'un enfant peut signaler la situation au directeur. Elle est cependant tenue de le faire si un enfant est victime d'abus sexuels ou est soumis à des mauvais traitements physiques8.
Le secret professionnel tel qu'interprété par les tribunaux
La Cour suprême du Canada a établi dans l'arrêt Slavutych c. Baker9 le pouvoir discrétionnaire des tribunaux de protéger plusieurs communications confidentielles qui peuvent se soumettre aux quatre conditions du test de Wigmore10. De plus, dans l'arrêt Descôteaux c. Mierzwinski11 , la Cour suprême a reconnu que la confidentialité des communications entre un client et son avocat était non seulement une règle de preuve, mais aussi un principe de droit fondamental10 .
La relation privilégiée qui existe entre un avocat et son client est aujourd'hui de toute évidence protégée par la règle du secret professionnel, la jurisprudence l'a plusieurs fois confirmé. Il est donc de nos jours inutile de faire la démonstration du droit au secret, comme l'affirme le juge Lamer dans l'arrêt Descôteaux c. Mierzwinski :
«Il n'est pas nécessaire de procéder à la démonstration de l'existence du droit d'une personne à la confidentialité des communications avec son avocat. Maintes fois affirmée, son existence a été tout récemment confirmée à nouveau par cette cour dans Solosky c. La Reine , [1980] 1 R.C.S. 821»
De plus, toujours selon l'analyse du juge Lamer, on peut comprendre que le secret professionnel n'est désormais plus seulement qu'une règle de preuve, mais également une règle de fond :
«De toute évidence la Cour, dans cette cause, appliquait une norme qui n'a rien à voir avec la règle de preuve, le privilège, puisqu'en rien n'y était-il question de témoignages devant un tribunal quelconque. En fait la Cour, à mon avis, appliquait, sans par ailleurs la formuler, une règle de fond et, par voie de conséquence, reconnaissait implicitement que le droit à la confidentialité, qui avait depuis déjà longtemps donné naissance à une règle de preuve, avait aussi depuis donné naissance à une règle de fond.»
Les tribunaux canadiens, dans leur réflexion sur la nécessité de révéler ou non certaines informations protégées par le principe du secret professionnel, basent leur analyse en comparant deux types d'intérêts publics bien disctincts. D'une part, on retrouve l'intérêt de la bonne administration de la justice et la recherche de la vérité. D'autre part, on retrouve l'intérêt de protéger certains droits fondamentaux. Selon les circonstances, les tribunaux peuvent toutefois limiter la circulation de l'information privilégiée ou encore édicter certaines conditions quant à la communication des renseignements obtenus en confidence.
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8.ROYER, J.-C., Le secret professionnel - Règles générales dans La preuve civile, 3e édition, 2003, EYB2003PRC44
9.Slavutych c. Baker, [1976] 1 R.C.S. 254
10.J.-L. BAUDOUIN, Secret professionnel et droit au secret dans le droit de la preuve , Paris, L.G.D.J., 1965
11.Descôteaux c. Mierzwinski , [1982] 1 R.C.S. 860, 876.


La jurisprudence québécoise a, quant à elle, affirmé que le secret professionnel n'était qu'un privilège accordé aux médecins pour leur permettre de refuser de rendre témoignage. L'arrêt Cordeau c. Cordeau12 est bien clair à ce sujet.
D'autre part, la jurisprudence canadienne a distingué le droit fondamental d'un client à la confidentialité des communications qu'il a transmises à un professionnel et le privilège de ce client de s'opposer à ce que ce professionnel divulgue en justice le contenu de cette communication. Sauf dans le cas du privilège avocat-client, la jurisprudence canadienne refuse généralement de reconnaître un privilège à d'autres catégories de professionnels.
Conclusion
En conclusion, nous pouvons dire que le secret professionnel est l'obligation imposée à tout membre d'une corporation professionnelle de respecter une certaine confidentialité dans ses rapports avec ses clients. Tous les mandataires, employés et associés de ces professionnels sont également tenus de respecter le secret. L'article 9 de la Charte des droits et libertés de la personne est la pièce maîtresse en ce qui concerne ce concept. Sa portée est de nature constitutionnelle et ne peut être dénuée d'effets que dans deux situations bien spécifiques. La première s'agit du cas où le titulaire du droit au secret y renonce explicitement ou tacitement. La suivante est celle où une règle de droit vient annuler le bénéfice du secret professionnel. Finalement, les 4 conditions du test de Wigmore permettent de déterminer si une communication peut être protégée par le principe du secret professionnel.

Doctor

On a gray day in mid-January, Lawrence Summers, the president of Harvard University, suggested that innate differences in the build of the male and female brain might be one factor underlying the relative scarcity of women in science. His remarks reignited a debate that has been smoldering for a century, ever since some scientists sizing up the brains of both sexes began using their main finding--that female brains tend to be smaller--to bolster the view that women are intellectually inferior to men.

To date, no one has uncovered any evidence that anatomical disparities might render women incapable of achieving academic distinction in math, physics or engineering. And the brains of men and women have been shown to be quite clearly similar in many ways. Nevertheless, over the past decade investigators have documented an astonishing array of structural, chemical and functional variations in the brains of males and females.
These inequities are not just interesting idiosyncrasies that might explain why more men than women enjoy the Three Stooges. They raise the possibility that we might need to develop sex-specific treatments for a host of conditions, including depression, addiction, schizophrenia and post-traumatic stress disorder (PTSD). Furthermore, the differences imply that researchers exploring the structure and function of the brain must take into account the sex of their subjects when analyzing their data--and include both women and men in future studies or risk obtaining misleading results.

Not so long ago neuroscientists believed that sex differences in the brain were limited mainly to those regions responsible for mating behavior. In a 1966 Scientific American article entitled "Sex Differences in the Brain," Seymour Levine of Stanford University described how sex hormones help to direct divergent reproductive behaviors in rats--with males engaging in mounting and females arching their backs and raising their rumps to attract suitors. Levine mentioned only one brain region in his review: the hypothalamus, a small structure at the base of the brain that is involved in regulating hormone production and controlling basic behaviors such as eating, drinking and sex. A generation of neuroscientists came to maturity believing that "sex differences in the brain" referred primarily to mating behaviors, sex hormones and the hypothalamus.


Resumé Part
In the article they are taking about the difference between the male and female brains. They say that it's been over a century since man tried to prove that women were intellectually inferior to men because of the fact that their brains were smaller. They also say that to date, it is impossible to prove that women are unable of great achievements in math, physics or engineering. They say that over the past years, they have found tons of structural, chemical and functional variations between the brains of the two sex. They say that the main difference in the brain that makes us act differently is the hypothalamus, a small structure at the base of the brain.

Link to the field of study
This article is linked to my field of study because it talks about sciences and how all the chemical parts work in it. They are also talking about the possibility to achieve great things and math, physics, which are some of my field of study. They also debate about scientific article, which we are often studying in my program.

Rapport sur la Rotation du Soleil

But : À l'aide de photos représentant les taches solaires du Soleil, trouver la période de rotation de celui-ci (période sidérale).

Théorie : La trajectoire réelle d'une tache solaire est un cercle de diamètre AB et celle-ci se déplace à vitesse constante. Pour déterminer la période de rotation du Soleil (durée qu'il faut au Soleil pour faire un tour sur lui-même), il faudra aussi savoir combien de temps la tache met pour faire un tour au complet. Pour arriver à ce résultat il faut se rappeler qu'un tour complet équivaut à une rotation de 360°. Il faut donc rechercher l'angle parcouru entre deux positions extrêmes. La période de rotation du Soleil varie selon la position des taches par rapport à l'équateur, c'est à dire selon leur latitude ce qui suggère que tous les points de la surface du Soleil ne tournent pas à la même vitesse: elle oscille entre 25,8 jours à l'équateur et 37,5 jours aux pôles. Lorsqu'on à trouvé la période synodique du Soleil, on obtient sa période sydérale par l'équation 1/TS = 1/Tsyn + 1/ TT.

Procédure : On observe les taches solaires. Pour cela, on projette à l'aide d'un instrument (télescope, lunette ou jumelles) l'image du soleil sur l'écran.

Attention : Ne jamais observer le soleil à travers un instrument d'optique, ni directement à l'œil nu : des lésions irréversibles sont possibles.

Réalisation des relevés.
- Monter le télescope.
- Orienter le télescope sur un objet qui est loin et haut (antenne, arbre) et ajuster le focus.
- Mettre le filtre solaire sur le télescope (où les rayons solaires pénètrent) et orienter le télescope face au Soleil.
- Par un réglage précis, amener l'image du Soleil sur une feuille de papier afin d'y apercevoir un point le plus petit et le moins flou possible.
- Visser l'appareil photo après le télescope et règler le télescope afin d'avoir le Soleil au tout milieu du cadre.
- Ajuster avec délicatesse et précision le focus afin d'avoir une photo nette du Soleil avec les taches solaires dessus.
- Prendre une photo et refaire ces relevés plusieurs jours de suite, sur une durée de l'ordre de 5 à 7 jours.

Étude des relevés.
- On remarque que la tache se déplace
- Prendre une feuille de papier calque, y tracer le cercle image du soleil et un point pour la même tache solaire de chaque photo receuillies.
- On obtient ainsi une succession de positions de la même tache, en général alignées.
- La projection de l'axe de rotation du soleil sur lui-même est perpendiculaire à cette droite.
- Les positions de la tache sur cette droite qui est une corde du cercle image, sont en réalité des positions sur un demi-cercle dont le diamètre est cette corde.
- On trace, en rabattement, ce demi-cercle et on y projette les positions successives de la tache.
- Trouver la mesure de l'angle parcouru par la tache entre les deux dates extrêmes des relevés :

1) Tracer un cercle de diamètre AB : ce diamètre sera mesuré sur une série de photos du Soleil.
2) Placer sur ce diamètre AB au moins 2 positions extrêmes (T1' et T6', voir schéma) d'une même tache solaire, en reportant les longueurs mesurées sur la série de photos.
3) Projeter sur le cercle et perpendiculairement au diamètre AB les positions T1' et T6' de la tache : on obtient les points T1 et T6 sur le cercle.
4) Tracer l'angle (T1OT6) et le mesurer.
- Enfin, connaissant la durée qui s'est écoulée entre T1 et T6 et l'angle T1OT6, en déduire la durée de sa période synodique (la période calculée à partir de la Terre en mouvement autour du Soleil). Le point O n'est pas le centre du Soleil, mais bien le centre de la trajectoire de la tache solaire.
- La période sidérale TS de rotation du soleil est obtenue par la relation classique :
1/TS = 1/Tsyn + 1/ TT ;
Tsyn étant la période synodique calculée ci-dessus, et TT, la période sidérale de la Terre, soit 365.25 jours.
Observations, mesures et résultats :

Résultats :

Distance entre les taches :

DA-T1 = 9mm
DT1-T2 = 9mm
DT2-T3 = 11,5mm
DT3-T4 = 10,5mm
DT4-T5 = 14mm
DT5-T6 = 13,7mm les taches se déplacent en quasi ligne droite


Temps entre les positions des taches :

D1-2 = 23h16min
D2-3 = 25h21min
D3-4 = 20h48min
D4-5 = 24h
D5-6 = 24h

Total = 7045min

Valeur de l'angle T1OT6 :

θ = 63°08'09'' = 63,136°

Rapport de proportionalité :

7045min = 63,136°
x = 360° -------­> x = 40 170,42min

40 170,42min = 27,896 jours = Période synodique du Soleil

Période sidérale du Soleil :

1/TS = 1/Tsyn + 1/ TT

1/TS = 1/27,896 + 1/365,25

TS = 25,9166 jours

Dessins :











Analyse : Nous pouvons dire que nous avons été relativement précis. Nous avons obtenu une valeur pour la période sidérale du Soleil qui est de 25,9166 jours comparativement à celle de 25,8 à 37,5 jours dépendament si l'on se retrouve respectivement à l'équateur ou aux pôles. Nous pouvons également dire que nos résultats sont cohérents, car l'angle de nous avons obtenu pour une période de 7045 minutes est de 63°08`09". Ce qui nous donne, par rapport de proportionalité, une valeur de 27,986 jours pour la période synodique du Soleil, ce qui est conforme à nos attentes. De plus, la distance mesurée entre les taches sur une période d'environ un jour, a été augmentée d'une façon relativement constante. Ceci s'explique par le fait que les taches ne se retrouvaient pas tout à fait au centre de rotation du Soleil, donc, les taches avaient un trajet qui avait la forme d'un arc de cercle. Nos résultats ne divergent pas tellement des valeurs réelles, ceci veut dire que nous avons été d'une précision assez élevée. Notre période sidérale de 25,9166 jours peut très bien s'expliquer, car les positions de nos taches étaient très près de la position de l'équateur, où la période de rotation est de 25,8 jours. Les causes d'erreurs auraient pu être le manque de précision lors du tracé au papier à décalquer, ou encore le manque de précision des photos du Soleil. Dû au fait que nous avons obtenu nos photos à partir du site de SOHO, nous pouvons dire que la précision de ces dernières était très bonnes. Les images étaient claires et nettes, elles n'étaient pas floues. Une autre cause d'erreur aurait pu être le manque de précision lors de la mesure des distances ou de l'angle entre les 2 taches les plus distancées. Cependant, nous avons utilisé une règle d'architecte ainsi qu'un compas pour effectuer nos mesures, ce qui a grandement diminué les incertitudes des résultats. C'est pour ces raisons que nous pouvons estimer la précision de nos résultats à très grande, ce qui peut être confirmé par l'écart très faible entre la valeur réelle et la valeur obtenue dans notre expérience. Nous ne pourrions pas critiquer vraiment la méthode expérimentale de notre expérience, car tout s'est très bien déroulé et s'est fait d'une manière précise. Le seul défaut que nous pourrions trouver à notre méthode est la nécessité d'avoir des images claires et nettes. Une suggestion pour les années à venir serait d'utiliser un télescope plus puissant ou encore un appareil photo plus moderne. Un appareil photo numérique serait d'une grande utilité pour obtenir des images claires et nettes.

Conclusion : En conclusion, nous avons réussi, à l'aide des démarches appropriées, à trouver la période sidérale de rotation du Soleil, qui est de 25,9166 jours selon nos résultats. Ceci a été déterminé à l'aide de l'angle séparant les différentes taches solaires en mouvement, cet angle était de 63 degrés 08 minutes et 09 secondes. Nous avons réussi à mesurer cet angle en mesurant tout d'abord les distances qui séparaient les différentes taches en mouvement. Par la suite, nous avons trouvé le centre de rotation du Soleil pour transposer ces distances sur un arc de cercle. Finalement, nous pouvons dire que nous avons atteint notre but car nous avons réussi à trouver la période sidérale du Soleil qui est de 25,9166 jours. Cette valeur passe le test déterminant de la comparaison avec la valeur réelle, qui est de 25,8 jours à 37,5 jours dépendament si l'on se retrouve respectivement à l'équateur ou aux pôles. Nous pouvons dire que notre but a été atteint d'une manière très précise, car nos taches se retrouvaient juste en-dessous de l'équateur solaire.

Le Patient

Il a souligné la difficulté que représentaient des décisions médicales prises sans le consentement éclairé du patient face à un acharnement thérapeutique qui n’aurait, pour des patients « incompétents », que l’effet de prolonger les souffrances ou des coûts qui pourraient être distribués plus justement à des patients n’étant pas parvenus à un stade terminal de leur maladie.

La première proposition repose sur la valorisation unidimensionnelle de la valeur de l’autonomie. Elle défend le droit de mourir au nom de la valeur absolue du patient à disposer de lui-même, de sa vie et récuse une longévité artificielle provoquée par l’acharnement thérapeutique ou palliatif.

Elle revendique une reconnaissance de l’individualisme ambiant et questionne la légitimité de l’état à traiter des questions qui relèvent du droit privé.

La question politico-juridique posée par l’euthanasie est de savoir jusqu’à quel point celle-ci peut demeurer un choix pour le sujet, dans une société où seuls les êtres autonomes sont valorisés ? Les législations européennes autorisant le suicide ont fait de la vie la propriété du citoyen et non de l’état. Le problème du respect de l’euthanasie volontaire est qu’elle place le médecin dans la situation paradoxale d’ être l’acteur du choix du malade ce qui semble annihiler le choix qui a fait du médecin un protecteur de la vie pour en faire un partenaire de décisions de vie individuelles.

Philosophie

Dans notre monde moderne, nul ne peut affirmer que nous vivons tous en profitant de la même qualité de vie. Certains pays vivent dans la richesse et l'abondance tandis que d'autres vivent dans la misère la plus totale. Cette inégalité sociale provient d'une distinction nette entre les communautés et de leur volonté d'être séparées économiquement et culturellement. En prenant consience des malheurs qui affligent les personnes des nations les plus démunies, nous, les habitants des pays riches, devrions-nous pas nous interroger sur la possibilité de partager avec ces personnes nos richesses ? Serait-il approprié de sacrifier une partie, peut-être même la majorité, de notre luxe pour éviter à ces gens la misère qu'ils vivent chaque jour ? L'enjeu de ces questions est bien réel, car on dénombre aujourd'hui environ 15 millions de réfugiés dans le monde. Cela représente un nombre impressionnant de vies misérables qui, je l'espère, ne peut laisser indifférents les personnes choyées que nous sommes (habitants des pays riches). Nous devons endosser une partie des responsabilités face à cette situation, car nous détenons le pouvoir de changer les choses. Nous pouvons, sans l'ombre d'un doute, apporter une aide bien plus importante que celle que nous apportons maintenant à ces personnes. Je crois personnellement qu'il est de notre devoir d'accroître le nombre de réfugiés accueillis chaque année dans notre pays. Pour vous le démontrer, je vous ferai part tout d'abord du contexte de la situation. Par la suite, je procéderai à une analyse de l'enjeu morale et des exigences morales. Pour finir, je vous ferai part de deux théories philosophiques (conception de Hume et conception conséquentialiste) et de ma position personnelle face à ce problème.

Le contexte est le suivant : des millions de personnes souffrent de la famine, de la répression politique et de la persécussion. Pour la majorité de ces personnes, le seul moyen de s'échapper de cette vie de misère est de demander asile aux pays ne souffrant pas de ces malheurs. Rares sont celles qui réussissent à se trouver un pays d'accueil. Le problème est que, pour la majorité des pays riches, des politiques concernant l'immigration limitent l'entrée de ces personnes. En effet, les places disponibles sont insuffisantes face à la demande. Cette situation résulte en de milliers de camps de réfugiés où les gens ne font que survivre (au sens propre du mot) en attendant une vie meilleure.

Une situation comme celle décrite précédemment peut-être soumise à plusieurs exigences morales. Premièrement, nous pouvons affirmer qu'il est de notre devoir moral de venir en aide aux réfugiés. Est-il justifiable de refuser de sacrifier une partie de notre abondance pour améliorer grandement la qualité de vie de milliers de personnes ? C'est de cet enjeu qu'il est question ici. Si nous refusons d'accorder une place dans notre communauté à ces personnes, nous devrons être tenus en partie responsables des malheurs qu'auront à vivre ces gens. Bien que cela puisse apporter des inconvénients et des effets négatifs sur plusieurs personnes de notre communauté, nous détenons le pouvoir d'aider les réfugiés. Alors, à quoi devrions-nous accorder le plus d'importance ? Les bonheurs surperflus des gens d'ici ou l'augmentation plus que considérable du niveau de vie des demandeurs d'asile ? Notre morale nous dicte qu'il faut accorder la priorité aux réfugiés. La morale nous impose cette idée, elle l'exige.

Si l'on aborde le problème du point de vue de Hume, celui-ci opterait sans aucun doute pour l'augmentation du nombre de réfugiés admis. Hume base sa morale sur les sentiments ou plus précisément sur l'empathie. Une personne prise d'empathie pour les réfugiés ne pourrait leur refuser asile. Cette dernière n'aurait qu'à s'imaginer toutes les souffrances vécues par les malheureux pour être prise par les sentiments. De plus, la loi morale de base selon Hume est la suivante : Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que les autres te fassent. Alors, on n'aurait qu'à se glisser dans la peau d'un réfugié pour comprendre que celui-ci n'espère qu'un peu d'aide de ceux qui ont le pouvoir de lui offir. Aucun être raisonnable qui se retrouverait à la place d'un réfugié ne pourrait souhaiter qu'on lui refuse asile. Alors, selon le principe de base de Hume, on ne devrait pas faire subir aux réfugiés le sort que nous-mêmes ne voudrions pas subir. C'est pour ces raisons, je crois, que Hume serait largement en faveur de l'augmentation du nombre de réfugiés admis.

Maintenant, si nous abordons le problème du point de vue d'un conséquentialiste. Celui-ci devrait considérer que les politiques d'immigrations devraient être fondées sur les intérêts de tous ceux et celles qui sont affectés par le problème. Toujours selon celui-ci, on devrait considérer tous les intérêts d'une manière égale et donner la priorité aux plus urgents et aux plus fondamentaux. Bien sûr, les intérêts qui appartiennent à cette dernière catégorie sont ceux des réfugiés. Cependant, les autres personnes touchés par le problème possèdent des intérêts divergents. En effet, les résidants du pays d'accueil se verront touchés par une plus forte compétition au niveau de la recherche d'emploi et de la réception des services sociaux. D'un autre côté, ces mêmes résidants pourraient bénéficier d'une arrivée accrue de réfugiés. En effet, cette arrivée massive d'immigrants pourrait donner du tonus à l'économie par un surcroît d'activités pour répondre aux besoins des nouveaux venus. De plus, le mélange des cultures pourrait apporter des bénéfices à long terme. Ainsi, si nous considérons toutes les conséquences de l'arrivée d'immigrants supplémentaires, la balance pencherait inévitablement du côté de l'augmentation des admissions.

En résumé, si nous procédons à la synthèse des points soulevés précédemment, on ne peut qu'être en faveur de l'augmentation du nombre de réfugiés admis. Je suis personnellement en faveur de cette initiative. Je ne peux qu'admettre qu'il serait totalement immoral de refuser l'accès aux personnes les plus démunies que pour profiter d'une aisance superflue. Je suis en accord avec Hume, je ne ferais pas aux autres ce que je ne voudrais pas qu'ils me fassent. Si je serais à la place d'un réfugié, je voudrais plus que tout au monde être accepté dans un pays comme le Canada. Je ne voudrais en aucun cas être refusé. Donc, je ne refuserai pas l'entrée à ces personnes. De plus, je ressens beaucoup d'empathie pour ces malheureux, ce qui solidifie ma position. Finalement, le calcul d'utilité de l'acceptation d'une augmentation du nombre de réfugiés accorde un surplus considérable des plaisirs sur les déplaisirs, ce qui apporte encore un appui à ma position.

En conclusion, nous pouvons dire que nous devrions être en faveur d'une augmentation du nombre de réfugiés par empathie pour ces derniers. De plus, nous ne devrions pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas que les autres nous fassent, c'est-à-dire refuser l'accès à une vie meilleure. En addition, les conséquences de cet acte de bonté seraient en somme positives pour tous. C'est pour ces raisons que nous devons conclure que nous avons le devoir d'augmenter nos admissions aux réfugiés. Peut-être qu'en faisant ainsi, nous pourrions donner l'exemple aux pays les plus réticents face à cette idée. De plus, qui sait ? Peut-être serons-nous dans cette même position précaire un jour...

Frais bancaires: Flaherty lève le ton

"Je leur ai dit qu'à mes yeux, (la réponse de l'ABC) était méprisante et que la question méritait plus d'attention que cela. Les banques l'étudient et je m'attends à ce qu'elles me reviennent là-dessus." Au début de l'année, le ministre s'est interrogé publiquement sur les frais bancaires, que la plupart des consommateurs trouvent trop élevés. Il s'est attardé aux frais facturés pour l'utilisation des guichets automatiques, plus particulièrement à leur incidence sur la situation financière des étudiants, des aînés, des handicapés et des personnes à faible revenu. Au début du mois, Jim Flaherty a rencontré les présidents des six plus grandes banques canadiennes à Toronto pour faire valoir son point de vue. Il n'en est rien ressorti; au contraire, la plupart des institutions financières ont refusé de réduire leurs frais. La semaine dernière, devant le comité des finances de la Chambre des communes, le président de l'ABC, Raymond Protti, en a rajouté. Selon lui, il n'est pas du ressort d'Ottawa de réglementer les frais bancaires. Il faut plutôt laisser jouer les forces du marché, a-t-il soutenu. Dialogue de sourds Mercredi, le directeur québécois de l'ABC, Jacques Hébert, a soutenu que les banques n'avaient pas beaucoup plus à dire au gouvernement, si ce n'est d'assurer le suivi avec le comité des finances. "On ne peut aller plus loin", a-t-il indiqué.

Le porte-parole est allé jusqu'à invoquer la Loi sur la concurrence, qui empêche les banques, comme les autres sociétés, de faire preuve de collusion. "C'est formellement interdit, a-t-il noté. On se retrouverait en cour, accusés. (...) On est un petit peu surpris que certaines personnes ne comprennent pas qu'il est interdit aux banques de fixer les prix après consultation." M. Hébert a souligné que les 19 institutions financières canadiennes offraient plus de 110 forfaits de services bancaires. "Il appartient à chaque banque de décider pour elle-même si elle va garder les frais à leurs niveaux actuels, si elle va diminuer ou même augmenter les frais ou encore offrir aux clients d'autres forfaits en sus de ceux qui existent déjà et qui permettent à plusieurs personnes d'éviter les frais", a expliqué le représentant du lobby bancaire. Le Nouveau Parti démocratique, qui a lancé le débat sur la question, prône des limites sur les frais de service, une proposition que les conservateurs n'appuient pas pour l'instant.

L'envolée


L’envolée du titre MEETIC amorcée depuis plusieurs semaines pourrait se poursuivre suite à la publication de ses résultats plutôt bien accueillie. En effet, le groupe a enregistré en 2006 une progression de son chiffre d’affaires de plus de 80% et un résultat opérationnel à 15.2 millions d’euros. Les perspectives 2007 sont d’autant plus encourageantes avec l’annonce d’une nouvelle version de MEETIC qui sera développée au niveau international.

D’un point de vue technique, le titre se reprend depuis novembre 2006 et a récemment consolidé au contact des 28 EUR. En données journalières, le repli sur l’important support des 24.05 EUR qui correspond au passage de la moyenne mobile à 100 jours a particulièrement bien profité à la reprise. Sur ce niveau, une figure chartiste en double creux s’est formée, révélatrice d’un retournement de tendance. La résistance des 28 EUR a donc été rapidement débordée militant pour une poursuite du mouvement haussier vers les plus hauts historiques.

Dans ce contexte positif, des positions d’achats pourront donc être initiées dès à présent avec un stop de protection positionné au-dessous des 27 EUR. Le premier principal objectif sera les 34 EUR.



Mark Cohon prend les rênes

La LCF a trouvé son nouveau commissaire en la personne de Mark Cohon. Il a été présenté mercredi lors d'une conférence de presse.

Cohon sera en poste pour les cinq prochaines années. Il succède à Tom Wright, dont le contrat a expiré à la fin de la dernière année.

Cohon, 40 ans, n'en est pas à sa première aventure dans le monde du sport. Il a travaillé au marketing du baseball majeur et de la NBA. Il siège présentement sur le conseil de la compagnie torontoise AudienceView Software Corp.

« Mark a une feuille de route impressionnante en sports et en développement des affaires, a expliqué Gene Dunn, président du bureau des gouverneurs. Il amène expérience, énergie et la perspective d'aider à bâtir sur le succès de la LCF et de continuer à aller de l'avant. »

Selon les rumeurs, Rick Burton, ancien commissaire de la Ligue de basketball australienne, a aussi été considéré, tout comme un troisième candidat non identifié.

Si Cohon prend les rênes d'une ligue en bien meilleure santé qu'en 2002, il fera tout de même face à plusieurs défis. Le premier, et non le moindre: forcer les équipes à respecter le plafond salarial de 4,05 millions.

Il devra aussi statuer sur l'avenir de la concession d'Ottawa, une priorité de la LCF depuis la dissolution des Renegades avant le début de la dernière saison.

L'astrologie

L'astrologie est une science basée sur l'observation des astres que les anciens contemplaient avec curiosité dans le ciel constellé. Cette myriade de points brillants a tout d'abord donné aux constellations des formes parfois d'un flou pittoresque, et ce spectacle dont on peut exprimer la réelle splendeur demeure toujours présent aux quatre coins du monde.

L'astrologie est la science, des rayons d'énergie et des forces qui conditionnent et régissent le monde. Il s'agit d'en faire bon usage pour en décortiquer le message.

Jean Charest dispose d'un demi-milliard de plus

Cet argent pourra lui permettre de négocier l'appui d'une partie de l'opposition majoritaire pour remplir sa promesse de redonner aux Québécois de la classe moyenne les fruits de la réforme fédérale de la péréquation.Mardi soir à Ottawa, le Bloc québécois a voté en faveur du budget conservateur présenté le 19 février par le ministre des Finances, Jim Flaherty. Il prévoit une bonification de 698 millions de la péréquation pour le Québec qui s'ajoutent aux 6,46 milliards que Michel Audet, ministre des Finances du Québec, avait eu l'assurance de recevoir.Pressé en pleine campagne électorale d'indiquer ce qu'il entendait faire de cette manne, M. Charest a déclaré vouloir l'utiliser pour bonifier les baisses d'impôt aux familles de la classe moyenne annoncées par le ministre Audet.L'allègement fiscal promis par M. Audet pouvait atteindre 254,40 $ pour un revenu imposable de 64 000 $ et plus. M. Charest a promis de le porter à 914,40 $ pour les contribuables dont le revenu imposable excède 75 000 $. Mardi, M. Charest a réitéré cet engagement.

Or, ces baisses d'impôt entreraient en vigueur à partir du 1er janvier 2008 alors que la bonification de la péréquation commence dès lundi prochain, 2 avril.Le gouvernement Charest toucherait donc les trois-quarts des 698 millions supplémentaires d'Ottawa, soit 523,5 millions, avant de commencer à réduire les impôts.L'Action démocratique du Québec (ADQ) ou le Parti québécois devra donner son accord pour que le budget libéral soit adopté. Ils pourront le monnayer pour obliger le gouvernement à remplir une partie de leurs engagements. M. Charest pourra choisir qui contenter. Ainsi va la dynamique de la gestion minoritaire.Tant l'ADQ que le PQ avaient dénoncé la promesse libérale durant la campagne. Le Canada anglais s'était en outre montré outré que les impôts payés par les contribuables canadiens à Ottawa servent à baisser ceux du gouvernement du Québec.L'ADQ avait plutôt proposé d'utiliser l'argent additionnel pour remplir ses engagements et renflouer le Trésor public. Le PQ voulait régler l'impasse financière qui s'annonce pour l'exercice 2008-2009 et appliquer les recommandations du vérificateur général Renaud Lachance pour respecter et la lettre et surtout l'esprit de la Loi sur l'équilibre budgétaire.La veille du déclenchement des élections, le ministre Michel Audet avait présenté un budget équilibré doté d'une mise en garde. Québec fait face à un trou de 1 milliard l'an prochain, compte tenu de la croissance plus rapide des dépenses budgétaires que des revenus.Utiliser la bonification de la péréquation à cette fin réglerait en bonne partie cette impasse puisque les millions supplémentaires sont récurrents. Ottawa versera même quelque 500 millions de plus encore au Québec en péréquation en 2008-2009, en vertu de la nouvelle formule de partage retenue par le gouvernement conservateur.L'an prochain, Québec pourra compter en outre sur 200 millions supplémentaires, récurrents et indexés, en vertu de la bonification des transferts fédéraux pour l'enseignement postsecondaire.Y a-t-il assez d'argent avec tout cela pour baisser les impôts de la classe moyenne?«C'est pas le bon moment pour le faire, juge Luc Godbout, professeur à la chaire de fiscalité et de finances publiques de l'Université de Sherbrooke.

Qu'est-ce que ça nous donne si dans deux ou trois ans, on doit augmenter les impôts parce qu'on ne peut atteindre l'équilibre budgétaire?»«Il faut comprendre que quand on change la table d'imposition, on change aussi les comportements, nuance Robert Gagné, directeur de l'Institut d'économie appliquée, rattaché à HEC Montréal. Il faut aller du côté de l'impôt des particuliers. Du côté des sociétés, le Québec est assez compétitif.»Ce qui pèse dans la décision d'investir au Québec ou ailleurs, ce n'est pas tant ce que l'entreprise paye que ce que ses cadres devront payer en impôt. «Si on concentre les baisses d'impôts sur ceux qui sont les moins fortunés, on rajoute encore à la progressivité», explique-t-il, tout en souscrivant sans ambages à l'engagement de M. Charest.Si Québec entend abaisser les impôts, alors la façon proposée par les libéraux paraît préférable à l'introduction d'un autre programme social, reconnaît M. Godbout.«Si on veut toucher tout le monde, il faut plutôt hausser le seuil à partir duquel on paye de l'impôt», précise Stéphane Leblanc, associé fiscaliste chez Ernst & Young. Pour 2006, ce seuil avait été fixé à 9555 $.ADQ et PQ ont là matière à négocier.

Irak: pour les démocrates, la balle est dans le camp de Bush

"Nous tendons la main de l'amitié au président en lui disant: monsieur le président, nous reconnaissons votre rôle en tant que président, s'il vous plaît, comprenez les pouvoirs qui nous sont reconnus par la Constitution en tant que Congrès", a déclaré pour sa part la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.

"Asseyons-nous ensemble pour faire ce qui est bien pour le peuple américain, pour nous occuper de la guerre en Irak, pour qu'on puisse y mettre fin et ramener bien vite nos troupes à la maison", a ajouté Mme Pelosi.

Ces déclarations interviennent après que M. Bush s'est engagé une énième fois à opposer son veto à tout calendrier de retrait, alors que la Chambre la semaine dernière, et le Sénat cette semaine, travaillent à lier le financement de la guerre à une telle mesure.

M. Bush a même élevé le ton mercredi contre cette mesure aux conséquences "désastreuses", tandis que sa porte-parole Dana Perino indiquait clairement que la Maison Blanche n'entendait pas bouger d'un iota.

Les parlementaires "savent qu'en retirant ce à quoi le président est opposé nous pouvons faire adopter un collectif d'urgence que le président puisse signer", a-t-elle affirmé.

Après ces déclarations M. Reid a jugé "évident que (M. Bush) ne veut rien d'autre que la confrontation".

M. Reid et Mme Pelosi ont envoyé une lettre ouverte commune à M. Bush où ils se disent "tout à fait troublés par (son) insistance à opposer un veto" au projet de loi de financement de la guerre.

"Plutôt que de travailler avec le Congrès pour mettre au point un projet de loi que vous puissiez signer, vous avez apparemment l'intention de suivre une stratégie politique qui retarderait inutilement le financement" destiné aux militaires, accusent-ils.

"Nous sommes prêts à travailler avec vous, mais vos menaces de veto contre un projet de loi qui ne vous a même pas encore été soumis indiquent que vous n'êtes peut-être pas prêts à travailler avec nous. Nous espérons que tel n'est pas le cas", concluent les deux chefs démocrates.

Les dirigeants arabes lancent un appel direct aux Israéliens

Les dirigeants arabes ont décidé de lancer un appel direct “au gouvernement israélien et à tous les Israéliens” pour qu'ils acceptent le plan arabe de paix adopté à Beyrouth en 2002, selon le texte de la résolution adoptée, hier, lors du sommet de Riyad. Ils réaffirment “l'invitation au gouvernement israélien et à tous les Israéliens à accepter l'initiative arabe de paix et à saisir l'occasion qui se présente pour une reprise du processus de négociations directes et sérieuses sur tous les volets”, dans une résolution politique. Cet appel correspond en fait à la volonté de la Ligue arabe décidée à faire bloc pour que les Palestiniens ne continuent pas à être sacrifiés sur l’autel des manœuvres qui visent à redessiner les cartes dans le monde. Au plan formel, Riyad aura réussi le tour de force de réunir 16 chefs d’État. Seuls cinq de leurs homologues n’ont pas fait le voyage. Si le Maroc, la Tunisie, la Somalie et Oman ont mandaté des représentants, la Libye, singulière comme à son habitude, boycotte carrément la rencontre, annonçant qu’il ne se fait toujours pas d’illusions sur les capacités du monde arabe.

Le sommet ouvert hier devrait s’achever aujourd’hui avec la remise à l’ordre du jour de l’offre de paix avec Israël, vieille de cinq ans, que son auteur, l’Arabie Saoudite, a démarchée activement comme la meilleure chance, sinon la dernière, de régler le conflit israélo-arabe, avec le soutien en filigrane des États-Unis pressés d’en finir avec le bourbier irakien. Le 19e sommet s’est ouvert au Centre international de conférences du roi Abdel Aziz, dans une capitale où les mesures de sécurité, déjà imposantes en temps normal, ont encore été très renforcées.La journée d’hier devait être consacrée principalement aux discours protocolaires et aux entretiens en aparté sur la relance du processus de paix avec Israël, le soutien au nouveau gouvernement palestinien d’union et l’appel à une réconciliation en Irak ; la crise libanaise et d’autres sujets économiques sont relégués au second plan.En fait, le terrain a été défraîchi par les ministres des AE qui ont adopté l’offre de paix arabe telle que proposée à Beyrouth en 2002, sans aucun amendement. Le marché consiste à offrir à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays arabes en échange d’un retrait des territoires arabes occupés par l’État hébreu depuis 1967, de la création d’un État palestinien et d’un règlement équitable de la question des réfugiés palestiniens.

Ainsi, les Arabes jurent que c’est leur dernière offre et qu’en cas de refus de la part des Israéliens, l’avenir de la région sera alors remis entre les mains des seigneurs de la guerre. La menace est prise au sérieux, notamment par les Américains qui s’impatientent de sortir du guêpier irakien. Bush a, en effet, fini par saisir que le puzzle moyen-oriental est entièrement déterminé par la question palestinienne.Les chemins de la stabilité dans la région passent par un État palestinien, un vrai. Cependant, et comme le soutient fortement l’Algérie, dont le président Abdelaziz Bouteflika a déployé d’intenses consultations avec ses pairs en marge du sommet, les dirigeants arabes devraient ouvrir la porte d’opportunité à la paix en veillant à ce que soit levé le boycott international contre le nouveau gouvernement palestinien d’union, représenté à Riyad par Abbas et Ismaïl Haniyeh. Hamas, considéré par les États-Unis, Israël et l’UE comme une organisation terroriste, avait annoncé depuis Alger par la voix de son leader, Mechaal, lors de la conférence sur Al-Qods, qu’il appliquera la résolution de Riyad.

Tretiak rêve de revivre la série du siècle

La fameuse série du siècle entre le Canada et l'Union soviétique...

Vladislav Tretiak l'a vécu une première fois devant le filet soviétique et il rêve de la revivre 35 ans plus tard comme président du hockey russe.

Tretiak affirme avoir obtenu le support du président russe, Vladimir Poutine, et du premier ministre canadien, Stephen Harper, pour organiser une revanche entre les meilleurs joueurs du Canada et de la Russie.

Hockey Canada aurait manifesté de l'enthousiasme à l'égard de ce projet. Cependant, une discorde entre la LNH et la Fédération russe au sujet des transferts de joueurs bloquerait la conclusion imminente d'un accord.

Tretiak a annoncé son projet cet hiver, à Montréal, en marge de la cérémonie pour retirer le numéro 29 de son vis-à-vis de 1972, Ken Dryden.

Comme il y a 35 ans, une éventuelle série entre les deux équipes nationales présenterait 8 matchs au total, 4 au Canada et 4 en Russie. En 1972, le Canada a gagné la série de justesse avec un gain en toute fin du 8e match.

Kovalev réagit

Le capitaine de l'équipe nationale russe, Alex Kovalev, a déjà manifesté son désir de se joindre aux Ovechkin, Semin et Kovalchuk pour la deuxième série du siècle.

Même s'il dit craindre les blessures et les risques, « Kovy » croit que la revanche sera plus excitante que l'originale, car les joueurs se connaissent et le niveau de jeu s'est relevé.

De son côté, M. Dryden, devenu député fédéral, aimerait aussi voir une telle série, mais doute qu'elle sera aussi excitante qu'à l'époque.

Militaires britanniques détenus en Iran

La télévision iranienne a diffusé mercredi soir les premières images des 15 marins britanniques capturés vendredi dans le Golfe. Téhéran a assuré au même moment que son enquête prouvait que la capture avait eu lieu dans ses eaux territoriales, ce que dément Londres.

La seule femme du groupe, Faye Turney, a reconnu qu'ils ont « pénétré » dans les eaux iraniennes. Elle est apparue avec un voile, en compagnie d'autres marins en train de prendre un repas. « Nous avons été arrêtés le vendredi 23 mars, nous avons de toute évidence pénétré dans leurs eaux territoriales », a-t-elle déclaré dans cette vidéo.

La diffusion de ces images a provoqué la protestation immédiate de Londres, les considérant « complètement inacceptables ». La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, s'est dite « très préoccupée » par « toute indication de pression ou de contrainte sur notre personnel ».

La télévision iranienne a également fait état d'une lettre en anglais écrite, selon elle, par la jeune femme, à l'intention de sa famille. La missive aurait été remise à l'ambassadeur de Grande-Bretagne. D'après les médias britanniques, Faye Turney y écrit que les marins sont « apparemment » entrés dans les eaux iraniennes.

Faye Turney devrait être relâchée « d'ici un ou deux jours », selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Mohammad Ali Hosseini.

Sexy


Natasha


Canadien - Une journée calme et sans histoire

C'était une journée comme on en voit rarement dans l'entourage du Canadien: calme et sans histoire.

Une douzaine de joueurs ont participé à l'entraînement optionnel, mercredi, au lendemain de cette victoire importante de 6-4 sur les Rangers de New York. Le CH est maintenant seul au 8e rang dans l'Est.

Sur la glace, c'est devenu une vision habituelle, le gardien Cristobal Huet s'est entraîné. Son retour ne saurait tarder, mais plusieurs le voient plutôt adjoint à Jaroslav Halak.

Pourquoi changer une formule qui fonctionne? La recrue de 21 ans a gagné ses 5 derniers départs, en plus d'être nommée 3e étoile de la dernière semaine dans la LNH.

Surtout, il a redonné confiance à une équipe qui jouait sur les talons. Les défenseurs Francis Bouillon et Mathieu Dandenault ont d'ailleurs tenu à rendre hommage à leur nouveau collègue.

À savoir s'ils se sont pincés en déjouant cinq fois l'excellent Henrik Lundqvist en deuxième période mardi, la réaction de Dandenault résume tout. « Cinq buts, c'était inattendu. Mais on y croit de plus en plus! »

La résurrection de Kovalev

Alex Kovalev a inscrit 4 de ses 18 buts au cours de ses deux derniers matchs, avec l'aide de ses partenaires de trio Guillaume Latendresse et Maxim Lapierre. Il a évidemment souligné l'apport des Québécois à sa production.

« Kovy » a ensuite expliqué avoir traversé une période frustrante cette saison, où il se rendait au but, mais que la rondelle n'arrivait jamais. « Cette fois, c'est à mon tour de marquer. »

Kovalev a reçu quelques points de suture au dessus de l'oeil droit, après avoir été atteint par un bâton lors de son premier but. Sur la liste des blessés, Alexander Perezhogin est toujours ennuyé par des douleurs à la tête.

Pendant ce temps, Tomas Plekanec est à 100 lieues du joueur qui se battait pour un contrat au retour du lock-out. Il est le meilleur marqueur de l'équipe en 2007, et à 450 000 $ (le plus bas salaire de l'équipe), il représente tout un rapport qualité/prix.

« Je suis en meilleure position pour négocier », s'est contenté de dire Plekanec. Il confirme du coup avoir retrouvé toute sa confiance lors de son passage vivifiant sur le quatrième trio.

Des plaintes contre Rumsfeld rejetées


La plainte pour torture déposée en 2005 contre l'ex-secrétaire à la Défense des États-Unis Donald Rumsfeld et trois militaires américains de haut rang a été rejetée mardi par un juge fédéral américain.

Le juge Thomas Hogan a conclu que le droit constitutionnel américain ne s'appliquait pas à neuf ex-détenus en Afghanistan et en Irak qui disaient avoir été arrêtés à tort, détenus et torturés par l'armée américaine. Il a affirmé que l'ex-secrétaire à la Défense ne pouvait être tenu personnellement responsable de gestes liés à son travail au gouvernement et que les prisonniers détenus à l'étranger n'étaient pas protégés par la Constitution américaine.


Les neuf hommes accusaient M. Rumsfeld et les trois militaires d'avoir ordonné des interrogatoires violents et d'avoir ignoré des mises en garde sur de possibles dérives.


Lors d'une audience le 8 décembre, le juge Hogan avait laissé entendre que si ce type de plainte était autorisé, rien ne pourrait empêcher Oussama Ben Laden de demander réparation à George W. Bush pour avoir réclamé son assassinat.


Plusieurs associations avaient appuyé les plaignants et demandé que la justice intervienne pour que l'interdiction de la torture soit effectivement appliquée par le gouvernement américain.

Les Illuminatis

Les Illuminati sont une "élite dans l'élite". C'est la plus ancienne et la plus secrète des organisations des "Maîtres du Monde". La plupart de ces organisations ont un siège social et des membres dont on connaît l'identité. Mais les membres des Illuminati ne sont pas connus de manière certaine, même si certains noms circulent avec insistance. Il s'agit de grandes familles capitalistes ou issues de la noblesse, comme par exemple les Rothschild, les Harriman, les Russel, les Dupont, les Windsor, ou les Rockefeller (notamment l'incontournable David Rockefeller, également co-fondateur du Groupe de Bilderberg et du CFR).

Les Illuminati existent sous leur forme actuelle depuis 1776, date de fondation de l'Ordre des Illuminati en Bavière par Adam Weishaupt, un ancien Jésuite. A cette époque, leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir sur la population.

La création des Illuminati marquait le lancement d'un Plan conçu pour se dérouler sur plusieurs siècles, en utilisant le contrôle du système financier naissant pour parvenir une domination totale sur le monde. La réalisation du Plan s'est ensuite transmise comme un flambeau de génération en génération, au sein d'une élite héréditaire d'initiés qui ont su adapter le Plan aux évolutions technologiques, sociales, et économiques.

Contrairement aux autres organisations des Maitres du Monde, les Illuminati ne sont pas un simple "club de réflexion" ou "réseau d'influence". Il s'agit d'une organisation dont la véritable nature est ésotérique ou "occulte".

Les dirigeants politiques ou économiques se présentent au public comme des personnes éminemment rationnelles et matérialistes. Mais le public serait étonné d'apprendre que certaines de ces personnes participent à des cérémonies étranges, dans des sociétés secrètes où se perpétuent le culte des dieux égyptiens et babyloniens: Isis, Osiris, Baal, Moloch, ou Sémiramis.

Le terme "Illuminati" signifie littéralement "les Illuminés" (du latin "illuminare": illuminer, connaître, savoir).

Les Illuminati se considèrent en effet comme détenteurs d'une connaissance et d'une sagesse supérieure, héritées de la nuit des temps, et qui leur donne une légitimité pour gouverner l'humanité. Les Illuminati sont la forme moderne d'une société secrète très ancienne, la "Fraternité du Serpent" (ou "Confrérie du Serpent"), dont l'origine remonte aux racines de la civilisation occidentale, à Sumer et Babylone il y a plus de 5000 ans.

La civilisation qui domine le monde aujourd'hui est en effet la prolongation de la civilisation Sumérienne, qui a inventé tout ce qui caractérise la civilisation occidentale: l'administration d'état, l'argent, le commerce, les taxes et les impôts, l'esclavage, les armées organisées, et une expansion fondée sur des guerres perpétuelles et l'asservissement des autres peuples. Ce fut aussi la première civilisation à détruire son environnement. Pratiquant une agriculture intensive après avoir inventé l'irrigation, les civilisations Sumérienne et Babylonienne ont transformé des prairies verdoyantes en un désert qui est aujourd'hui l'Irak

L'affaire Latimer


http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2001/2001csc1/2001csc1.html

L’arrêt Perka a exposé les trois éléments qui doivent être présents pour que la nécessité puisse être invoquée comme moyen de défense. Premièrement, il doit y avoir danger imminent. Deuxièmement, l’accusé ne doit pas avoir d’autre solution raisonnable et légale que d’agir comme il l’a fait. Troisièmement, il doit y avoir proportionnalité entre le mal infligé et le mal évité.
critères d'Application et modalités d'évaluation

Tout d’abord, il doit y avoir une situation urgente de « danger imminent et évident » : Morgentaler c. La Reine, [1976] 1 R.C.S. 616, p. 678. Bref, un désastre doit être imminent ou un mal doit être inévitable et proche. Il ne suffit pas que le danger soit prévisible ou probable; il doit être sur le point de survenir et être quasi certain de se produire. Dans Perka, le juge Dickson explique ainsi l’exigence de danger imminent : « Au moins, la situation doit être à ce point urgente et le danger à ce point pressant qu’un être humain normal serait instinctivement forcé d’agir et de considérer tout conseil de temporiser comme déraisonnable » (p. 251). L’arrêt Perka indique également la raison d’être de l’exigence de danger immédiat : « L’exigence [. . .] permet de vérifier s’il était vraiment inévitable que la personne agisse » (p. 251). Lorsque la situation dangereuse aurait manifestement pu être prévue et évitée, l’accusé ne peut raisonnablement pas invoquer le danger immédiat.
30 La deuxième exigence en matière de nécessité est qu’il n’y ait aucune solution raisonnable et légale autre que celle d’enfreindre la loi. L’arrêt Perka a proposé les questions suivantes : « Si l’accusé se devait d’agir, pouvait-il vraiment agir de manière à éviter le danger ou à prévenir le mal sans contrevenir à la loi? Y avait-il moyen de s’en sortir légalement? » ((p. 251) en italique dans l’original). S’il y avait une solution raisonnable et légale autre que celle de contrevenir à la loi, il n’y a pas nécessité. On peut remarquer que l’exigence comporte une appréciation réaliste des choix dont dispose une personne; l’accusé ne doit pas être placé devant le dernier recours imaginable, mais il ne doit avoir aucune solution raisonnable et légale. S’il existe une solution autre que celle de contrevenir à la loi, le moyen de défense fondé sur la nécessité échoue à cet égard.
31 La troisième exigence est qu’il y ait proportionnalité entre le mal infligé et le mal évité. Le mal infligé ne doit pas être disproportionné au mal que l’accusé tentait d’éviter. Voir Perka, p. 252, le juge Dickson :
Aucun système raisonnable de justice criminelle, si libéral et humanitaire soit-il, ne pourrait excuser l’imposition d’un mal plus grand afin de permettre à l’auteur de l’acte d’éviter un moindre mal. Dans de telles circonstances, on s’attend à ce que la personne subisse le mal et s’abstienne d’agir illégalement. Si elle ne peut se contrôler, nous ne l’excuserons pas.
Évaluer la proportionnalité peut être difficile. Il peut être facile de conclure qu’il n’y a pas proportionnalité dans certains cas, comme dans l’exemple, donné dans l’arrêt Perka, de la personne qui fait exploser une ville pour éviter de se casser un doigt. Lorsque la question de la proportionnalité peut être écartée rapidement, il est logique pour le juge du procès de le faire et de rejeter le moyen de défense fondé sur la nécessité avant d’examiner les autres exigences relatives à la nécessité. Mais la plupart des situations se trouvent dans une zone grise qui requiert une difficile pondération des maux. Il y a lieu de souligner à cet égard que l’exigence n’est pas qu’un mal (le mal évité) l’emporte toujours nettement sur l’autre (le mal infligé). Il faut plutôt que les deux maux soient au moins d’une gravité comparable. C’est dire que le mal évité doit être comparable au mal infligé ou être nettement plus grand. Comme l’a dit la Cour suprême de Victoria en Australie, le mal infligé [traduction] « ne doit pas être disproportionné au danger à éviter » : R. c. Loughnan, [1981] V.R. 443, p. 448.

L'affaire latimer

Avant d’appliquer aux faits de la présente affaire les trois exigences relatives au moyen de défense fondé sur la nécessité, nous devons déterminer quel critère régit la nécessité. La norme est-elle objective ou subjective? Un critère subjectif serait respecté si la personne croyait se trouver en danger imminent et n’avoir d’autre choix raisonnable et légal que de commettre l’infraction. Par contre, un critère objectif n’évaluerait pas ce que l’accusé croyait; il consisterait à déterminer si, dans les faits, la personne était en danger et ne disposait d’aucune solution raisonnable et légale. Un critère objectif modifié se situe entre les deux. Il comporte une évaluation objective, mais qui tient compte de la situation et des caractéristiques de l’accusé en question. Nous concluons qu’en ce qui concerne deux des trois exigences relatives au moyen de défense fondé sur la nécessité, le critère objectif modifié doit s’appliquer.
33 Les deux premières exigences — le danger imminent et l’absence de solution raisonnable et légale — doivent être évaluées selon la norme objective modifiée décrite précédemment. Comme il est mentionné dans Perka, la nécessité repose sur une norme objective : « [l]e caractère involontaire se mesure en fonction de ce que la société considère comme une résistance normale et appropriée à la pression » (p. 259). Nous ajouterions que, pour évaluer la conduite de l’accusé, il convient de tenir compte des caractéristiques personnelles qui touchent légitimement ce à quoi on peut s’attendre de lui. La démarche suivie dans R. c. Hibbert, [1995] 2 R.C.S. 973, est à retenir. S’exprimant au nom de notre Cour, le juge en chef Lamer a conclu ce qui suit, au par. 59 :
. . . il convient d’utiliser une norme objective qui tienne compte de la situation particulière de l’accusé, y compris sa capacité de percevoir l’existence d’autres solutions possibles.
Bien que la perception que l’accusé a des faits en présence puisse être très pertinente pour déterminer si la conduite devrait être excusée, elle ne l’est que dans la mesure où elle est raisonnable. Au moment où il accomplit l’acte en cause, l’accusé doit croire sincèrement et pour des motifs raisonnables qu’il fait face à un danger imminent et qu’il ne dispose alors d’aucune solution raisonnable et légale. Sa croyance et ses actes doivent reposer sur des motifs raisonnables, mais il convient de tenir compte des circonstances qui influent légitimement sur sa capacité d’évaluer sa situation. Il ne peut pas s’agir d’un critère subjectif; l’accusé qui prétend qu’il a perçu un danger imminent et qu’il n’avait pas d’autre choix que d’agir comme il l’a fait ne réussira à invoquer avec succès le moyen de défense fondé sur la nécessité que si sa croyance était raisonnable compte tenu de sa situation et de ses attributs. Nous écartons, pour étude dans une affaire où elle se présentera, la possibilité qu’une croyance sincère mais erronée justifie l’argument de l’« erreur de fait » dans le cadre de l’examen distinct de la mens rea.
34 La troisième exigence relative au moyen de défense fondé sur la nécessité, soit la proportionnalité, doit se mesurer en fonction d’une norme objective puisqu’il irait à l’encontre des principes fondamentaux du droit criminel de procéder autrement. Évaluer la nature d’un acte consiste essentiellement à déterminer, compte tenu des valeurs de la société, ce qui est approprié et ce qui est une transgression. Dans un extrait de Rethinking Criminal Law (1978), p. 804, G. P. Fletcher donne un aperçu de cette exigence. Fletcher traite de la comparaison entre le mal infligé et le mal évité et indique qu’il y a un seuil à partir duquel une personne doit subir le mal au lieu de contrevenir à la loi. Il ajoute :
[traduction] La détermination de ce seuil relève manifestement d’une appréciation morale de ce à quoi une personne est censée pouvoir résister dans des situations difficiles. Un moyen utile de faire cette appréciation consiste à comparer les intérêts opposés qui sont en jeu et à déterminer dans quelle mesure le mal causé par une personne dépasse l’avantage qui découle de son geste.
L’évaluation de la gravité du mal causé doit être objective. Par définition, une évaluation subjective des maux envisagés examinerait l’affaire du point de vue de l’accusé qui tente d’éviter un mal, dont généralement il est la victime. Il convient, toutefois, d’adopter un point de vue objectif étant donné qu’évaluer la gravité d’un geste est une question de normes sociales empreintes de considérations d’ordre constitutionnel (comme, en l’espèce, les droits à l’égalité que le par. 15(1) garantit aux personnes ayant des déficiences). Nous concluons que l’exigence de proportionnalité doit être évaluée en fonction d’une norme purement objective.
b) L’application des exigences relatives à la nécessité dans la présente affaire
35 En l’espèce, il ne s’agit pas de déterminer si le moyen de défense fondé sur la nécessité doit en fait excuser les actes de M. Latimer, mais plutôt s’il aurait fallu permettre au jury d’examiner ce moyen de défense. Le critère applicable à cet égard est l’apparence de vraisemblance de ce moyen de défense. Dans l’arrêt R. c. Osolin, [1993] 4 R.C.S. 595, p. 676, le juge Cory dit :
. . . il n’y a pas lieu de soumettre un moyen de défense au jury si un jury raisonnable ayant reçu des directives appropriées n’aurait pas été en mesure d’acquitter l’accusé à partir de la preuve présentée à l’appui de ce moyen de défense. En revanche, s’il est possible qu’un jury raisonnable ayant reçu des directives appropriées acquitte l’accusé à partir de la preuve présentée à l’appui de ce moyen de défense, il doit être soumis au jury. C’est au juge du procès qu’il appartient de décider si la preuve est suffisante pour que la défense soit soumise à un jury puisqu’il s’agit d’une question strictement de droit.
La question est de savoir s’il y a suffisamment d’éléments de preuve qui, si on y ajoutait foi, permettraient à un jury raisonnable — ayant reçu des directives appropriées et agissant judiciairement — de conclure au bien-fondé du moyen de défense et d’acquitter l’accusé.
36 En matière de moyen de défense fondé sur la nécessité, le juge du procès doit être convaincu que la preuve est suffisante pour donner une apparence de vraisemblance aux moyens invoqués relativement à chacune des trois exigences. S’il conclut qu’il n’y a pas apparence de vraisemblance pour l’une d’elles, le moyen de défense fondé sur la nécessité ne doit pas être soumis à l’appréciation du jury.
37 En l’espèce, il n’y a aucune apparence de vraisemblance quant aux trois exigences relatives à la nécessité.
38 La première exigence est le danger imminent. Elle n’est pas respectée en l’espèce. L’appelant ne prétend pas qu’il courait lui-même un danger; il décrit plutôt un danger que courait sa fille en raison de l’intervention chirurgicale qu’elle doit subir prochainement et qu’il percevait comme une forme de mutilation. La souffrance intense peut constituer un danger imminent mais, en l’espèce, rien dans l’état de santé de Tracy ne l’exposait à un danger tel que la mort était une solution de rechange. On pensait que Tracy était souffrante avant l’intervention chirurgicale et on s’attendait à ce que cette douleur persiste ou augmente après l’intervention. Cette douleur constante ne constituait toutefois pas une situation d’urgence en l’espèce. Pour reprendre les mots du lord juge Edmund Davies dans l’affaire Southwark London Borough Council, précitée, p. 746, nous ne sommes pas en présence d’une situation d’urgence, mais bien [traduction] « [d’]une situation persistante qui existe depuis longtemps ». Ni la maladie ni l’opération envisagée ne mettaient la vie de Tracy immédiatement en danger. En fait, la santé de Tracy aurait pu s’améliorer si les Latimer n’avaient pas refusé le recours à une sonde d’alimentation. Tracy ne se trouvait pas dans une situation d’urgence. On peut raisonnablement s’attendre à ce que l’appelant ait compris cette réalité. Rien ne permettait de penser qu’il se trouvait dans un état psychologique tel qu’il était incapable de constater l’absence de danger imminent. L’appelant a soutenu que, en ce qui le concernait, une intervention chirurgicale de plus constituait effectivement un danger imminent. Il n’était pas raisonnable que l’appelant croit cela, surtout qu’un meilleur contrôle de la douleur était possible.
39 La deuxième exigence est que l’accusé n’ait pas eu de solution raisonnable et légale autre que celle de contrevenir à la loi. En l’espèce, la proposition que l’appelant n’avait pas de solution raisonnable et légale autre que celle de tuer sa fille n’a aucune apparence de vraisemblance. Il disposait d’au moins une solution raisonnable et légale : il aurait pu continuer à endurer ce qui était indiscutablement une situation difficile en aidant Tracy à vivre et en atténuant sa douleur dans toute la mesure du possible. Pour ce faire, il aurait pu avoir recours à une sonde d’alimentation pour améliorer la santé de sa fille et lui permettre d’ingérer des médicaments plus efficaces contre la douleur ou il aurait pu s’en remettre au foyer collectif où Tracy demeurait juste avant son décès. Il est fort possible que l’appelant ait jugé trop triste et exigeante la perspective de continuer à endurer. Il était humain de trouver cette solution de rechange peu attrayante. Il s’agissait néanmoins d’une solution de rechange raisonnable et légale à laquelle une personne doit recourir en vertu de la loi avant de pouvoir invoquer le moyen de défense fondé sur la nécessité. L’appelant connaissait cette solution, mais il l’a rejetée.
40 La troisième exigence est la proportionnalité; elle requiert que le juge du procès détermine, en tant que question de droit plutôt que de fait, si le mal évité était proportionné au mal infligé. Sur le plan conceptuel, il est difficile d’imaginer une situation où l’exigence de proportionnalité pourrait être respectée dans le cas d’un homicide. Nous laissons ouverte, au cas où elle se poserait, la question de savoir s’il est possible de respecter l’exigence de proportionnalité dans le cas d’un homicide. En Angleterre, le moyen de défense fondé sur la nécessité ne peut probablement pas être invoqué en matière d’homicide : R. c. Howe, [1987] 1 A.C. 417 (H.L.), p. 453 et 429; J. Smith, Smith & Hogan : Criminal Law (9e éd. 1999), p. 249-251. La célèbre affaire R. c. Dudley and Stephens (1884), 14 Q.B.D. 273, où il y était question de cannibalisme en haute mer, est souvent considérée comme établissant l’impossibilité d’invoquer le moyen de défense fondé sur la nécessité dans les cas d’homicide, même si elle n’est pas concluante : voir R. Card, Card Cross and Jones : Criminal Law (12e éd. 1992), p. 532; Smith & Hogan : Criminal Law, op. cit., p. 249 et 251. La Commission de réforme du droit du Canada a affirmé que ce moyen de défense ne devrait pas pouvoir être invoqué par une personne qui tue ou blesse gravement une autre personne délibérément : Rapport : Pour une nouvelle codification du droit pénal (1987), p. 40. Les ressorts américains sont divisés sur cette question, plusieurs d’entre eux refusant ce moyen de défense dans les cas de meurtre : P. H. Robinson, Criminal Law Defenses (1984), vol. 2, p. 63-65; voir également United States c. Holmes, 26 F. Cas. 360 (C.C.E.D. Pa. 1842) (no 15 383). Le Model Penal Code des États-Unis propose que le moyen de défense fondé sur la nécessité puisse être invoqué dans les cas d’homicide : American Law Institute, Model Penal Code and Commentaries (1985), partie I, vol. 2, § 3.02, p. 14-15; voir également W. R. LaFave et A. W. Scott, Jr., Substantive Criminal Law (1986), vol. 1, p. 634.
41 Si on tenait pour acquis aux seules fins de l’analyse que la nécessité pourrait constituer un moyen de défense en matière d’homicide, il faudrait se trouver en présence d’un mal dont la gravité se compare sérieusement à celle de la mort (le mal infligé). En l’espèce, ce mal ne risquait pas de se produire. Le « mal évité » dans la situation de l’appelant était, comparativement à la mort, totalement disproportionné. Le mal infligé en l’espèce mettait fin à une vie; ce mal était démesurément plus grave que la douleur qui résulterait de l’intervention chirurgicale et que M. Latimer cherchait à éviter. Tuer quelqu’un — dans le but de mettre fin à la douleur produite par un état de santé physique ou mental qui peut être traité par des soins médicaux — n’est pas une réaction proportionnée au mal que constitue une douleur qui ne met pas la vie en danger et qui résulte de cet état de santé.
42 Nous concluons qu’il n’y a aucune apparence de vraisemblance aux moyens invoqués relativement à chacune des trois exigences de nécessité. Comme nous l’avons déjà mentionné, il suffit que le juge du procès conclut à l’absence d’apparence de vraisemblance quant à une seule exigence pour que le moyen de défense ne puisse pas être soumis à l’appréciation du jury. En l’espèce, le juge du procès a eu raison de soustraire ce moyen de défense à l’appréciation du jury. En examinant le moyen de défense fondé sur la nécessité, nous devons demeurer conscients du besoin de respecter la vie, la dignité et l'égalité de toutes les personnes touchées par le geste en question. Le fait que la victime en l’espèce était handicapée plutôt que physiquement apte est sans portée sur notre conclusion que les moyens de défense fondés sur la nécessité invoqués relativement aux trois exigences n’avaient aucune apparence de vraisemblance en l’espèce.

Hypothèque Légale

1380. Le Code civil du Québec a aboli les « privilèges », mobiliers ou immobiliers, qui étaient présents dans le Code civil du Bas Canada comme dans les codes des autres pays de droit civil. Il a remplacé un certain nombre de ces privilèges, de même que l'ancienne hypothèque judiciaire, par des hypothèques légales. Ces hypothèques prennent naissance par leur inscription au registre approprié, sauf l'hypothèque du domaine de la construction : celle-ci existe de plein droit, mais sa conservation dépend de son inscription. Le Code civil crée cinq catégories d'hypothèques légales. D'une part, celles de l'État, celles des personnes morales de droit public et les hypothèques résultant de jugements ; il donne à ces hypothèques un caractère général : leurs bénéficiaires ont le droit de les inscrire contre tout bien saisissable du débiteur, meuble ou immeuble, choisi par eux. D'autre part, celles du domaine de la construction, portant spécifiquement sur l'immeuble à l'égard duquel les travaux ont lieu et celle au profit du syndicat des copropriétaires, également spécifique. L'hypothèque légale du locateur ne résulte pas du Code civil mais de la Loi d'application qui a créé pour elle une disposition transitoire d'une longue durée : les baux en existence avant 1994 pouvaient, sujet aux inscriptions appropriées, conférer jusqu'en 2004 une hypothèque légale remplaçant l'ancien privilège du locateur.

Plusieurs lois créent des hypothèques légales à caractère général ou spécifique.

Le législateur a prévu un mécanisme particulier pour protéger la personne dont le bien se trouve grevé d'une hypothèque légale - qu'elle n'a pas choisi de créer : elle a la faculté d'en obtenir la radiation, à certaines conditions, en la remplaçant par une autre sûreté.

De toutes les hypothèques légales, la plus utilisée est sans aucun doute l'hypothèque légale au profit des différents intervenants du domaine de la construction, à laquelle ont particulièrement recours les sous-traitants et fournisseurs de matériaux retenus par l'entrepreneur général et n'ayant pas contracté directement avec le maître d'oeuvre. En l'absence de lien personnel leur permettant de réclamer de celui-ci personnellement les montants dus pour leurs services ou matériaux, ils utilisent le lien réel créé par l'hypothèque légale sur son immeuble.

B. Dispositions applicables à l'hypothèque légale

1381. Le Code civil ne précise pas quelles règles régissent les hypothèques légales. Il y a sans doute lieu de leur appliquer, avec les transpositions nécessaires, toutes les règles du titre troisième sur les hypothèques. Ainsi, le titulaire d'une hypothèque légale a accès à tous les recours hypothécaires 2240 .

Les dispositions sur les hypothèques conventionnelles ayant trait à la constitution de l'hypothèque, à l'acte constitutif, au constituant ou à ses pouvoirs et capacités ne régissent évidemment pas les hypothèques légales. Ainsi, les restrictions relatives à la capacité de créer une hypothèque mobilière sans dépossession n'entrent pas en jeu pour les hypothèques légales, celles-ci pouvant affecter les meubles d'une personne physique qui n'exploite pas d'entreprise. Le législateur a remplacé les dispositions relatives à l'obligation principale garantie par hypothèque conventionnelle et à la somme pour laquelle elle est consentie par des dispositions particulières à chaque espèce d'hypothèque légale.

1382. Plusieurs articles contenus au chapitre des hypothèques conventionnelles ont un caractère plus neutre. Le seul auquel le législateur ( art. 2732 C.c. ) soumet expressément l'hypothèque légale est l' article 2700 C.c. , relatif à l'exercice du droit de suite sur un bien meuble, lors de la vente du bien grevé en dehors du cours des activités de l'entreprise. Qu'en est-il des autres ?

1383. Il est raisonnable de penser qu'elles s'appliquent à l'hypothèque légale avec les adaptations nécessaires, sauf incompatibilité. Ainsi, l' article 2695 C.c. déclare immobilière l'hypothèque (conventionnelle) sur les loyers. Si cet article n'entrait pas en jeu pour l'hypothèque légale, deux régimes de règles, y compris celles relatives à la publicité, coexisteraient en parallèle, rendant les hypothèques conventionnelles sur loyers opposables par inscription au registre foncier et les hypothèques légales sur loyers opposables par inscription au registre des droits personnels et réels mobiliers.

1384. L' article 2710 C.c. empêche l'hypothèque conventionnelle sur créances de valoir contre les débiteurs de ces créances à moins de notification, ou encore d'acceptation de leur part. Régit-il l'hypothèque légale que le porteur d'un jugement inscrirait contre des créances appartenant au débiteur ? Il serait étonnant que le fisc ou tout créancier porteur d'un jugement (hypothèque légale judiciaire) acquière par inscription des droits opposables aux débiteurs des créances qui appartiennent à leur propre débiteur, sans aucune notification 2241 . Les tribunaux étendront probablement à l'hypothèque légale la règle de l' article 2710 C.c.

1385. Les dispositions sur l'hypothèque ouverte ( art. 2715 à 2723 C.c. ) se rattachent aux seules hypothèques conventionnelles, puisque le caractère ouvert de l'hypothèque dépend d'une stipulation expresse contenue à l'acte constitutif ( art. 2715 c.c.) ; une hypothèque légale ne peut donc avoir ce caractère.

C. Objet de l'hypothèque légale

1386. Pour chaque hypothèque légale, le Code civil ou la loi constituante précise la catégorie de biens, meubles ou immeubles, sur laquelle elle peut porter.

1. Aperçu (n os 1388 à 1394)

1387. L'hypothèque légale est prise contre un bien appartenant au débiteur ou même contre un immeuble qui a fait l'objet d'une aliénation de sa part sans que cette aliénation soit inscrite. Il doit s'agir d'un bien saisissable. La question de la saisissabilité du bien à grever se pose fréquemment en rapport avec des travaux de construction sur des immeubles appartenant à l'État ou à des personnes morales de droit public ; les biens de ces dernières relèvent parfois de leur domaine privé mais parfois font partie du domaine public.

2. Bien appartenant au débiteur

1388. Le bien grevé doit appartenir au débiteur 2242 .

La jurisprudence du Code civil du Bas Canada reconnaissait à un créancier le droit d'enregistrer son hypothèque légale 2243 ou judiciaire 2244 sur l'immeuble dont le débiteur était encore le propriétaire enregistré, mais qu'il avait vendu à un tiers. Tant que le tiers acquéreur n'avait pas enregistré son titre, on tenait l'immeuble pour appartenir au propriétaire enregistré, c'est-à-dire au vendeur ; les créanciers de ce dernier pouvaient ignorer la vente consentie par leur débiteur quoique ces créanciers ne fussent pas des « acquéreurs pour valeur », à qui l' article 2098 C.c.B.C. rendait inopposable un titre non enregistré. Cette interprétation s'impose sous le Code civil, lequel reconnaît à « tout intéressé » (et non seulement un acquéreur pour valeur) le droit de se prévaloir des effets du défaut de publicité ( art. 2964 C.c. ). La vente immobilière non inscrite produit ses effets entre les parties mais, faute de publicité, n'en produit pas à l'égard des tiers ( art. 2941 C.c. ) : l'acquéreur ne peut donc opposer son titre d'acquisition au créancier de son vendeur, ni empêcher celui-ci d'y inscrire une hypothèque légale 2245 .

3. Bien saisissable

1389. Le bien grevé doit être un bien saisissable. Cette règle a ici une portée plus absolue que pour l'hypothèque conventionnelle. En effet, si le constituant d'une hypothèque a la faculté de renoncer à l'insaisissabilité du bien qu'il hypothèque 2246 - et il y renonce tacitement en hypothéquant le bien - le candidat à une hypothèque légale ne peut forcer son débiteur à renoncer à cette insaisissabilité 2247 . Ainsi, on nie au créancier porteur d'un jugement pour une somme inférieure à dix mille dollars le droit d'exécuter l'hypothèque légale qu'il a inscrite sur une résidence familiale 2248 . Rien n'empêche toutefois l'inscription d'une hypothèque légale contre un bien stipulé insaisissable, s'il y a eu renonciation antérieure par le propriétaire à cette insaisissabilité ou si la stipulation d'insaisissabilité s'avère invalide 2249 .

L'insaisissabilité du droit de propriété sur le fonds ne fait pas échec à l'inscription d'une hypothèque légale inscrite contre les droits - saisissables - de l'emphytéote 2250 .

4. « Biens affectés à l'utilité publique » - personnes morales de droit public

1390. Sous le Code civil du Bas Canada , la jurisprudence se partageait quant à la possibilité d'enregistrer des privilèges ouvriers sur des immeubles appartenant à des municipalités, des établissements d'enseignement ou des établissements en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (L.R.Q., c. S-42 ). Suivant la jurisprudence 2251 , il y avait lieu de distinguer entre les biens faisant partie du domaine privé de ces corporations et ceux faisant partie de leur domaine public.

Les articles 2220 et 2221 C.c.B.C. servaient d'appui à cette doctrine de la dualité domaniale des biens des corporations municipales et scolaires ; ils prononçaient le caractère imprescriptible des biens possédés pour l'usage général et public. Le Code civil du Québec paraît aller dans le même sens : l' article 2876 C.c. interdit de prescrire acquisitivement le bien hors commerce et le bien incessible ou non susceptible d'appropriation, par nature ou par affectation ; l' article 2795 C.c. dispose de son côté que la mise hors commerce d'un bien grevé d'une hypothèque a pour effet d'éteindre celle-ci ; de plus, l' article 916 C.c. énonce que « nul ne peut [...] s'approprier les biens des personnes morales de droit public qui sont affectés à l'utilité publique ». Le Code civil du Québec consacre ainsi la théorie de la dualité domaniale des biens des personnes morales de droit public et maintient la distinction entre ceux de leurs biens affectés à l'utilité publique et les autres. Les premiers ne sont pas susceptibles d'appropriation, ni prescriptibles ni susceptibles d'hypothèque légale. Les autres le seraient.

1391. Sur cette distinction entre domaine public et domaine privé et la possibilité d'inscription d'hypothèques légales sur biens appartenant à des corps publics, la jurisprudence se montre hésitante et changeante.

1392. Compte tenu du caractère exceptionnel de l'insaisissabilité, la règle voulant plutôt qu'on puisse saisir et grever tous les immeubles de privilèges ou d'hypothèque, certains jugements, rendus tant sous l'ancien code que sous le nouveau, ont adopté une vue restrictive sur ce qui fait partie du domaine public de ces corporations ; ainsi ils ont jugé qu'un bâtiment servant d'école et appartenant à une commission scolaire faisait partie de son domaine privé et, par conséquent, pouvait faire l'objet d'un privilège 2252 . À l'opposé, une rue fait partie du domaine public municipal et une hypothèque légale ne peut la grever 2253 ; il en va de même pour un parc public 2254 .

Un courant jurisprudentiel confirmé récemment par la Cour d'appel favorise une interprétation plus large, protégeant les biens publics et concluant qu'un bien peut être affecté à l'utilité publique par voie accessoire ; ainsi, d'un entrepôt à sel jugé nécessaire à l'entretien des rues, auquel les municipalités se doivent 2255 .

1393. On s'appuie sur la loi constitutive ou la charte de ces institutions ou établissements pour analyser ces questions. Ainsi, on a vu dans les pouvoirs d'aliénation contenus dans ces lois ou chartes une indication du caractère relatif des effets de l'appartenance d'un bien au domaine public. Un centre hospitalier est une personne morale de droit public 2256 . Néanmoins, on a jugé que l' article 260 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux 2257 , en permettant au centre d'hypothéquer un immeuble, permettait, implicitement et du même coup, la naissance d'hypothèques légales sur cet immeuble 2258 . Sans doute le centre hospitalier doit obtenir l'autorisation du Conseil du trésor avant de constituer une hypothèque conventionnelle, mais l'accord donné par le Conseil du trésor aux travaux de construction équivaut, pour l'hypothèque légale du domaine de la construction, à telle autorisation 2259 . Une commission scolaire est aussi une personne morale de droit public 2260 . Cependant, l' article 272 de la Loi sur l'instruction publique 2261 permet à une commission scolaire d'hypothéquer ses immeubles. On en conclut qu'une école appartenant à une commission scolaire peut faire l'objet d'une hypothèque légale 2262 , pour cette raison et aussi parce que la commission scolaire peut l'aliéner : ce bien ne fait donc pas partie du domaine public ou peut cesser d'en faire partie. On a tenu le même raisonnement à propos d'une école constituée par lettres patentes émises en vertu de la Loi sur l'Université du Québec 2263 : elle a le pouvoir d'aliéner et d'hypothéquer ses biens. D'autre part, la destination des bâtiments d'école n'est pas suffisamment générale pour conclure à une affectation à l'utilité du public : si le mot « public » s'entend parfois d'un sous-groupe de la population générale, il ne réfère pas à un sous- groupe sélect qui doit répondre à des critères particuliers pour avoir accès aux bâtiments en question 2264 .

Droit International Public


Lexique :
CUS : Convention unique sur les stupéfiants
CNUTISSP : Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes
CNUTA : Convention des Nations Unies concernant le trafic d'armes
CVDT : Convention de Vienne sur le droit des traités
CIJ : Cour internationale de Justice

B) LES QUESTIONS
Question a)
Motifs du Mali :
- Le Mali peut invoquer le fait qu'il a signé la CNUTISSP mais qu'il ne l'a pas ratifiée, donc qu'elle ne s'applique pas à lui (art. 34 CVDT) ;
- Le Mali peut invoquer son droit à poursuivre lui-même M. Gallo en vertu des art. 6(2) et 4(2)c) CNUTISSP.
Arguments du Pérou :
- Le Pérou peut invoquer l'obligation du Mali d'extrader en vertu de l'article 6(2) CNUTISSP.
- Le Pérou peut invoquer l'article 32 CNUTISSP afin de poursuivre le Mali devant la CIJ.
- Le Pérou peut ajouter que M. Gallo est un de ses ressortissants nationaux.
- De plus, bien que le Mali n'ait pas ratifié la CNUTISSP, il l'a signé et est dans l'obligation d'en respecter l'objet et le but.
- Par ailleurs, Mali et Pérou sont tous deux parties à la CUS. La CUS prévoit à son article 3(2) l'obligation d'adopter des mesures visant à prévoir des usages contraires à la CUS (usages illicites). La CUS ajoute également à son article 35 le devoir de s'assister mutuellement dans la lutte contre le trafic illicite.
Question b)
Motifs du Pérou :
- Le Pérou peut invoquer son droit à poursuivre lui-même M. Turner en vertu des art. 6(2) et 4(2)c) CNUTISSP.
- Le Pérou peut invoquer que le Mexique n'a pas signé l'Amendement à la Convention unique sur les stupéfiants en vertu duquel la cocaïne est expressément mentionné comme étant un « stupéfiant » au sens de la CUS.
Arguments du Mexique :
- Le Mexique peut invoquer que le Pérou et le Mexique ont tous deux ratifié la CNUTISSP et la CUS et qu'ils n'y ont apporté aucune réserve.
- Le Mexique ajoutera que la CNUTISSP inclut toutes les activités illicites de la CUS et de son Amendement, notamment la disposition sur la cocaïne.
- Le Mexique peut invoquer l'obligation du Pérou d'extrader en vertu de l'article 6(2) CNUTISSP.
- Le Mexique peut invoquer l'article 32 CNUTISSP afin de poursuivre le Pérou devant la Cour internationale de Justice.
Question c)
Motifs du Myanmar :
- M. Fu a la nationalité du Myanmar.
- Le Myanmar peut invoquer la réserve qu'il a faite à l'égard de l'art. 6 CNUTISSP. Il exprime dans cette réserve ne pas se sentir lié par les obligations relatives à l'extradition de ses nationaux. Cette réserve est expressément autorisée par l'art. 29 CNUTISSP.
- Le Myanmar peut de plus ajouter son droit à poursuivre lui-même M. Fu en vertu des art. 6(2), 4(2)a) et 4(2)c) CNUTISSP.
Arguments du Canada :
Le Canada n'a aucun argument valable. En effet, le Canada et le Byanmar sont tous deux parties à la CNUTISSP. Par ailleurs, le Canada est réputé avoir accepté la réserve du Myanmar puisqu'il n'y a formulé aucune objection dans les 12 mois suivants la réserve (art. 20(5) CVDT).
Question d)
Motifs du Vietnam :
- M. Yen a la nationalité du Vietnam.
- Le Vietnam peut invoquer son droit à poursuivre lui-même M. Fu en vertu des art. 6(2), 4(2)a) et 4(2)c) CNUTISSP.
- Le Vietnam peut invoquer la réserve qu'il a faite à l'égard de l'art. 6 CNUTISSP. Il exprime dans cette réserve ne pas se sentir lié par les obligations relatives à l'extradition. Cette réserve est expressément autorisée par l'art. 29 CNUTISSP.
- Le Vietnam peut invoquer qu'il a valablement dénoncé la Convention selon la procédure prévue à l'art. 30 CNUTISSP.
Arguments de la France :
- La France peut invoquer qu'en vertu de l'art. 30 CNUTISSP, la dénonciation de la Convention par le Vietnam ne prend effet qu'un an après la date de notification de la dénonciation (25 septembre 2006 plus le délai d'un an), délai qui n'est pas encore écoulé au moment de la demande faite par la France (9 février 2007).
- La France peut prétendre que la ratification du Vietnam faite non conformément à sa Constitution ne peut pas être invoquée par le Vietnam puisque la violation du droit interne n'était pas manifeste et ne concernait pas une règle d'importance fondamentale de son droit interne (art. 46 CVDT).
- La France peut invoquer qu'elle a validement fait une objection à la réserve du Vietnam relativement à l'art. 6 CNUTISSP au motif que cette réserve contrevient à l'objet et au but de la Convention (art. 19c) CNUTISSP).
Cet argument n'a toutefois pas de valeur puisque l'art. 20(1) CVDT précise qu'une réserve expressément autorisée par un traité n'a pas à être ultérieurement acceptée par les autres États contractants. Il serait donc inutile à la France de porter la cause devant la CIJ en vertu de l'art. 32 CNUTISSP.
Question e)
Compétence du Canada en vertu de l'art. 4 CNUTISSP ? Si oui, pour quels éléments :
- Le Canada a compétence à l'égard des six hommes pour les infractions qui ont été commises sur le bateau battant pavillon canadien en vertu de l'art. 4(1)b) CNUTISSP. En effet, c'est là que les six hommes ont mis sur pied le plan de trafic de cocaïne et d'armes.
- Le Canada a également compétence à l'égard des six hommes en vertu de l'art. 4(2)b) CNUTISSP pour les infractions qui ont été commises hors de son territoire (en l'occurrence en haute mer) en vue de la commission éventuelle sur son territoire d'une infraction prévue à l'article 3(2) CNUTISSP.
- Le Canada a également compétence à l'égard de ses ressortissants nationaux en vertu de l'art. 4(2)a) CNUTISSP. Il pourra ainsi poursuivre spécifiquement M. Turner qui est Canadien.
Éléments en cause :
- Le Canada pourra ainsi poursuivre les six individus pour complot de trafic de cocaïne en contravention de l'art. 3(2) CNUTISSP, puisque le complot visait à commettre au Canada des infractions prévues à l'art. 3(1) CNUTISSP.
Question f)
Motifs du Liban :
- Le Liban peut invoquer la réserve qu'il a faite à l'égard de l'article 5 CNUTISSP et précisant que cette disposition ne devrait pas l'empêcher d'invoquer le secret bancaire.
- À l'égard du Canada, le Liban peut invoquer l'acceptation tacite de cette réserve par absence d'objection à la réserve (art. 20(5) CVDT).
- À l'égard de la France, qui a formulé une objection à la réserve du Liban sans s'objecter à l'entrée en vigueur du reste du traité, le Liban peut invoquer l'art. 21(3) CVDT selon lequel les dispositions sur lesquelles porte la réserve ne s'appliquent pas entre les deux États dans la mesure prévue par la réserve.
Moyens d'action du Canada :
- Le Canada peut invoquer l'art. 29 CNUTISSP, lequel exclut la possibilité de faire des réserves relativement à l'art. 5 CNUTISSP, afin de prétendre que la réserve du Liban n'est pas valide et que l'article 5 s'applique pleinement au Liban. La réserve est alors aussi considérée invalide en vertu de l'art. 19b) CVDT.
- Le Canada peut demander de porter la cause devant la Cour internationale de justice en vertu de l'art. 32 CNUTISSP.
Dans un tel cas, l'accord mutuel du Liban sera nécessaire puisque ce dernier a validement formulé une réserve à l'encontre dudit art. 32 (réserve expressément permise par l'art. 29) selon laquelle les parties peuvent avoir recours à la CIJ uniquement sur accord mutuel des parties au litige. Cette réserve n'a fait l'objet d'aucune objection.
Moyens d'action de la France :
- La France peut invoquer l'art. 29 CNUTISSP, lequel exclut la possibilité de faire des réserves relativement à l'art. 5 de la Convention, afin de prétendre que la réserve n'est pas valide et que l'article 5 s'applique pleinement au Liban. La réserve est alors aussi considérée invalide en vertu de l'art. 19b) CVDT.
- La France peut également soulever qu'elle a formulé une objection à la réserve du Liban
- La France peut demander de porter la cause devant la Cour internationale de justice en vertu de l'art. 32 CNUTISSP.
Dans un tel cas, l'accord mutuel du Liban sera nécessaire puisque ce dernier a validement formulé une réserve à l'encontre dudit art. 32 (réserve expressément permise par l'art. 29) selon laquelle les parties peuvent avoir recours à la CIJ uniquement sur accord mutuel des parties au litige. Cette réserve n'a fait l'objet d'aucune objection.
Question g)
Motifs du Royaume-Uni :
- Le Royaume-Uni peut invoquer que le Brésil n'a pas ratifié la CNUTA et que la convention n'a donc aucun effet juridique entre eux (art. 34 CVDT).
- Le Royaume-Uni peut aussi invoquer qu'il a formulé une réserve à l'encontre de l'art. 5 CNUTA précisant qu'il ne se considère pas lié par les obligations relatives à l'extradition. Il peut alors préciser que le Brésil a accepté tacitement la réserve en n'y formulant aucune objection.
- Le Royaume-Uni peut invoquer son droit à poursuivre l'auteur présumé devant ses propres tribunaux en vertu des art. 5(2) et 4(2)c) CNUTA.
Arguments du Brésil :
- Le Brésil peut invoquer que la réserve du Royaume-Uni à l'encontre de l'art. 5 CNUTA est illicite en vertu de l'art. 18 CNUTA, lequel exclut la possibilité d'apporter toute réserve à la convention. La réserve est alors aussi considérée invalide en vertu de l'art. 19a) CVDT.
- Le Brésil peut aussi prétendre que même s'il n'a pas ratifié la CNUTA, il l'a signé et est donc dans l'obligation d'en respecter l'objet et le but en vertu de l'art. 18a) CVDT.
Question h)
Compétence du Brésil :
- Le Brésil a compétence pour la poursuite de M. Kratz en vertu de l'art. 4(2)b) CNUTA pour les infractions qui ont été commises hors de son territoire (en l'occurrence en haute mer canadienne) en vue de la commission éventuelle sur son territoire d'une infraction prévue à l'article 3(2) CNUTA (en l'espèce, complot de trafic d'armes).
Le Brésil pourra ainsi poursuivre M. Kratz pour complot de trafic d'armes en contravention de l'art. 3(2) CNUTA, puisque le complot visait à commettre au Brésil des infractions prévues à l'art. 3(1) CNUTA.
Motifs du Mexique :
- Le Mexique peut invoquer que le Brésil n'a pas ratifié la CNUTA et que la convention n'a donc aucun effet juridique entre eux (art. 34 CVDT).
- Le Mexique peut invoquer son droit à poursuivre l'auteur présumé devant ses propres tribunaux en vertu des art. 5(2) et 4(2)c) CNUTA.
Arguments du Brésil :
- Le Brésil peut invoquer à l'encontre du Mexique que même s'il n'a pas ratifié la CNUTA, il l'a signé et est donc lui-même dans l'obligation d'en respecter l'objet et le but en vertu de l'art. 18a) CVDT.
- Le Brésil pourra ainsi tenter d'invoquer l'art. 5(2) CNUTA pour forcer le Mexique à procéder à l'extradition.


D) QUESTION EN REGARD DES FAITS SUPPLÉMENTAIRES
Le Brésil demande l'extradition au Mexique et au Royaume-Uni. Il les poursuit à cet effet devant la Cour internationale de justice...
BRÉSIL – MEXIQUE
Le Brésil invoque la Convention de bon voisinage à l'encontre du Mexique pour forcer l'extradition et prétend que la Convention a codifié la coutume en la matière. Dans le litige entre ces deux États, la question première est de déterminer si la Convention de bon voisinage (CBV) est valide à l'égard du Mexique.
À cet effet, le Mexique prétend que la CBV est nulle, car elle aurait été signée sous la menace du gouvernement américain de faire un blocus économique dans plusieurs pays sud-américains. L'article 52 CVDT prévoit la nullité absolue d'un traité en pareille situation.
Il faut donc déterminer si la « menace » de blocus économique est une « menace » au sens de l'article 52 CVDT. Jean-Maurice Arbour traite de ce sujet dans son ouvrage :
« Rien ne nous interdit d'estimer a priori qu'un moyen de pression économique est moins condamnable que l'utilisation de la force militaire si son objectif vise à obtenir un consentement qui, autrement, ne serait jamais donné. »
Certains pays tel la Syrie ont d'ailleurs adopté des réserves à cet effet lors de leur ratification de la CVDT et l'Acte final de la Conférence de Vienne comprend une Déclaration sur l'interdiction de la contrainte militaire, politique ou économique lors de la conclusion des traités. Il est donc fort probable que la Convention de bon voisinage puisse être déclarée nulle, malgré que le Mexique pourrait avoir à préciser à la Cour internationale de justice quelles menaces les États-Unis lui ont directement formulées.
Supposant donc que la CBV sera jugée nulle de droit absolu, il faut ensuite juger de l'argument du Mexique selon qui la coutume aurait disparue en raison de la nullité de la CBV. Selon la Colombie, la coutume existait bel et bien au moment de l'adoption de la Convention et la coutume a été codifiée par la CBV.
D'entrée de jeu, il est faux de prétendre que la codification d'une coutume la fait disparaître ; cela ne fait simplement que la remplacer entre les parties au traité. En effet, la coutume continue de s'appliquer aux cas non couverts par le traité et avec les États non parties au traité. Ainsi, lorsqu'un traité est abrogé, annulé, devient obsolète, etc. les obligations contractuelles disparaissent et la coutume reprend toute sa place et sa force obligatoire.
Arbour, analysant l'Affaire des activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci, conclut qu'une coutume ne cesse pas d'exister par sa seule codification ou incorporation dans un traité multilatéral et peut conserver simultanément son caractère obligatoire. Il ajoute également en analysant d'autres dossiers qu'une norme de droit coutumier peut se développer à partir d'une norme conventionnelle, règle aussi énoncée à l'article 38 CVDT.
En l'espèce, il suffit de mentionner que rien n'indique que la règle coutumière n'est plus valide. La Cour internationale de justice rejettera donc l'argument du Mexique selon lequel la règle de droit coutumière n'existe plus et retiendra probablement l'argument du Brésil selon lequel le Mexique a l'obligation coutumière de procéder à l'extradition.
BRÉSIL – ROYAUME-UNI
Pour régler le litige entre ces deux États, il faut commencer par mentionner que le Royaume-Uni n'a jamais été partie à la Convention de bon voisinage (CBV), de sorte que les règles qui y sont contenues ne sont pas applicables à son égard (art. 34 CVDT) ; un traité ne remplace la coutume qu'à l'égard des parties au traité.
Cela n'exclut toutefois pas l'existence possible d'une règle coutumière liant le Royaume-Uni. À cet égard, l'argument du Royaume-Uni (commun au Mexique) selon lequel la nullité de la Convention emporte disparition de la coutume a été rejeté précédemment au point Brésil-Mexique.
Il faut donc déterminer s'il existe une règle coutumière applicable au Royaume-Uni. Le Brésil soutient qu'il existe une telle règle et allègue à cet effet la déclaration du Ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni à une conférence de l'ONU sur le terrorisme. Lors de cette déclaration, le ministre a réitéré « son engagement à toujours collaborer, dans la mesure du possible, avec les autres États en matière d'extradition ».
La doctrine et la jurisprudence nous enseignent qu'une coutume est formée de deux éléments : un élément matériel (usage constant, général et uniforme et nature des précédents) et un élément subjectif (croyance au caractère obligatoire).
L'usage constant demande une répétition de l'acte, un acte isolé ne suffit pas. L'usage général est la question de voir à quel échelle la règle peut exister (une coutume peut être locale, régionale ou universelle). L'usage uniforme exige que les éléments constitutifs de la pratique soient partout les mêmes, qu'ils soient uniformes chez les différents acteurs.
La nature des précédents repose dans les actes étatiques ayant une portée internationale et dans des actes d'organes internationaux. En l'espèce, la Convention de bon voisinage – à laquelle le Royaume-Uni n'est pas partie – et la ratification par le Royaume-Uni de la Convention des Nations Unies sur le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes et de la Convention des Nations Unies concernant le trafic d'armes sont des actes étatiques internationaux à valeur de précédent.
Le développement de la coutume durant les années 1960, la Convention de bon voisinage et les deux traités ratifiés par le Royaume-Uni (CNUTISSP et CNUTA) devraient suffire pour convaincre le juge de l'existence de l'élément matériel de la règle coutumière.
L'élément subjectif est la « pratique générale acceptée comme étant le droit » (art. 38.b) du Statut de la Cour internationale de justice), soit le sentiment de se conformer à une règle de droit.
À cet égard, le Royaume-Uni a opposé des réserves relativement à l'extradition pour la Convention des Nations Unies sur le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes et pour la Convention des Nations Unies concernant le trafic d'armes. Il peut donc plaider que son discours n'a que formulé une règle de courtoisie ou ne se soit engagé à l'extradition qu'en matière de terrorisme.
Le Royaume-Uni prétend à tort qu'une déclaration telle celle faite par son ministre des affaires étrangères ne peut jamais avoir pour effet de conférer des obligations juridiques. Cela est faux, la Cour internationale de justice ayant dit exactement le contraire dans l'Affaire des essais nucléaires :
Il est reconnu que des déclarations revêtant la forme d'actes unilatéraux et concernant des situations de droit ou de fait peuvent avoir pour effet de créer des obligations juridiques. [...] Un engagement de cette nature, exprimé publiquement et dans l'intention de se lier, même hors du cadre de négociations internationales, a un effet obligatoire.
La Cour ajoutait au paragraphe suivant que dans le cas de telles déclarations, une interprétation restrictive s'impose pour déterminer si le gouvernement britannique désirait se lier par une obligation unilatérale.
Cette interprétation restrictive doit prendre en compte l'utilisation des mots « dans la mesure du possible » et les mettre en contradiction avec l'expression « engagement à toujours collaborer [nos soulignés] » dans la déclaration du ministre.
Malgré une interprétation restrictive de ces termes et expressions, en se fiant sur les motifs exposés dans l'Affaire des essais nucléaires, la CIJ jugera fort probablement que le ministre désirait se lier, s'engager de façon unilatérale. Elle appuiera sa décision sur l'utilisation des mots « engagement » et « toujours ».
Néanmoins, considérant les réserves apportées auparavant aux deux conventions CNUTISSP et CNUTA sur les questions de l'extradition, la Cour pourrait tout autant en venir à conclure que le ministre ne voulait lier le Royaume-Uni que pour les extraditions relatives au terrorisme. En effet, la déclaration a été faite dans le cadre d'une conférence sur le terrorisme, et le terrorisme est une énorme préoccupation mondiale depuis le 11 septembre 2001. Il y a donc environ une chance sur deux que la Cour tranche selon cette hypothèse et que le Royaume-Uni n'ait pas à procéder à l'extradition.

Représailles sanglantes à Tal Afar

Tal Afar a été le théâtre, mardi et mercredi, de deux épisodes sanglants, coup sur coup, de la guerre civile irakienne, qui ont fait au moins 120 morts et plusieurs dizaines de blessés parmi la population.

En effet, au lendemain des deux sanglants attentats-suicides qui ont tué, mardi, 75 personnes dans les zones chiites de la ville, des policiers chiites en colère ont arpenté les rues des quartiers sunnites, y tuant arbitrairement au moins 45 civils.

« Nous avons reçu les corps de 45 personnes, les mains liées et les yeux bandés, tuées par balle dans le quartier sunnite d'al-Wahda », a expliqué un médecin de l'hôpital local.

Selon les autorités, la rafle meurtrière a été effectuée seulement deux heures après les attentats initiaux.

Les forces irakiennes se sont rapidement déployées, mercredi, dans la ville afin d'éviter que la situation ne dégénère davantage dans la ville. Tal Afar avait été citée comme exemple par le président américain George W. Bush, au printemps 2006, des efforts américains pour construire un Irak sûr et stable.

Londres gèle ses relations avec Téhéran

Londres a haussé le ton, mercredi, réclamant une augmentation de la pression diplomatique internationale sur Téhéran pour obtenir la libération de ses 15 militaires détenus depuis vendredi dernier par l'Iran.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a d'ailleurs annoncé le gel de tous les échanges bilatéraux avec l'Iran, à l'exception des négociations en vue d'obtenir la libération des prisonniers britanniques.

Lors d'un point de presse, mercredi, le premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu'il était temps d'accroître la pression sur la République islamique, qualifiant la détention des militaires de « complètement injustifiée, inacceptable et illégale ».

Selon le ministère britannique de la Défense, un relevé satellite prouve que les militaires se trouvaient à 3,5 kilomètres à l'intérieur des eaux irakiennes lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade iranienne.

L'ambassade iranienne à Londres a aussitôt rétorqué que les Britanniques se trouvaient dans les eaux territoriales iraniennes au moment de leur arrestation.

L'agence de presse iranienne Isna rapporte quant à elle que la seule femme parmi le groupe de militaires britanniques actuellement détenus en Iran pourrait être relâchée d'ici quelques heures.

Évacuation de colons juifs

En Cisjordanie, des centaines de policiers israéliens ont évacué quelque 400 colons juifs et militants de droite d'une ancienne colonie juive, démantelée en 2005.

La police indique qu'au début les policiers ont rencontré de la résistance, mais l'évacuation a eu lieu sans incident.

La police a indiqué que des enfants et des femmes se trouvaient sur les lieux.

Les colons et les militants de droite avaient réoccupé lundi les ruines de Homesh lors d'une opération médiatisée. Ils ont affirmé leur intention de demeurer sur les lieux pour réparer selon eux « l'erreur historique » de l'évacuation unilatérale de cette colonie juive et de trois autres du nord de la Cisjordanie occupée en août 2005.

La totalité des colonies juives de la bande de Gaza avait alors été également démantelée sur décision du gouvernement israélien de l'époque dirigé par Ariel Sharon.

Les organisateurs de la réoccupation du site de Homesh ont qualifié de « réussite » leur opération.

Les colons et les militants de droite ont passé deux nuits sur le site sous la protection de l'armée, les autorités ayant hésité à donner des ordres fermes pour les déloger.

La sécurité s'invite dans la campagne

Dans la soirée de mardi, l'arrestation musclée d'un voyageur circulant sans billet a provoqué des affrontements entre des dizaines de jeunes et des policiers. On dénombre neuf blessés, huit employés de la gare et un policier. Treize personnes ont été arrêtées, et les heurts, qui ont causé de nombreux dégâts matériels, n'ont pris fin que très tard dans la nuit.

Ces incidents ont rapidement déclenché un vif échange d'accusations entre les principaux candidats Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Mme Royal a affirmé mercredi que les affrontements de la gare du Nord montraient « l'échec sur toute la ligne » de la droite en matière de sécurité depuis 2002, à l'arrivée de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur.

De son côté, le député socialiste Jean-Christophe Cambadelis avait dénoncé un « climat sarkozien fait de tensions, d'exactions, de violence verbale et de stigmatisations ».


Photo: AFP/Jacques Demarthon

Des émeutiers à la gare du Nord, à Paris mardi.

La réaction de Nicolas Sarkozy ne s'est pas fait attendre. À la gare du Nord où il devait prendre le train, le candidat de la droite a expliqué « qu'il y a un certain nombre de valeurs qu'il faut remettre en place, celle de l'autorité et du respect ». Si Ségolène Royal et la gauche veulent « être du côté de ceux qui ne paient pas leur billet dans le train, c'est [leur] choix. », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, des opposants à M. Sarkozy insistent sur le fait que la situation dans les banlieues reste explosive, et que M. Sarkozy, fustigé par nombre de jeunes, ne peut pas s'y rendre en campagne par crainte d'incidents.

Ces scènes ont en effet rappelé les émeutes qui avaient secoué les banlieues durant trois semaines à l'automne 2005 et conduit à l'instauration de l'état d'urgence.

lundi, mars 26, 2007

Halak récompensé

Pour la première fois de sa jeune carrière, Jaroslav Halak se retrouve parmi les joueurs primés par la LNH. Le gardien slovaque a obtenu le titre de troisième étoile de la dernière semaine.

Une fiche de trois victoires et aucun revers, une moyenne de 1,33, un pourcentage d'arrêts de ,957 et un premier jeu blanc ont servi d'arguments de poids à Halak.

Halak retrouvera le récipiendaire de la première étoile de la semaine, Henrik Lundqvist, mardi, au Centre Bell.

Le gardien des Rangers a remporté ses quatre matchs cette semaine tout en maintenant une excellente moyenne de 0,72 et un pourcentage d'arrêts de ,974.

Avec six buts et deux passes à ses trois derniers matchs, l'attaquant Jonathan Cheechoo des Sharks a décroché la deuxième étoile.

Entente sur le partage du pouvoir

Le leader protestant Ian Paisley et le chef catholique Gerry Adams sont parvenus, lundi, à Belfast, à un accord historique pour la formation d'un gouvernement régional d'union à partir du 8 mai prochain.

C'était la première fois que les deux hommes, ennemis de longue date, se rencontraient pour négocier directement face à face, sans recourir à des tiers.

En fait, cette rencontre entre les deux hommes forts de la province britannique survient au jour même de l'expiration du délai donné par Londres pour la formation d'un gouvernement d'union. Faute d'accord, le gouvernement britannique avait menacé les dirigeants nord-irlandais de dissoudre l'Assemblée récemment élue et d'administrer lui-même, avec l'aide de l'Irlande, la province.

La réticence du Parti démocrate unioniste (DUP) à nommer ses ministres et à former son gouvernement serait liée à son doute quant à la réalité du soutien du Sinn Féin à la police nord-irlandaise. Le Sinn Féin avait reconnu le 28 janvier la légitimité de la police, qu'il avait toujours accusée d'être partiale et favorable aux protestants.

Le DUP et le Sinn Féin sont les deux partis arrivés en tête aux élections législatives régionales du 7 mars dernier, avec respectivement 36 et 28 des 108 sièges de l'Assemblée nord-irlandaise. Ce sont eux qui doivent se partager la majorité des 10 postes de ministres à pourvoir, pour relancer un gouvernement suspendu depuis octobre 2002.

Dialogue de sourds entre Londres et Téhéran

Un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a précisé au cours d'une rencontre, lundi, avec un diplomate britannique, que les militaires britanniques arrêtés vendredi dans les eaux du golfe Persique sont effectivement toujours en Iran.

Cependant, il appert que les demandes des autorités britanniques pour rencontrer les détenus et obtenir davantage de détails quant à leurs conditions et à leur lieu de détention sont demeurées sans réponse. À tout le moins, le diplomate iranien a indiqué à son homologue britannique que les militaires se portaient bien et étaient en santé.

Toujours lundi, le ministre irakien des Affaires étrangères a tenté de faire avancer le dossier en contactant son homologue iranien pour demander, à son tour, la libération des Britanniques. Bagdad soutient que les Britanniques se trouvaient dans les eaux irakiennes au moment de leur interception.

Téhéran, lui, accuse ces militaires d'être entrés illégalement dans ses eaux territoriales. Dimanche, un responsable iranien a d'ailleurs affirmé que les marins ont « avoué » être entrés illégalement dans les eaux iraniennes.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, a indiqué que l'affaire est « en train d'être examinée du point de vue légal », précisant qu'une enquête est en cours.

Selon lui, les autorités iraniennes « ont intercepté ces marins dans les eaux iraniennes et les ont arrêtés dans les eaux iraniennes ».

Pour sa part, le chef de gouvernement britannique, Tony Blair, a estimé, toujours dimanche, que la détention des marins était un fait « injustifié et incorrect ». M. Blair a affirmé que les 15 militaires « étaient dans les eaux irakiennes. Ils n'ont pas pénétré dans les eaux territoriales iraniennes. »

« J'espère que le gouvernement iranien comprend à quel point cette question est fondamentale pour nous », a souligné Tony Blair.

Selon le Sunday Times, un site Internet associé au président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que « s'il est prouvé qu'ils ont délibérément pénétré en territoire iranien, ils seront inculpés d'espionnage ».

Et l'Independent on Sunday, dont une journaliste se trouvait à bord du navire intercepté vendredi, a raconté que la veille de sa capture, la patrouille britannique avait été attirée « vers les eaux iraniennes » par une barge qui venait de charger des voitures de contrebande.

Selon elle, ils ont à nouveau inspecté vendredi le même navire se livrant à cette contrebande, et c'est là qu'ils sont « tombés dans une embuscade [...] rapidement entourés par 15 à 20 bateaux ».

Les 15 militaires ont été capturés vendredi matin, au moment où ils effectuaient à bord de deux bateaux une patrouille de routine à l'embouchure du Chatt al-Arab, le fleuve frontalier entre l'Irak et l'Iran, dans une zone aux limites territoriales compliquées.

Un référendum pour s'opposer aux islamistes

Même si l'opposition a appelé au boycottage du référendum sur la réforme de la Constitution, il ne fait pas de doute, selon les observateurs internationaux, qu'une majorité d'Égyptiens appuiera le projet du président Hosni Moubarak.

En effet, plusieurs ONG qui oeuvrent pour le respect des droits de l'homme en Égypte rappellent que le pouvoir a remporté tous les scrutins depuis 50 ans et n'a jamais semblé trop se soucier des rapports faisant état de violences et de fraudes lors des consultations populaires.

Le président Moubarak, qui a pris le pouvoir au lendemain de l'assassinat du président Anouar el Sadate, en 1981, compte, avec ce référendum, considérablement renforcer son pouvoir face à une montée en puissance des islamistes.

Ainsi, la réforme interdira tous les partis politiques ou même toute activité politique fondés sur la religion, un coup direct porté par le pouvoir à l'encontre des Frères musulmans, qui ont obtenu 20 % des sièges aux élections de 2005.

Le référendum porte aussi sur l'amendement d'un article de la Constitution pour permettre aux autorités d'arrêter des individus, de fouiller des résidences et de mener des écoutes électroniques sans mandat judiciaire. L'amendement autorisera de plus le pouvoir à soustraire à la justice les personnes soupçonnées de terrorisme pour les déférer à des tribunaux militaires.

Les États-Unis ont affirmé être préoccupés par ce projet de réforme constitutionnelle dans lequel Amnistie internationale voit la plus grave atteinte aux droits de l'Homme en Égypte depuis l'instauration de l'état d'urgence, en 1981.

Le président Moubarak, 78 ans, a rejeté les critiques des ONG du revers de la main, faisant valoir le droit pour l'Égypte de se protéger du sectarisme et du terrorisme.

vendredi, mars 23, 2007

L'ONU tente de serrer les rangs

Les membres européens du Conseil de sécurité des Nations unies tentent toujours, vendredi, de rallier les quelques voix dissidentes à leur projet de résolution renforçant les sanctions contre la République islamique.

En effet, trois pays membres, l'Afrique du Sud, l'Indonésie et le Qatar, menacent de ne pas appuyer le projet de résolution si des modifications n'y sont pas apportées d'ici au vote de samedi.

Ce rejet, s'il n'empêchait pas le Conseil d'adopter le texte, puisqu'il ne lui faut recueillir que 9 voix sur 15, enverrait toutefois à l'Iran un signal moins fort que si la communauté internationale fait bloc face à lui.

L'Indonésie et le Qatar insistent pour que soit ajoutée au texte de la résolution une mention comme quoi le Conseil de sécurité demande que l'ensemble du Proche-Orient soit « une zone libre d'armes de destruction massive ». Cet ajout, toutefois, n'a aucune chance d'être accepté par les États-Unis en raison de leur soutien à Israël.

Les autres amendements apportés prévoient notamment que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) demeure l'organe qui vérifie que les États respectent leurs obligations envers le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Il s'agit, selon l'ambassadeur britannique Emyr Jones Parry, d'une « réponse appropriée, proportionnelle, graduelle à la situation [du] dossier nucléaire iranien ».

Si le texte est adopté, les sanctions de la résolution 1737 du Conseil de sécurité, adoptée le 23 décembre 2006, seront alourdies. La résolution 1737 exige notamment que l'Iran suspende toutes ses activités nucléaires sensibles, comme l'enrichissement d'uranium. Téhéran ne s'y est toutefois jamais plié, la jugeant illégale.

Les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, soit la Chine, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni ainsi que l'Allemagne) insistent pour que la pression exercée par le Conseil de sécurité sur l'Iran soit graduelle, afin d'amener Téhéran à suspendre ses activités sensibles et à revenir à la table des négociations. Parmi les mesures envisagées figure un embargo sur les achats et la vente d'armes à l'Iran, en plus de sanctions financières et commerciales et des restrictions sur les déplacements à l'étranger de personnalités iraniennes liées au programme nucléaire.

Inutile et contre la religion

Par ailleurs, dans une entrevue accordée à la télévision française, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a soutenu que son pays ne cherchait pas à construire de bombe nucléaire. « C'est inutile et notre religion nous l'interdit », a-t-il déclaré.

M. Ahmadinejad a demandé et obtenu d'être présent aux Nations unies, à New York, lorsque le Conseil de sécurité votera sur la nouvelle proposition. Il a d'ailleurs obtenu du gouvernement américain un visa pour se rendre à New York.

Demandes d'asile: les Irakiens en tête

Même si le nombre de demandeurs d'asile dans les pays industrialisés continue de baisser, certains pays ont connu une forte hausse en 2006, comme l'Irak ou le Liban. C'est ce que révèlent les statistiques publiées par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Selon les chiffres, l'Irak est le principal pays d'origine des demandeurs d'asile avec plus de 22 000 demandes, suivi par la Chine avec plus de 18 000 demandes. Viennent ensuite la Russie avec 15 730 demandes, puis la Serbie-et-Montenegro et la Turquie.

Les demandes déposées par les Irakiens ont grimpé de 77 % en 2006. Cette augmentation, significative lors du dernier trimestre, reflète la recrudescence de la violence dans le pays, mais reste en deçà du niveau record atteint en 2002 lorsque 50 000 demandes avaient été déposées par les Irakiens.

Parmi les pays industrialisés, la Suède figure en tête des pays choisis par les réfugiés irakiens avec 9000 demandes, suivie par les Pays-Bas avec 2800 demandes, puis l'Allemagne et la Grèce. Environ deux millions d'Irakiens se trouvent hors de leur pays, principalement dans les pays voisins comme la Syrie (un million) et la Jordanie (750 000). Ces pays ne sont pas inclus dans les statistiques sur les pays industrialisés, précise le HCR.

Dans les pays européens, le nombre de demandeurs d'asile a atteint son niveau le plus bas depuis 20 ans. Le HCR attribue cette décroissance à l'amélioration des conditions de vie, mais aussi à l'instauration de politiques migratoires restrictives dans certains pays.

L'Iran capture 15 militaires britanniques

Le ministère britannique de la Défense a confirmé l'interception et la capture, vendredi, de 15 marins britanniques dans les eaux du golfe Persique.

Londres soutient que cet incident s'est produit alors que ses militaires se trouvaient dans les eaux territoriales irakiennes.

Selon les rapports initiaux, l'incident s'est produit pendant l'inspection par les Britanniques d'un navire marchand soupçonné de faire du trafic entre l'Iran et l'Irak. Une quinzaine de marins qui se trouvaient sur le navire marchand ont alors été cernés par six navires de guerre iraniens.
Les Britanniques, qui opéraient à partir de la frégate HMS Cornwall, ont ensuite été emmenés à bord des bâtiments iraniens sans opposer de résistance.

En 2004, les autorités iraniennes avaient capturé huit militaires britanniques qui s'étaient aventurés, selon Téhéran, dans les eaux territoriales iraniennes.

Attentat contre le vice-premier ministre sunnite

Le vice-premier ministre Salam Al-Zobaïe a été opéré d'urgence, vendredi, quelques instants après avoir été blessé dans un double attentat à la bombe qui a aussi fait 6 morts et 10 blessés parmi l'entourage du politicien sunnite.

Selon des responsables de la sécurité irakienne, un kamikaze s'est fait exploser après avoir pénétré une salle de prière dans laquelle se trouvait le vice-premier ministre Al-Zobaïe. Quelques minutes plus tard, une voiture piégée explosait à son tour dans un stationnement attenant à la résidence du vice-premier ministre.

Rapidement, le politicien a été conduit au coeur de la Zone verte sécurisée de la capitale pour y être opéré dans un hôpital militaire américain.

Le mois dernier, le vice-président irakien, le chiite Adel Abdoul-Mahdi, était la cible d'un attentat lors duquel il n'a été que légèrement blessé.

Affrontements meurtriers entre islamistes

Si une trêve fragile est intervenue, vendredi, entre les militants étrangers et les tribus locales, dans la région du Sud-Waziristan, au Pakistan, la tension demeurait vive dans la région entière.

De violents affrontements ont en effet opposé, au cours des quatre derniers jours, des combattants de tribus locales aux nombreux militants islamistes étrangers qui ont trouvé refuge dans la région.

Selon le gouverneur de la province, les dirigeants des grandes tribus locales ont demandé sans succès aux islamistes étrangers de déposer les armes, prétextant que leur présence au Sud-Waziristan fait augmenter considérablement la violence et ralentit le développement.

Selon des responsables locaux, les combats ont fait jusqu'ici environ 160 morts, dont 130 islamistes ouzbeks et tchétchènes réputés proches d'Al-Qaïda. Les analystes estiment toutefois que des éléments favorables à Al-Qaïda se trouvent tout aussi bien dans un camp comme dans l'autre.

Des centaines de combattants étrangers ont convergé, ces dernières années, vers les zones tribales du Pakistan en raison de la chute du régime taliban en Afghanistan. Le gouvernement central pakistanais, qui n'a qu'un contrôle bien théorique sur le Sud-Waziristan, n'a pu venir à bout de ces islamistes étrangers, et ce, malgré plusieurs opérations militaires majeures depuis 2004.

jeudi, mars 22, 2007

LES ENFANTS DE LA MATRICE

LA MANIPULATION DE LA MEDECINE

L’être humain est beaucoup plus qu’un corps physique. Le corps est l’habit génétique à travers lequel notre conscience éternelle, notre pensée, nos émotions, expérimentent la fréquence particulière que nous appelons le monde physique. Le cerveau en est l’ordinateur. Une sorte de gare de triage reliant notre partie immortelle à notre corps mortel. Nous ne pensons pas , à partir du cerveau. Nous pensons, à travers le cerveau. Les gens qui ont le cerveau endommagé n’ont pas l’esprit endommagé. Ils ont un ordinateur qui ne peut transmettre les messages de l’esprit sur le plan physique. L’esprit est un champ d’énergie qui œuvre à travers le cerveau, ce n’est pas le cerveau lui-même. Nos émotions constituent un autre champ d’énergie et ces différents niveaux d’êtres sont connectés par une série de vortex connus sous le nom de chakras, mot sanscrit qui signifie roues de lumières. Ainsi, un stress affectant notre champ d’énergie émotionnelle et se manifeste sous forme de vibration déséquilibrée et descend de chakra en chakra. Quelle est la première chose qui arrive lorsque nous sommes stressés et émotif? Nous cessons de penser clairement. LA vibration émotionnelle déséquilibrée interrompt la clarté et l’harmonie du champ d’énergie mentale. Si le stress et grave et qu’il se produit sur une longue période, la vibration déséquilibrée touche notre corps physique. C’est ce que nous appelons maladie ou mal-être, car c’est ce qui est. C’est seulement à ce moment là, quand le déséquilibre vibratoire atteint le corps physique, que la profession médicale commence à s’y intéresser. Soit, ils prescrivent des médicaments pour tenter d’inverser les changements chimiques, soit, ils réfèrent la personne à un chirurgien pour qu’il retire la partie affectée. C’est ce que nous appelons la médecine moderne! Ils traitent le symptôme et non la cause, parce qu’ils ne comprennent pas de quoi se compose réellement l’entité humaine. Ils ne voient et ne traitent donc, que le corps physique. C’est ainsi que le système des Illuminati les formes. Ils leurs est très fortement recommandé de ne pas déroger des consignes.

Les véritables guérisseurs traitent et rééquilibrent les énergies éliminant ainsi l’effet physique non désiré. Ils utilisent leurs propres corps pour canaliser l’énergie de la réserve infinie mise à leur disposition. Cette énergie passe par leurs mains jusqu’au patient. Il y a beaucoup d’autres formes de guérison énergétique et vibratoire. Les aiguilles de l’acupuncture rééquilibre les courants énergétiques du corps, tandis que la thérapie par les cristaux et des l’homéopathie utilise les vibrations des cristaux et des plantes pour rééquilibrer le champ d’énergie du patient. Bien sûr, il y a aussi des charlatans dans ces méthodes alternatives, mais leur nombre n’a aucune commune mesure avec les filous qui pullulent dans les cartels de la drogue et des autorités médicales. Quand la cause de la maladie est extirpée, sa correspondance physique disparaît et l’on en parle alors comme d’une guérison miraculeuse. Comme je l’ai dit précédemment, cela n’est pas le cas. Moi-même, j’ai expérimenté quelques- un de ces miracles. Le corps physique possède une empreinte énergétique connue des guérisseurs sous le nom de corps éthérique. S’il est abîmé ou déséquilibré, cela se manifeste souvent comme un mal-être du corps physique. Vous pouvez imaginer le corps éthérique debout près d’un réservoir d’eau et son reflet, comme le corps physique. Lorsque le corps éthérique change d’état ou de forme, il se produit la même chose sur le corps physique En gardant le niveau éthérique en bonne forme le corps physique le sera aussi.

J’ai rencontré des guérisseurs qui ont traité des gens célèbres en Extrême-Orient et ce sont ces méthodes de guérison qu’utilisent les Illuminati. Comme ils ne veulent pas que nous connaissions l’Existence de cette sorte de traitements, ils les ridiculisent, appellent cela du charlantanisme ou les condamnent comme s’ils venaient du diable, alors qu’ils utilisent secrètement à leur avantage.

dimanche, mars 18, 2007

D'Agostini brille dans la défaite

Depuis pratiquement le jour un de la saison, Trevor Timmins, le directeur du recrutement du Canadien, décrit Matt D'Agostini comme sa révélation.

Sous le regard de Bob Gainey et Guy Carbonneau et devant un peu plus de 8000 partisans au Centre Bell, D'Agostini n'a pas fait mentir.

Indéniablement l'attaquant le plus menaçant, l'Ontarien de 20 ans a marqué un but dans un revers de 3-2 des Bulldogs de Hamilton sur le Crunch de Syracuse, l'équipe-école des Blue Jackets de Columbus.

D'Agostini n'a pas mis de temps pour se démarquer en inscrivant le premier but du match dès la 48e seconde. L'ailier droit a décoché un tir frappé que n'a pu maîtriser le gardien Tomas Popperle.

À ses deux derniers matchs, D'Agostini a inscrit cinq buts. Pas mal pour un choix de 6e tour, le 190e au total, en 2005.

« Depuis quelques matchs, j'obtiens plusieurs occasions et notre trio se démarque, affirme D'Agostini dans le vestiaire du Canadien. C'était agréable de se retrouver au Centre Bell, c'est l'édifice où on veut tous jouer un jour ou l'autre. »

Cory Urquhart, un choix de 2e tour du CH en 2003, a réussi l'autre but des Bulldogs. Mikhail Grabovski, qui a joué brièvement à Montréal cette saison, a obtenu une passe sur ce jeu.

Une mauvaise troisième

Les Bulldogs, qui menaient 2-1 après 40 minutes, ont échappé le match en troisième période. Les attaquants Steven Goertzen et Ryan Keller ont tour à tour déjoué Yann Danis pour faire tourner le vent.

En plus d'accorder deux buts, les Bulldogs ont raté plusieurs chances en fin de rencontre dont un filet complètement désert par Troy Bodie et un double avantage numérique.

Le défenseur Ryan Caldwell a obtenu l'autre but des vainqueurs.

Redevenu gardien numéro un des Bulldogs avec le rappel de Jaroslav Halak à Montréal, Danis a réalisé 23 arrêts.

Chipchura discret

Un autre bel espoir de l'organisation, Kyle Chipchura, n'est pas ressorti du lot. L'attaquant, dont plusieurs voient en lui un centre défensif dans le moule de Radek Bonk, a joué un match typique de son émule. Responsable dans son territoire, mais pas trop flamboyant en zone adverse.

Installés au deuxième rang de leur division, les Bulldogs présentent un dossier de 37-23-7. Une bonne fiche pour une équipe qui a perdu plusieurs joueurs clés en cours de saison. On n'a qu'à penser à Halak, Maxim Lapierre et Andrei Kostitsyn.

Vers une nouvelle coalition


En Finlande, le Parti du centre du premier ministre Matti Vanhanen arrive en tête des élections législatives, mais l'opposition conservatrice enregistre une forte poussée, selon des résultats officiels portant sur plus de 70 % des bulletins.

Les trois principaux partis finlandais obtiennent des résultats très serrés. Le Parti du centre recueille 23 % des voix, la Coalition nationale (conservateur) 22,1 % et le Parti social-démocrate 21,8 %.

Selon les projections de la télévision publique YLE, les centristes décrocheraient 51 des 200 sièges du Parlement, les conservateurs 50 sièges et les sociaux-démocrates 45 sièges.

S'ils se confirment, ces résultats conduiraient à la formation d'une coalition entre le Parti du centre et les conservateurs.

Actuellement, le Parti du centre dirige un gouvernement de centre gauche, avec le Parti social-démocrate comme principal partenaire de coalition.

Le premier ministre Vanhanen a jugé les résultats partiels trop serrés pour pouvoir se prononcer.

Le gouvernement palestinien ne séduit pas

Le nouveau gouvernement palestinien d'union nationale, regroupant le Hamas et le Fatah, s'est réuni dimanche pour la première fois. La réunion s'est tenue par vidéo-conférence simultanément à Gaza et à Ramallah, car Israël empêche les ministres de circuler entre les deux territoires.

L'objectif principal de ce nouveau cabinet, issu des accords de La Mecque, est d'obtenir la reprise de l'aide internationale aux Palestiniens, gelée depuis l'arrivée du Hamas au pouvoir, en mars 2006.

Le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a indiqué que son gouvernement oeuvrerait à la « création d'un État palestinien indépendant, jouissant d'une pleine souveraineté sur les territoires occupés en 1967 », sans évoquer la reconnaissance d'Israël aux côtés de cet État.

Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a exclu tout dialogue avec ce gouvernement, et a appelé la communauté internationale à l'imiter, estimant qu'il ne répondait pas aux conditions posées par le Quartette (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU).

Le Quartette exige du gouvernement palestinien qu'il reconnaisse Israël ainsi que les accords conclus par le passé, et qu'il renonce à violence, avant de renouveler ses aides directes aux Palestiniens.

Ehoud Olmert

Le gouvernement israélien a voté, dimanche, par 19 voix et 2 abstentions, en faveur du maintien du boycottage du gouvernement palestinien.

La position israélienne a reçu un écho favorable au États-Unis. Le conseiller à la sécurité nationale du président George W. Bush, Stephen Hadley, a déclaré dimanche que son pays refuse de discuter avec « ce gouvernement tant qu'il n'accepte pas ces principes de base, qui sont les fondements de la paix au Moyen-Orient. », faisant référence aux conditions du Quartette.

Plus tôt, un porte-parole de l'ambassade américaine à Tel-Aviv n'avait pas exclu des contacts avec certains ministres palestiniens non membres du Hamas.

Pour le moment, seule la Norvège a annoncé la normalisation de ses relations avec le nouveau gouvernement palestinien.

Le ministre palestinien des Finances, Salam Fayyad, a pour sa part souligné que son gouvernement ne pourrait pas survivre sans une reprise de l'aide internationale directe, dont le gel a provoqué une grave crise financière.

Effort d'équipe

Rarement un sport individuel aura été autant en équipe!

Ils étaient cinq patineurs: Charles Hamelin, Olivier Jean, François-Louis Tremblay, Jean-François Monette et Marc-André Monette. Mais ils défendaient une seule couleur.

Ensemble, ils ont conjugué leurs efforts pour permettre au Canada de remporter les Championnats du monde par équipes de courte piste, dimanche. C'est un huitième titre mondial pour l'équipe masculine.

« Les gars ont tous fait de l'excellent travail et il n'y en a aucun qui s'est démarqué plus qu'un autre. Ils ont tous contribué à cette victoire », a commenté Yves Hamelin, directeur de programme de l'équipe nationale.

Avec 43 points, obtenus par l'addition de tous leurs résultats, les Canadiens ont devancé la Corée du Sud (33 points), championne en titre, et l'Italie (26 points).

Si ce n'est du titre en lui-même, les Canadiens ont accompli l'exploit de gagner chacune des quatre vagues de 500 m! Hamelin s'est ensuite imposé au 3000 m individuel, et avec l'argent en poursuite, le titre mondial était dans la poche.

Chez les femmes, Kalyna Roberge, Anne Maltais, Amanda Overland, Annik Plamondon et Nita Avrith ont obtenu 23 points.

Cette performance place les Canadiennes au 3e rang, derrière les Sud-Coréennes (56 points) et les Chinoises (28 points). Pour les championnes du jour, c'est un 10e titre, un 6e d'affilée.

Irak - Nouvelles pertes américaines

La liste des soldats américains tués en Irak s'est encore allongée samedi.

Militaires américains en patrouille dans un quartier de Bagdad, 18 mars 2007.

Quatre soldats sont morts et un autre a été blessé par la déflagration d'un engin explosif au passage de leur véhicule dans l'ouest de Bagdad. Un sixième militaire de cette patrouille a été blessé par balle après l'explosion.

Dans un second incident, également samedi, un cinquième soldat américain a été tué et trois autres blessés alors qu'ils patrouillaient à pied dans le sud de Bagdad.

Un autre soldat est mort dans une explosion au cours d'une patrouille lors d'« opérations de combat dans la province de Diyala », au nord-est de Bagdad. Cinq autres soldats ont été blessés par la déflagration.

Un Marine a lui été tué en « opération de combat » dans la province d'al-Anbar, le principal foyer d'insurrection sunnite.

Enfin, un huitième soldat est mort accidentellement samedi à Tikrit, à 180 km au nord de Bagdad.

Ces décès portent à 3220 le nombre de soldats et personnels assimilés américains tués depuis le début de l'occupation de l'Irak en mars 2003, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres du Pentagone.

Dans un quartier chiite de la capitale irakienne, trois personnes ont été tuées et sept autres blessées dimanche dans un attentat à la voiture piégée. Cinq autres personnes ont été tuées dans d'autres violences à Bagdad.

Optimisme en haut lieu

Par ailleurs, le général américain David Petraeus, commandant de la Force multinationale en Irak, a indiqué dimanche qu'il a constaté des « signes encourageants » pour l'éradication de la violence dans le pays, depuis l'arrivée de troupes américaines supplémentaires.

Il a précisé que le nombre d'attaques menées par des groupes confessionnels en Irak avait diminué au cours des dernières semaines.

Selon le général Patraeus, des centaines de familles qui avaient fui la violence étaient revenues « dans les quartiers qui avaient été réellement vidés. »

Le président américain George W. Bush a annoncé en janvier l'envoi de 21 500 soldats supplémentaires. Le total des soldats sur le terrain atteindra 160 000 en juin.

De son côté, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a estimé qu'il était trop tôt pour mesurer l'effet sur le terrain des renforts américains, mais « les Irakiens remplissent leur partie du contrat à l'égard des États-Unis », a-t-il déclaré.

Brésil - Cesare Battisti est arrêté

La longue fuite de Cesari Battisti a pris fin au Brésil.

Cesare Battisti, 13 mars 2004, Paris.

L'ancien militant d'extrême gauche et écrivain italien, Cesare Battisti, a été arrêté dimanche dans un hôtel de Rio de Janeiro.

Cesare Battisti, qui fut membre de l'organisation d'extrême gauche des « Prolétaires armés pour le communisme », a été condamné en 1993 par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour sa participation à quatre assassinats en 1978-1979. Il a toujours nié avoir commis ces crimes.

Arrêté en juin 1979, il s'est évadé d'une prison romaine en octobre 1981. Au début, il s'est rendu au Mexique où il a résidé durant une dizaine d'années. Par la suite, il a trouvé refuge en France lorsque le président socialiste François Mitterrand s'était engagé à ne pas extrader les activistes italiens qui renonceraient à la violence.

La justice française a finalement accepté de l'extrader en octobre 2004 et le premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin avait signé le décret rendant possible son extradition. Craignant cette décision, Cesari Battisti a pris la fuite en août 2004.

Finlande - Le scrutin de la continuité

Quelque quatre millions d'électeurs se rendent aux urnes aujourd'hui pour renouveler la composition du parlement finlandais, qui sera par la suite appelé à désigner le nouveau premier ministre, en avril prochain.

Les 200 sièges parlementaires seront attribués à la proportionnelle par régions.

Les observateurs de la scène politique finlandaise ne s'attendent pas un changement à la tête du pays, mais anticipent, au regard de récents sondages, une transformation de la coalition au pouvoir.

Le Parti du centre (KESK) du premier ministre sortant Matti Vanhanen pourrait cette fois avoir à partager le pouvoir non plus avec les sociaux-démocrates (SPD), mais avec la Coalition nationale composée du KOK conservateur.

Les Verts pourraient être en position de revendiquer une place au gouvernement, leur parti ayant le vent dans les voiles en raison de l'intérêt de l'opinion publique pour la question des changements climatiques.

Il n'est pas non plus impossible, quoique moins probable, que les sociaux-démocrates et les conservateurs, dans l'opposition depuis quatre ans, forment ensemble un gouvernement ainsi qu'ils l'ont déjà fait de 1995 à 2003, avant la victoire à l'arraché du KESK aux dernières élections.

Ces divers scénarios ne doivent pas faire oublier que, dans cette Finlande prospère, les principaux partis partagent les mêmes positions sur la plupart des enjeux, dont le maintien de la neutralité de la Finlande et du système social financé par des impôts élevés.

Le seul sujet de préoccupation en Finlande, partagé par tous, est le vieillissement démographique, le plus rapide des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des résultats provisoires seront disponibles tard cette nuit. Les résultats définitifs seront confirmés mercredi.

Olmert l'intransigeant

Après avoir rejeté toute possibilité de traiter avec la nouvelle coalition Fatah-Hamas, le premier ministre d'Israël appelle aujourd'hui la communauté internationale à prendre le même engagement en maintenant son boycottage du gouvernement palestinien.

« Nous espérons que la communauté internationale ne se retrouvera pas piégée par le nouveau gouvernement d'union palestinien et maintiendra la ligne de conduite qu'elle a adoptée pour isoler un gouvernement qui n'accepte pas les principes du Quartette », a déclaré Ehoud Olmert, à l'ouverture de son conseil des ministres.

Pour justifier sa position, le premier ministre est revenu sur les propos tenus samedi par le premier ministre Ismaïl Haniyeh, au moment de l'investiture de son gouvernement de coalition.
M. Haniyeh avait alors proclamé le droit des Palestiniens de résister à l'occupation israélienne « sous toutes ses formes » et promis de créer un État indépendant comprenant les territoires occupés en 1967, sans glisser un mot sur une reconnaissance éventuelle d'Israël.

Ehoud Olmert a cependant ajouté qu'il poursuivrait ses contacts avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, tout en précisant que la participation de son parti, le Fatah, à la coalition, limiterait le champ des discussions à la seule question du bien-être des citoyens palestiniens.

Une telle position exclue donc, d'emblée, des négociations sur le règlement de paix final du conflit israélo-palestinien, dont la création d'un État palestinien.

Mahmoud Abbas et Ismaïl Haniyeh

Le Quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) exige, avant de lever l'embargo contre le gouvernement palestinien, en vigueur depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas en 2006, que celui-ci reconnaisse Israël et les accords israélo-palestiniens passés et qu'il renonce à la violence.

Samedi, le président Abbas et le premier ministre Haniyeh ont appelé la communauté internationale à lever l'embargo, raison d'être de leur alliance.

Depuis, les États-Unis ont annoncé qu'ils continueraient à boycotter le Hamas et ses ministres, mais autoriseraient des contacts ponctuels avec les élus des autres mouvances, une position qui tranche avec l'appel à l'isolement des territoires lancé par Israël.

« Concernant les individus qui ne sont pas membres d'organisations terroristes étrangères, nous ne suspendrons pas nos contacts avec des Palestiniens sur la seule base de leur participation au gouvernement d'unité, mais nous prendrons des décisions au cas par cas », a déclaré la porte-parole du consulat américain à Jérusalem, ajoutant que l'embargo sur l'aide financière directe au gouvernement sera maintenu.

Des divergences de vues sont par ailleurs apparues au sein du conseil des ministres israélien. Si plusieurs, dont le premier ministre en tête, refusent tout contact avec les membres du gouvernement palestinien, issus ou non du Hamas, d'autres, minoritaires, trouvent excessif d'écarter les ministres issus du Fatah, ayant signé autrefois les accords d'Oslo.

Les ministres ont cependant adopté peu après, en conseil, par 19 voix et deux abstentions, une résolution sur le maintien du boycottage.

Nadal en finale, Kuznetsova déchue

Daniela Hantuchova (no 4) s'est fait justice pour la demi-finale de Doha.

Samedi, la Slovaque a vaincu la Russe Svetlana Kuznetsova (no 2) en deux manches de 6-3, 6-4, en finale du tournoi Masters d'Indian Wells, en Californie.

Hantuchova a mis 1 h 23 minutes pour venir à bout de Kuznetsova, qui a multiplié les fautes directes. Quant à la gagnante, elle a dominé son adversaire au filet, ayant le dernier mot dans 11 des 12 échanges qui se sont conclus à cet endroit.

Hantuchova, 18e joueuse mondiale, remporte ainsi le deuxième titre de sa carrière. Son premier succès avait justement été enregistré à Indian Wells, en 2002.

Kuznetsova, qui avait gagné le dernier duel entre les deux joueuses, la demi-finale à Doha, grimpera néanmoins au troisième rang du classement WTA, malgré cet échec. Elle devancera la Française Amélie Mauresmo.

Une finale Nadal-Djokovic

Si le duel entre Rafael Nadal (no 2) et Andy Roddick (no 3) était bel et bien la finale avant l'heure, les amateurs de tennis resteront sur leur faim.

Nadal a défait Roddick en deux manches de 6-4, 6-3.

En finale, l'Espagnol affrontera le Serbe Novak Djokovic (no 12), vainqueur du Britannique Andy Murray (no 13). dans l'autre demi-finale. Djokovic l'a emporté 6-2, 6-3.

Nadal et Djokovic s'étaient rencontrés en quart de finale à Roland-Garros l'an passé. L'Espagnol était ressorti gagnant de ce duel.

Nadal a mis un peu plus d'une heure pour disposer de l'Américain, qui avait son service comme seule arme. Si Roddick a réussi 16 aces, il a peiné lors des échanges avec le jeune Nadal.

C'était seulement le troisième duel entre les deux joueurs, qui avaient partagé les honneurs des deux premiers affrontements.

Nadal pourrait donc pleinement profiter de la sortie hâtive de son grand rival, Roger Federer, pour enfin prendre sa place sous les projecteurs.

Le Suisse a d'ailleurs remporté les trois dernières éditions du tournoi.

Victoire sous haute tension

Un gardien étincelant, une équipe combative et une grosse victoire de 3-2 en fusillade contre les Maple Leafs. Le parfait tableau.

Andrei Kostitsyn a inscrit le but gagnant dans ce match digne des séries éliminatoires en déjouant Andrew Raycroft lors des tirs de barrage.

Fin stratège, Kostitsyn a déculotté Raycroft en réalisant la même feinte que son capitaine Saku Koivu qui avait créé l'égalité le tour précédant.

Jaroslav Halak a mis fin aux espoirs des Leafs avec un bel arrêt aux dépens de l'ennemi numéro un du CH, Darcy Tucker. Seul Mats Sundin a marqué pour les Leafs en fusillade.

De retour devant le filet du Tricolore après une absence de trois matchs, Halak a connu tout un match. Le jeune slovaque a repoussé 37 tirs, dont 15 en troisième période.

Kostitsyn se dégêne

Un autre ancien des Bulldogs de Hamilton, Andrei Kostitsyn a lui aussi joué un rôle important.
En plus d'obtenir le but décisif, Kostitsyn a inscrit son premier but de la saison en première période. Le Bélarussien a servi une belle feinte à la tour des Leafs, Hal Gill, pour ensuite battre Raycroft d'un tir rapide des poignets.

Saku Koivu, qui a joué un fort match, a obtenu l'autre but du CH. Kyle Wellwood et Pavel Kubina ont répliqué pour les Torontois. Kubina a forcé la prolongation en marquant à mi-chemin en troisième période.

Ce n'est pas l'intensité qui manquait pour cette rencontre entre deux grands rivaux et deux équipes impliquées dans une course aux séries.

En première période, Francis Bouillon, qui venait à la défense de Guillaume Latendresse, a livré un furieux combat à Darcy Tucker. En plus de jeter les gants, Bouillon a distribué six mises en échec.

Remis de ses vertiges, Alex Kovalev a affronté les Leafs. Même s'il n'a pas inscrit son nom sur la feuille de pointage, Kovy a fait sentir sa présence.

Le Canadien disputera son prochain match, mardi, face aux Bruins de Boston. Dans cette course folle aux séries, le CH (78 points) partage le neuvième rang dans l'Est avec les Leafs et les Islanders.

Quatre ans de chaos

Quatre ans après l'invasion américaine en Irak, le 20 mars 2003, le bilan est désastreux pour la société irakienne qui est emprisonnée dans une spirale de violence dévastatrice, faisant des dizaines de morts quotidiennement.

Face à cette situation, la Maison-Blanche a décidé de renforcer sa présence en envoyant 25 000 soldats supplémentaires pour atteindre 160 000 hommes sur le terrain en juin, et ainsi tenter d'enrayer les violences interconfessionnelles.

La capitale, Bagdad, et la province de Diyala sont les plus touchées par le déferlement de la violence.

Dans l'ouest et le nord du pays, Al-Qaïda poursuit son insurrection contre le gouvernement irakien et les forces américaines. Dans le sud, les milices chiites rivalisent pour le contrôle des régions et des ressources pétrolières.

depuis l'invasion, environ 2 millions d'Irakiens ont fui l'Irak et 1,8 million sont des déplacés à l'intérieur de leur propre pays, selon des données du Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies.

Cimetière militaire d'Arlington, 16 mars 2007

Le nombre de morts reste difficile à évaluer. Selon le site Internet Iraq Body Count, quelque 58 800 civils sont morts depuis le début de la guerre. Au moins 3205 soldats américains, 132 Britanniques et 124 membres de la coalition ont également perdu la vie.

Le Pentagone souligne que le dernier trimestre 2006 a été le plus meurtrier du conflit et que les violences ont continué d'augmenter début 2007. Entre le 1er janvier et le 9 février, plus de 1000 attaques ont eu lieu chaque semaine, contre une moyenne de 900 sur la même période en 2006.

Le gouvernement irakien reste optimiste malgré la situation. « Saddam a été renversé. Il y a des points positifs. Nous sommes maintenant libres. Chaque irakien peut s'exprimer sans peur », estime Bassem Ridha, proche conseiller du premier ministre Nouri al-Maliki.

M. Ridha cite aussi la nouvelle constitution approuvée par référendum, le gouvernement d'unité nationale, les élections législatives pour le Parlement, composé à 25 % de femmes. « Les gens ne se rendent pas compte. Nous étions à l'âge de pierre, nous construisons ce pays à partir de rien », conclut-il.

Reconstruction

Par ailleurs, le vice-président irakien, Adel Abdul Mahdi, a présenté vendredi à New York un plan pour restaurer l'économie de son pays. Il a appelé la communauté internationale à y répondre par des engagements d'aide et d'effacement de la dette.

M. Mahdi coprésidait une conférence internationale tenue à l'initiative du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur le Contrat international d'objectifs pour l'Irak (ICI), lancé en juillet entre Bagdad et les Nations unies avec le soutien de la Banque mondiale.

La menace de Bush

Aux États-Unis, le président George W. Bush a menacé samedi d'opposer son veto à un projet de loi démocrate incluant une enveloppe pour l'Irak et l'Afghanistan s'il comprend des mesures destinées à forcer un retrait des soldats américains d'Irak.

« Le Congrès doit approuver des fonds d'urgence pour nos troupes, sans condition et sans retard. S'il m'envoie un projet de loi qui ne remplit pas ces conditions, j'opposerai mon veto », a déclaré M. Bush dans son allocution hebdomadaire radiodiffusée.

La semaine prochaine, la Chambre des représentants doit saisir l'occasion d'un collectif budgétaire de quelque 124 milliards de dollars visant à financer les guerres en Irak et en Afghanistan pour 2007 pour demander un retrait des troupes au plus tard à l'automne 2008.

Marche sur le Pentagone

Quatre ans après l'invasion américaine en Irak, le 20 mars 2003, des manifestations ont eu lieu, samedi, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Entre 20 000 et 50 000 manifestants, selon des sources policières et des journalistes sur place, se sont rassemblés à Washington, dans le cadre d'une « marche sur le Pentagone », faisant écho à celle d'octobre 1967, qui dénonçait la guerre du Vietnam.

Une contre-manifestation de moindre importance, en appui aux soldats américains, a eu lieu non loin.

Aux États-Unis, des manifestations contre la guerre en Irak ont aussi été organisées à San Francisco et à Los Angeles, en Californie.

Nombreux rassemblements

Des rassemblements semblables ont également été organisés ailleurs dans le monde, samedi. Au Canada, des manifestations ont eu lieu dans 36 villes, dont Montréal, Québec, Toronto, Halifax et Vancouver.

À Séoul, en Corée du Sud, quelque 1000 personnes ont manifesté pour réclamer le retrait des forces sud-coréennes d'Irak.

En Grèce, des centaines de personnes ont manifesté à Athènes et à Salonique, au nord, réclamant « l'arrêt de l'occupation ».

En Turquie, quelque 6000 personnes ont manifesté à Istanbul, tandis que près de 3000 personnes, dont de nombreux militants du parti communiste (TKP), ont manifesté à Taksim, sur la rive européenne d'Istanbul, et quelque 3000 autres sur la rive asiatique, à l'appel d'organisations pacifistes.

En Espagne, des dizaines de milliers de manifestants ont déferlé dans les rues de plusieurs villes, dont Madrid, Barcelone, Saragosse et Valladolid.

À Copenhague, la capitale danoise, quelques centaines de personnes se sont rassemblées devant l'ambassade américaine, tandis qu'à Prague, en République tchèque, quelque 150 personnes ont manifesté à la fois contre la guerre en Irak et contre l'installation en sol tchèque d'un radar antimissile américain.

En Australie, qui compte 1400 soldats en Irak, dont un groupe de combat de 550 hommes, une centaine de manifestants ont également dénoncé la guerre.

Enfin, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade américaine à Santiago, au Chili.

Attentat contre un convoi canadien

Un kamikaze au volant d'une voiture piégée sur l'autoroute a fait exploser sa charge près d'un convoi canadien, touchant une famille afghane. Deux enfants ont été tués et deux autres civils ont été grièvement blessés, selon la police locale.

Un soldat canadien a également été blessé, légèrement. Son identité n'a pas été divulguée, mais on confirme qu'il appartient au 2e bataillon du Régiment royal canadien.

Il s'agit de la huitième attaque-suicide à frapper l'Afghanistan depuis moins d'une semaine, faisant au total 11 morts, tous des civils, selon les autorités afghanes.

Les talibans ont affirmé avoir plus d'un millier de kamikazes prêts à attaquer cette année les forces internationales et afghanes.
Quelque 140 attentats-suicides ont eu lieu l'an dernier en Afghanistan contre 25 en 2005, selon des chiffres officiels.

Quelque 1000 civils ont été tués en 2006 dans les violences en Afghanistan, qui a connu son année la plus sanglante depuis la chute du régime des talibans.

Quelque 2500 soldats canadiens sont basés dans la province de Kandahar.

Une femme à la tête du Parti social démocrate

Pour la première fois de leur histoire, les sociaux-démocrates suédois ont placé une femme à la tête de leur parti. Il s'agit de Mona Sahlin, qui a été élue samedi à l'unanimité, lors du congrès extraordinaire du parti tenu à Stockholm.

La nouvelle chef se voit confier le mandat de reconquérir le pouvoir, perdu il y a six mois.
Mme Sahlin remplace Göran Persson, ancien premier ministre battu aux élections législatives de septembre par une coalition de centre-droit et dirigeant du Parti social démocrate (PSD) depuis 1996.

Elle pourrait devenir la première femme chef d'un gouvernement suédois si son parti reprenait la majorité au parlement lors des prochaines législatives, prévues en 2010.

Mona Sahlin, 50 ans, a un long parcours au sein du PSD, auquel elle a adhéré dès sa jeunesse. Elle en a été la première femme secrétaire générale, en 1992. Elle a également occupé plusieurs postes de ministre et a été vice-premier ministre.

Rien de concret

La rencontre des ministres de l'Environnement des pays du G8 et de cinq pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Mexique) a pris fin à Postdam, en Allemagne, sans qu'aucun nouvel accord n'ait été conclu.

Les États-Unis ont été les seuls à s'opposer à une aide des pays industrialisés pour préserver l'environnement des pays en voie de développement. Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, s'est néanmoins réjoui du fait que les représentants de tous les autres pays présents ont reconnu « l'irréversibilité du changement climatique actuel et la responsabilité des pays industrialisés ».

« Un consensus politique est en train d'émerger, un consensus sur l'urgence du problème et la nécessité de mobiliser tous les outils possibles » pour contrer les changements climatique, a pour sa part déclaré le président de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer. Cette situation détonne, selon lui, avec celle d'il y a quelques années, alors que la réalité scientifique du phénomène était remise en question.

De leur côté, le Brésil et le Mexique ont fait part de leur volonté de travailler de concert pour lutter contre le changement climatique et la destruction de la biodiversité.
Baird rejette le plan Dion

Par ailleurs, dans une conférence téléphonique, le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a réitéré que le plan du Canada en matière de changements climatiques ira au-delà des exigences du protocole de Kyoto. Il a d'ailleurs ridiculisé la proposition du chef libéral, Stéphane Dion, de taxer les entreprises canadiennes sur le principe du pollueur-payeur. Selon lui, ce plan, faible, ne servirait qu'à enrichir le gouvernement.

Le sommet de Potsdam avait pour but de préparer le sommet du G8 qui aura lieu du 6 au 8 juin à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne. Les changements climatiques figureront au nombre des principaux thèmes abordés.

dimanche, mars 11, 2007

Enquête sur le Christ


En outre une idée totalement étrangère aux croyances, coutumes et pratique religieuses judaïques. Loin d’attendre un Messie qui serait un « dieu»

né d’une vierge, ils espéraient la venu d’un Messie qui serait un être humain. Justin le Martyre (qui mourut vers 165 ) écrivait que « si un homme doit être le Messie, il ne peut être que de naissance humaine». Pour les juifs pieux et orthodoxes de l’époque – ce qui incluait certainement des juifs comme Joseph, Jésus et son frère Jacques le juste- l’idée d’un être humain «divin» ou d’un «dieu ressuscitant» né d’une vierge était une notion totalement étrangère et païenne. Elle se rattachait d’avantage aux traditions babyloniennes d’ Ishtar et de Tammouz qui, comme les cultes d’Osiris, de Dionysos et Zoroastre, prétendait que ces personnages majeurs avaient été engendré par un Dieu et une mère humaine et vierge. Ce concept était aussi commun dans l’univers gréco-romain des mythes et des religions à mystère, comme celle de Mythra, si apprécié des légionnaires romains.

Dans les écritures judaïques –qui sont, pour la plupart des juifs, la Loi et des éléments d’Histoire mêlé à quelques mythes et légendes-, on trouve très peu de référence à des naissances qui serait le résultat d’une intervention divine. On peut cité Isaac, le fils né de Sarah, une mère de 90 ans, et d’Abraham son époux âgé de 100 ans ; Esau et Jacob, les jumeaux de Rebecca, réputés stériles; et Samson. Mais en aucun cas, on ne prétend que le Dieu tout puissant serait le père, concept qui, pour tout juifs orthodoxes, aurait été considéré comme blasphématoire à l’extrême. Dans le Nouveau Testament, une autre naissance est attribué à l’action de Dieu. On dit que le prêtre Zacharie aurait eu la vision d’un ange qui lui aurait dit que lui et sa femme – qui était sois disant stérile et avait largement dépassé l’âge d’enfanter- allait avoir un enfant et qui serait « le salut d’Israël» se fils allait Jean le Baptiste.

Les chrétiens, les protestants et les catholiques ne croient pas seulement que la naissance de Jésus fut la conséquence d’une intervention divine, mais qu’il fut réellement engendré par Dieu et né d’une véritable vierge, concept païen souvent réfuté violement par le dévots qui acceptait sans question que l’enseignement de Jésus est été divinement inspiré. Nestorius «nommé patriarche de Constantinople en 428 » fut déclaré hérétique et exilé à Edesse

Pour avoir osé dire que la question de savoir si Jésus était « Dieu» ou « fils de Dieu» n’avait aucun sens, car il était évident qu’il était un homme né tout à fait normalement d’un père et d’une mère.

Les préceptes de l’Église on fait naître une autre confusion, celle de croire que si Jésus est Dieu il doit être né d’une vierge. Selon un théologien catholique de premier plan, ce n’est pas exact. Le cardinal Ratzinger – tête de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, l’héritière moderne de la Sainte Inquisition- a déclaré que « la Doctrine de la Divinité de Jésus ne serait pas remise en cause si Jésus avait été le fruit d’un mariage humain normale. Car la filiation Divine dont parle la foi n’est pas biologique, mais ontologique. Ce n’est pas un événement dans le temps, mais dans l’éternité de Dieu ». Si cette explication peut satisfaire les théologiens, elle ne peut qu’ajouter à la confusion des chrétiens ordinaires. En outre se pose alors la question : Comme cette mythologie païenne à t’elle pu se rassembler autour de la personne de Jésus ?

LE CHRISTIANISME ADOPTE LE MYTHE PAÏEN

Les chroniqueurs de l’Antiquité, les biographes et les auteurs des Saintes Écritures ont enjolivés les événements entourant leur héros de manière à les conformer à leurs propres croyances, plutôt qu’à la vérité historique. Ils ont attribué à leur héros des sentiments, des paroles et des actes qu’ils leurs étaient totalement étranger. Pour accentuer la dimension magique accompagnant inévitablement ce type de personnage majeur tant dans le domaine politique que dans le champs religieux ils n’auront pas hésités à récupéré et à utiliser à leur profits une mythologie bien ancré dans les esprits. Par exemple, les parallèles entre mithraïsme et le christianisme sont étroits. La tradition mithraïque prophétisait des événements apocalyptiques un jour du Jugement, la résurrection du corps et le retour du Dieu Mithra . Mieux : on disait que ce dernier était né dans une grotte et que des bergers lui apportèrent des cadeaux de naissance. Cette forme de fiction pieuse n’a pas seulement déformé toute la période historique du Nouveau Testament, mais aussi une partie significative de l’histoire chrétienne subséquente.

Les Évangiles furent dénaturés par le système de croyances qui apparut après la crucifixion. Paradoxalement, ils contredisent souvent directement d’autres traditions et enseignements qui se développèrent plus tard. Par exemple, dans l’épisode du jeune Jésus au Temple, il est manifeste que ses parents ne comprenne pas de quoi il parle quand il évoque son « père céleste», alors que cette incompréhension contredis catégoriquement tout le concept d’annonciation. Si Marie était consciente d’avoir été fécondé par le Dieu Tout –Puissant, elle ne pouvait ignorer qui était le «père céleste» de Jésus. Si cette épisode ne révèle rien de substantiel sur la vie de Jésus, il peut donner corps à l’affirmation du Rex Deus selon laquelle Jésus aurait été éduqué à l’école du Temple. Il bat totalement en brèche l’idée traditionnel d’un jeune juif discutant d’égal à égal avec des prêtres et des rabbins et leurs enseignants la logique talmudique pour comprendre les Saintes Écritures.

Confronté à l’idée d’un Jésus divin, les juifs de l’Israël biblique, comme ceux de toutes les époques, l’aurait condamné comme blasphème de la pire espèce. Comme nous allons voir, cette idée est née quelques 10 ou 15 ans après la crucifixion. Elle est sortit de l’esprit fertile d’un opportuniste à la personnalité éminemment suspect. Si nous regardons les paroles même de Jésus dans le Nouveau Testament, il ne dit nulle part qu’il est divin. Le titre que lui donnaient les chrétiens -«fils de Dieu»- avait une signification ésotérique spécifique et il rappelait le statu supposé accessible à ceux qui suivaient son enseignement. Jésus lui-même ne revendiqua jamais ce titre, mais se désignait comme le « fils de l’homme». Un spécialiste contemporain, A.N. Wilson, dit que :

Je considère comme impossible qu’un Saint homme galiléen du premier siècle est pu, à quelques moment de sa vie, se considérer comme le deuxième membre de la trinité. C’était une chose intrinsèquement improbable qu’un juif monothéiste puisse croire à cela.

Pour Jésus, se croire lui-même divin et égal à Dieu n’était pas seulement «intrinsèquement», mais c’étais un blasphème qu’aucun juif pieux de l’époque ne pouvait seulement envisager.

Dans les récits des Évangiles, on trouve une autre idée blasphématoire

Prêtée à Jésus et que le rituel chrétien célèbre quotidiennement. Pour comprendre le contexte de cette notion provocatrice, il faut songer à la rigidité des lois alimentaires observées par tous les juifs pratiquants. La controverse principale, opposant les personnes qui accompagnèrent réellement Jésus et l’écoutèrent à l’invraisemblance «apôtre» Paul, concerna précisément ces lois alimentaires . Jacques –le frère de Jésus et la tête de l’Église de Jérusalem- insistait sur le fait que les convertis devaient continuer d’observer la Loi sur la circoncision et la nourriture. Au demeurant, était-il concevable qu’un instructeur juif orthodoxe comme Jésus ait pu inviter ses fidèles –fût-ce sous forme allégorique ou spiritualisé- à l’enfreindre la Loi sur laquelle la Sainte Alliance avec Dieu était fondée? C’est pourtant précisément ce qu’aurait fait Jésus selon les enseignements chrétiens et les paroles de l’Évangile. La messe catholique et toutes les formes d’offices protestants invitent leurs communiants à partages le pain et le vin, qui symbolise dit-on, le corps et le sang de Jésus, Jésus aurait-il eu la témérité de suggérer à des juifs pieux et sincères de boire du sang? Il aurait été lapidé à mort pour blasphème. Alors d’où vient ce concept ?

Les rituels de partage de pain et de vin faisaient partie intégrante de nombreux groupes religieux se réunissant fraternellement. On les retrouve dans certaines célébrations familiales juives et ils sont une partie essentielle du rituel essénien. Ils furent également très largement en usage des cultes à mystères de la Grèce classique. La consommation chrétienne de pain et de vin en tant qu’allégorie du corps et du sang a des racines païennes. Dans la communion mithraïste, Mithra lui-même dit :« Celui qui ne mangera pas mon corps et ne boira pas mon sang afin de ne plus faire qu’un avec moi (…) celui-là ne sera pas sauvé.» Un tel concept était bien accepté dans le monde païen où l’union symbolique avec Dieu était non pas blasphématoire, mais désirée.

LE MARIAGE DE JÉSUS

En reconsidérant l’histoire de Jésus que décrit le Nouveau Testament, nous ne devons pas seulement apprendre à en démêler et en écarter les fils mythologiques et hagiographiques intégrés au récit. Il nous faut aussi apprendre à discerner les fragments de vérité relatifs à la vie de ce remarquable maître ; des vérités qui n’avaient pas besoin du moindre commentaire, tout simplement parce qu’elles étaient communes pour n’importe quel juif de l’époque. Nous avons aussi besoin de connaître les coutumes et pratiques sociales juives pour éclairer la nature exacte des relations de Jésus avec certains de ses fidèles. C’est particulièrement important quand il nous faut étudier un sujet particulièrement litigieux : Jésus était-il ou non marié ?

Nous avons déjà dit que, dans l’Israël biblique, tous les hommes sans exception y compris les rabbins, devaient se marier et avoir des enfants. Les Évangiles sont assez ouvert quant aux formes d’apostrophes que les disciplines utilisaient pour s’adresser à Jésus. Ils l’appellent ainsi régulièrement «rabbi» (rabbin). Il y a une autre raison flagrante pour que Jésus ait été marié, raison que les Évangiles confirment car tous sont assez explicites quant à son ascendance terrestre. Ils affirment clairement que Jésus était l’héritier de la lignée royale de David. L’héritier de la dynastie davidique devait, conformément à la loi, se marier et engendrer des fils pour assurer la continuité généalogique de la Maison royale d’Israël.

Dans tout le Nouveau Testament, il n’est nulle part dit que Jésus était célibataire, donc qu’il n’était pas marié. Si cela avait été le cas, cette formidable rupture de la tradition, et de la coutume aurait été incontestablement signalée, comme c’était régulièrement le cas quand son interprétation de la Loi contredisait apparemment la pensée juive traditionnelle.

Ainsi à l’époque où nous nous attendions le moins à découvrir un document confirmant la tradition du Rex Deus, tant les Évangiles que les documents contemporains contenaient des indications attestant que cette tradition pouvait être fondée sur une base éminemment plausible.

JÉSUS, LE MAÎTRE DE RACTITUDE ESSÉNIEN,
ET SAINT PAUL, LE PREMIER HÉRÉTIQUE
CHRÉTIEN

Jésus et sa famille étaient tous des membres des Ésséniens qui, contrairement à ce que prétend l’Église catholique, n’étaient pas seulement une petite secte occupant le site de Qumrân.

LES ÉVANGILES

Les Évangiles du Nouveau Testament furent modifiés et en partie réécrits pour les conformer à la ligne du dogme chrétien naissant fondé sur l’enseignement de saint Paul. Cet alignement des Évangiles sur le corpus chrétien les éloigna considérablement de la «Voie» prêché par Jésus, le Maître de Rectitude essénien. Ce dernier titre était attribué à l’instructeur initiatique suprême de la Voie essénienne et plusieurs le portèrent au cours des siècles depuis le prêtre Zadok.

Un Évangile faisant partie du canon officiel, l’Évangile de Jean, est aussi considéré a bien des égards comme un document initiatique. Quand nous observons l’origine et le développement de ce texte, nous sommes confrontés à une série d’énigmes. D’un côté, c’est le seul Évangile qui paraît avoir été écrit par un témoin oculaire des événements qu’il décrit, quelqu’un qui aurait été particulièrement proche de Jésus. Mais d’un autre côté, la plupart des autorités bibliques considèrent qu`il fut le dernier Évangile mit en forme écrite, c’est-à-dire en l’occurrence au début du deuxième siècle. Logiquement, on en n’est donc arrivé à la conclusion que l’Évangile de Jean avait été écrit bien après les autres. Il fallut attendre encore plus d’un siècle après son apparition pour que l’Église commence à l’attribuer à Jean, le fils de Zébédée, attribution quelque peu tardive et douteuse.

Un spécialiste de Bible, B. Rigaux, dont les opinions sont aujourd’hui largement respectées, pense que cet Évangile fut la version écrite d’un enseignement transmis oralement qui serait passé de Jésus «aux disciples aimés», et de lui à ses disciples, n’aurait jamais été destinés aux masses, mais aux seuls initiés. En débit de son apparition tardive sous forme écrite, cette hypothèse selon laquelle l’Évangile de Jean serait en fait le premier des quatre Évangiles est confirmé par un théologien anglican contemporain l’évêque John Robinson. Cette apparition tardive de l’évangile n’implique pas une composition tardive, comme on le pensait jadis, mais c’est une conséquence de la transmission exclusivement orale aux seuls initiés. La décision de la mettre par écrit ne peut être intervenue qu’après la mort de l’évangéliste, au vu des éléments contenus dans ce texte. Il n’existe aucune version sans le chapitre 21, dans lequel les rédacteurs s’efforcent de détromper ceux qui avaient pensé que le disciple aimé ne mourrait jamais. Mais, contredisant cette « mauvaise interprétation vulgaire» les paroles de Jésus, les rédacteurs prétendent au contraire que la mort de l’évangéliste n’entache en rien la vérité. En dépit de ses modifications et ajouts tardifs, la nature initiatique de l’Évangile de Jean l’inscrit dans un courant important de la tradition gnostique égypto-hébraïque, en l’occurrence la «Voie» des Esséniens. Le gnosticisme fut une forme de spiritualité qui permettait d’acquérir une connaissance spirituelle, ou Gnose, lorsque l’on était initié dans les secrets de l’ordre.

À la lumière de nos précédents commentaires commerçant la nature blasphématoire des paroles attribuées à Jésus -« Buvez, ceci est mon sang…» -, il est intéressant de noter que les ébionites, la famille et le peuple suivirent réellement Jésus tant qu’il fut sur terre, utilisant du pain et sans levain et de l’eau pour célébrer leur mystères, pas du pain et du vain.

Inutile de dire que l’Église chrétienne naissante déclara bientôt les Ébionites «hérétiques» : comment pouvait-elle tolérer que les fidèles de Jésus prêchent un message très différent? Dans sa présentation des relations de Jésus avec les Ébionites «hérétiques» : comment pouvait-elle tolérer que les fidèles de Jésus prêchent un message très différent? Dans sa présentation des relations de Jésus avec les Ébionites, un père de l’Église des premiers temps, Iréné- qui fut évêque de Lyon au cours du deuxième siècle-, fit montre de circonvolutions mentales dont seul un théologien paulinien était capable. Il prétendit que Jésus- qui, selon lui, était Dieu- avait été dans l’erreur, qu’il avait pratiqué la «mauvaise religion», accusation qui reprenait une tradition de l’Église décrivant les véritables enseignements de Jésus- tels que ceux rapportés par l’évangéliste Jean- comme l’«hérésie johannite». Si Jésus était divin, on peut logiquement supposer qu’il était incapable d’erreur, et voilà que, d’après un théologien paulinien, Dieu s’était trompé et avait entraîné son troupeau dans la mauvaise religion. On croît rêver ! Qui étaient les vrais hérétiques? Jésus et ses fidèles ou l’Église ?

VÉRITÉ ÉVANGÉLIQUE?

Les évangiles sont une source historique extrêmement douteuse. Beaucoup de fidèles chrétiens seront profondément perturbés par cette affirmation. Pourtant un spécialiste réputé à fait des déclarations encore plus provocante. Andrew Welburn, membre du Warburg Institute de l’Université de Londres et du New College D’Oxford, à dit sans détour que « on peut trouver de nombreuse sortes de falsification dans le Nouveau Testament. Par exemple, des paroles sont placés dans la bouche de Jésus qui font de lui un propagandiste de l’Église et de ses méthodes». Prenons un exemple dans l’Évangile de Mathieu où Jésus aurait dit à ses disciples :« Allez et de toutes les nations, faites des disciples, en les baptisant au nom du père, du fils et du saint Esprit». Étant entendu que Jésus était un juif fervent avec un respect profond de la Loi et n’ayant aucune intention une nouvelle religion, ce commandement est impensable. Ses véritables sentiment orthodoxes s’expriment clairement dans ce même évangile :« Ne prenez pas la voie des païens et n’entrez pas dans une ville de samaritains; allez plutôt vers les brebis perdus de la maison d’Israël.» On nous dit aussi que Jésus considère les Gentils comme des «chiens» auxquels il n’avait rien à dire.

Et voici qu’une femme cananéenne, étant sortit de ce territoire, criait en disant :« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David. Ma fille est fort malmenée par un démon.» Mais il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples s’approchant le priait :«Exhausse-la pour qu’elle s’en aille, car elle nous poursuit de ses cris.» Mais il répondit :«Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.»Mais la femme était arrivée et se prosternait devant lui en disant :« Seigneur! Viens à mon secours.» Il lui répondit :«Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens.»

Toute la mythologie chrétienne fondé sur la théologie de Paul revendique une authenticité absolue parce qu’elle serait censée être «historique extacte.»

Mais de nombreux événement du Nouveau Testament visant à embellir le personnage de Jésus furent sans discrimination «emprunté» ou «volé» à d’autres religions. LA mythologie est fondé sur un triste mélange de fantaisie magique, d’Exagération outrageuse et de blasphèmes. Comme nous l’avons déjà montré, Jésus ne peut avoir « inventé» l’eucharistie et, par conséquence, le rituel centrale de l’Église chrétienne. Le dogme et la foi chrétienne sont construits sur les fondations posées par saint Paul. Or celui-ci n’avait pas la même perception de Jésus le Nazaréen que les disciples originels qu’ils l’avaient suivi durant son ministère.

En fait saint Paul fut le premier «hérétique chrétien». Sa conviction que Jésus était devenu un nouvel agneau pascal lors de la crucifixion en est un exemple majeur. Paul considérait que le sacrifice de Jésus au Golotha avait été formidable acte de rédemption, valable jusqu’à la fin des temps. Ce concept allait à l’encontre du raisonnement et du mode de vie de nazôréens. À quoi servaient les rituels de pureté et l’adhésion stricte à la Loi visant à atteindre un état de rectitude, si cet « état de grâce» leur avait déjà été assuré par le sacrifice rédempteur sur la croix? Paul n’avait jamais rencontré Jésus, mais il avait rencontré ses disciples à Jérusalem qui savait que Jésus était venu pour révéler la parole et mener les siens, pas pour racheter. Certains spécialistes bibliques pensent que le récit de la Cène dans les Évangiles est une totale fiction. Les évangiles synoptiques disent que la première eucharistie fut la conclusion d’un repas de Pâques traditionnel. Si c’était vrai, les événements décrits en détail comme faisant suite à cette Cène – l’arrestation, le procès et l’exécution de Jésus- n’auraient pu avoir lieu de la manière et le laps de temps prétendus. Aucun juif – encore moins les Grand Prêtres du Sanhédrin – n’aurait osé enfreindre la Loi et les traditions entourant leur observance religieuse la plus sacrée simplement pour juger un homme.

LE CRIME DE JÉSUS?

L’épisode de Ponce Pilate « se lavant les mains» paraît également étrange. Après une précédente insurrection, un prédécesseur de Pilate, le proconsul Varus, avait crucifié plus de deux mille juifs sans le moindre scrupule. Il est donc éminemment improbable que Pilate ait hésité une seconde à faire exécuter un fauteur de troubles notoire. Quant à l’idée selon laquelle on aurait crucifié Jésus pour avoir été reconnu coupable de blasphème en vertu de la loi juive, c’est un non-sens absolu. Pour un spécialiste de premier plan, c’est «une pure invention». Si Jésus ou qui que ce soit d’autre avait été reconnu coupable d’un tel crime, ce n’est pas devant les Romains qu’il aurait été amené ; il aurait simplement été exécuté par les juifs de la manière prescrite, en l’occurrence une lapidation à mort. Un spécialiste renommé, Enoch Powell – qui apprit l’hébreu pour mieux saisir la réalité de la vie de l’époque de Jésus-, affirma que ce fut bien ce qui lui arriva. Pour la loi romaines, un seul crime pouvait être puni de crucifixion, la forme traditionnelle de châtiment romain : le crime de sédition. Il faut se rappeler que l’Israël biblique était un État théocratique, et pour les juifs, une seule loi était valide : celle de Moïse. Ainsi toute nouvelle spécification religieuse était «de facto» une décision politique et, à l’inverse, toute décision politique était simultanément religieuse. Les enseignements de Jésus divergeaient par de nombreux aspects de ceux des Saduccéens et des Pharisiens, qui soit supportaient, soit acceptaient pour des raisons pratiques la suzeraineté de l’Empire romain. Pour des Juifs- même si l’on pouvait contester ses idées-, Jésus était un rabbin délivrant son interprétation de la Loi aux autres juifs de la manière traditionnelle, une forme de débat-controverse qui donna naissance au viel aphorisme : «Quand vous avez deux juifs , vous avez trois débats.» pour les troubles capables de provoquer une insurrection. Aux yeux des Romains, son appartenance à la Maison royale de David, associée à son titre messianique de »roi des Juifs» était une justification suffisante pour son exécution.

JÉSUS ET LES DISCIPLES

Il est aujourd’hui largement admis que la répétition de mensonges est incroyablement efficace en matière de propagande. Goebbels et Staline en sont deux parfaits exemples. Mais même ces maîtres de la manipulation moderne sont de vulgaires amateurs à côté des premiers Pères de l’Église chrétienne. L’un des mensonges les plus tenaces répandus par ces gardiens autoproclamés de la «vérité divinement révélée» est celui de la prétendue pauvreté de Jésus et de ses douze apôtres, de soi-disant paysans semi-illetrés, issus d’une culture agraire frustre et simple. La Bible elle-même contredit cette séduisante affirmation. Les Écritures juives sont un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Une société qui produit une telle œuvre doit avoir été complexe, instruite, cultivée et sophistiquée. Les Saintes Écritures, leTannakh qui devint l’ancien Testament chrétien.

Congestion au 8e rang


Jaromir Jagr s'est levé au bon moment et les Rangers en ont profité pour bondir au 8e rang dans l'Est.

Les New-Yorkais ont vaincu les Hurricanes de la Caroline 2-1 en fusillade, dimanche, au Madison Square Garden.

Marek Malik (1er) a ouvert la marque en première période, avant de voir Justin Williams (33e) et les Hurricanes créer l'égalité en période médiane.

Même s'il a obtenu une aide sur le seul but des Rangers, c'est en fusillade que Jagr a vraiment fait sentir son impact. Le Tchèque a déjoué John Grahame pour confirmer la victoire des siens.

Ce résultat n'aide en rien la cause du Canadien, puisque les deux équipes ont obtenu des points. Rangers et Hurricanes se retrouvent maintenant à égalité au 8e rang dans l'Est, avec 76 points.

Les Bruins s'approchent

Au lendemain de l'affront subi à Philadelphie, les Bruins de Boston ont tenu à rappeler qu'ils étaient toujours de la course aux séries. Ils ont vaincu par la marque de 6-3 les Red Wings, à Detroit.

Marc Savard (trois aides) et Marco Sturm (deux buts, une passe) ont été les forces majeures dans cette victoire. Chuck Kobasew, Patrice Bergeron, Phil Kessel et Petr Tenkrat ont aussi déjoué Dominik Hasek, qui n'a pourtant fait face qu'à 24 tirs.

Devant le filet des Bruins, Tim Thomas a tenu bon malgré les 38 rondelles dirigées vers lui.

Les hommes de Dave Lewis rejoignent les Panthers de la Floride au 12e rang dans l'Est, avec 71 points. Ils ne sont plus qu'à trois points du Canadien, avec un match en main.

Classement dans l'Est:

5- Pittsburgh (68 matchs / 84 points)
6- Atlanta (70 matchs / 82 points)
7- NY Islanders (68 matchs / 78 points)
8- NY Rangers (69 matchs / 76 points)
9- Caroline (70 matchs / 76 points)
10 - Toronto (69 matchs / 75 points)
11 - Montréal (70 matchs / 74 points)
12 - Floride (69 matchs / 71 points)
12 - Boston (69 matchs / 71 points)

LNH - Canadien


Pour le match de samedi contre les Blues à St. Louis, l'entraîneur Guy Carbonneau avait donné congé au gardien Jaroslav Halak.

David Aebischer était devant le filet du Canadien de Montréal, secondé par Michael Leighton, réclamé au ballottage à la date limite des transactions.

Ce duo est-il appelé à rester d'ici la fin de la saison? L'état-major du CH a-t-il pris la décision de renvoyer Halak à Hamilton? « Carbo » reste évasif dans ses réponses.

« On l'a mis dans une situation difficile où il devait gagner. Halak n'a que 21 ans et il commence seulement sa carrière. Il faut faire attention. »

Quoi qu'il en soit, le renvoi de Halak à Hamilton serait justifié par deux raisons. Primo, Halak sera un élément important lorsque les Bulldogs seront en séries éliminatoires, à la mi-avril. Ensuite, ça ne sert à rien de brûler à un si jeune âge un gardien prometteur.

Cette saison dans la LNH, Halak présente une fiche de 3-4, avec une moyenne de 3,71 et une efficacité de ,874. Il a été rappelé le 15 février dernier, après la blessure à Cristobal Huet, puis placé dans le rôle de numéro un avec les insuccès d'Aebischer.

Le Canadien reprend l'entraînement lundi après un congé dominical. Il affrontera les Islanders de New York, mardi, au Centre Bell.

Afghanistan - Prodi ne bronche pas


Le chef du gouvernement italien Romano Prodi affirme que l'Italie ne reviendra pas sur son engagement militaire en Afghanistan.

« Nous avons pris des décisions que nous maintenons. Il n'y a pour l'heure aucun élément qui nous amène à des changements », a indiqué Romano Prodi.

Samedi, des talibans affirmant détenir en otage un journaliste italien ont menacé de l'exécuté d'ici sept jour si Rome ne fixait pas une date pour le retrait de ses troupes du pays.

Le chef du gouvernement italien dit suivre de très près la situation et prendre très au sérieux l'enlèvement, dimanche dernier, du journaliste Daniele Mastrogiacomo.

Le journaliste de La Repubblica aurait été enlevé dans la province d'Helmand, haut lieu de l'insurrection et du trafic de drogue en Afghanistan.

Le mollah Dadullah, l'un des principaux chefs des talibans présumément impliqués, exige aussi la libération de deux de ses porte-parole : Mohammad Hanif, arrêté en janvier dernier en Afghanistan, et Abdoul Latif Hakimi, détenu depuis près d'un an et demi au Pakistan.

Le ministère italien des Affaires étrangères a affirmé détenir des informations indiquant que l'envoyé spécial de 52 ans était « en vie ». Il a ajouté que « les contacts se poursuivaient afin de vérifier avec certitude les intentions et les attentes des ravisseurs ».

L'Italie a déployé quelque 2000 soldats dans la province de Kaboul et dans l'ouest du pays, sous l'égide de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN. Le Parlement italien vient d'approuver la poursuite de cette mission, fortement contestée en Italie.

Liberté, prise deux - Mauritanie


Les Mauritaniens sont appelés aux urnes pour choisir leur nouveau président, dernière étape du retour à la démocratie promis par la junte militaire, au lendemain de son coup d'État d'août 2005.

Dix-neuf candidats sont en lice pour succéder au chef de la junte, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, qui ne se présente pas à ce scrutin, conformément à son engagement de garantir la neutralité du processus de transition démocratique.

Au sortir de l'isoloir, le président sortant a dit quitter le pouvoir avec le sentiment du devoir accompli. « Il n'y aura plus de putsch en Mauritanie, car les raisons des putschs à répétition ont disparu avec le système de l'alternance démocratique », a assuré M. Ould Mohamed Vall. Son coup d'État, mené sans effusion de sang, avait mis fin à vingt ans de régime autoritaire du président Ahmed Taya.

Le scrutin couronne un processus entamé avec un référendum constitutionnel en juin dernier et poursuivi avec les législatives de novembre-décembre et des sénatoriales en janvier.

Depuis l'indépendance de la France en 1960, le pouvoir a toujours changé de mains par la force des armes, et jamais par les urnes, dans ce pays divisé entre une élite arabe et une population africaine. L'asservissement des noirs n'y a été légalement aboli qu'en 1981.

La transition démocratique, pour l'instant exemplaire, est regardée avec attention par la communauté internationale, notamment par les pays arabes.

Les quelque 300 observateurs internationaux accrédités pour ce scrutin n'ont constaté jusqu'ici aucun incident.

Les résultats complets provisoires du scrutin de dimanche sont attendus dans la journée de lundi. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un deuxième tour sera organisé le 25 mars. Aucun candidat n'est donné favori.

Parmi les candidats en lice, en majorité arabes, on retrouve notamment Ahmed ould Daddah, demi-frère du président déchu Mokhtar, dont le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) a engrangé de bons résultats aux élections parlementaires de l'an dernier.

Mentionnons aussi Messaoud ould Boulkheir, un descendant d'esclave, qui a promis de combattre l'esclavage qui perdure dans certaines régions du pays, malgré son abolition.

L'Espagne se souvient


L'Espagne a inauguré un monument pour les victimes des attentats perpétrés à Madrid, il y a trois ans, le 11 mars 2004.

Le monument de verre haut de 11 mètres, de forme cylindrique, contient les messages de condoléances rédigés à la suite du drame. Il permet de lire une partie des messages qui furent laissés devant la gare après les attentats, parmi les fleurs et les bougies d'un mémorial érigé par les passants et les proches des victimes.

Le roi d'Espagne Juan Carlos et la reine Sofia

Une cérémonie sobre présidée par le roi Juan Carlos, la reine Sofia, le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero et d'autres hauts responsables a eu lieu devant la gare madrilène d'Atocha, l'une des quatre cibles frappées dans l'attentat le plus dévastateur commis par des extrémistes islamistes en Europe.

Trois minutes de silence ont été observées avant que ne débute une composition pour violoncelle du musicien catalan Pau Casals nommée « Le chant des oiseaux ».

Le matin du 11 mars 2004, dix bombes placées dans des sacs à dos ont explosé dans plusieurs trains de banlieue, en pleine heure de pointe, faisant 191 morts et plus de 1800 blessés. Trois ans plus tard, plusieurs victimes sont toujours hospitalisées.

Les attentats, perçus rapidement par la population comme une réplique à la présence en Irak d'un contingent militaire espagnol de 1300 hommes, ont favorisé la chute du gouvernement conservateur et décidé de la victoire des socialistes aux élections législatives tenues trois jours plus tard.

L'insistance des conservateurs à blâmer dans un premier temps les terroristes de l'ETA, afin de détourner l'attention de leur politique irakienne, avait notamment été mal perçue par les électeurs. Élu, José Luis Rodriguez Zapatero ordonna comme promis le retrait du contingent espagnol d'Irak.

Le procès des 29 auteurs et complices présumés des attentats a débuté il y a un mois et devrait se terminer en juin ou juillet 2007. Les sept principaux accusés encourent une peine cumulée record de 270 600 ans de prison, peine limitée dans les faits à un maximum de 40 ans de réclusion.

Bain de sang en Irak

Au moins 43 personnes ont perdu la vie lors de trois attentats survenus dimanche dans la capitale irakienne.

L'explosion d'une voiture piégée à proximité d'un camion transportant des pèlerins chiites de retour de la ville sainte de Kerbala a fait 31 morts et 25 blessés, selon un nouveau bilan.

Peu avant, dans ce même quartier de Bagdad, deux civils ont été tués et six blessés lorsqu'une voiture piégée a explosé près d'un point de contrôle de la police.

Dix autres civils sont morts et sept ont été blessés dans un second attentat-suicide lorsqu'un homme portant une ceinture bourrée d'explosifs s'est fait exploser à l'intérieur d'un minibus dans le quartier de Moustansiriya, dans le nord-est de Bagdad.

Au total, près d'une soixantaine de personnes sont mortes dans des violences à travers le pays au lendemain de la conférence internationale sur la sécurité en Irak, au cours de laquelle le premier ministre Nouri Al-Maliki a appelé les pays voisins à cesser d'alimenter les violences sectaires en Irak.

Les autorités iraniennes ont fait savoir dimanche qu'elles soutiendraient toute initiative visant à venir à bout de la violence en Irak, en réponse à l'appel du premier ministre Al-Maliki.

« Nous soutenons tous les efforts qui sortiront l'Irak de ses problèmes actuels [...] Nous espérons que d'autres pays présents à la conférence de Bagdad changeront leur comportement politique à l'égard de l'Irak », a affirmé, sibyllin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Chirac Démissionne

Après 12 ans à la tête de l'État français, le président Jacques Chirac a annoncé solennellement dimanche soir qu'il ne sollicitera pas un troisième mandat.

« Au terme du mandat que vous m'avez confié, le moment sera venu pour moi de vous servir autrement. Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat », a déclaré le chef de l'État français lors d'une allocution radiotélévisée très attendue. Plus des trois-quarts des Français ne souhaitaient pas qu'il reste dans la course.

« D'une manière différente, mais avec un enthousiasme intact et la même passion d'agir pour vous, je continuerai à mener les combats qui sont les nôtres, les combats de toute ma vie, pour la justice, pour le progrès, pour la paix, pour la grandeur de la France », a ajouté l'homme de 74 ans, qui mettait ainsi un terme à une carrière politique d'une quarantaine d'années.

Dans son discours, M. Chirac a voulu livrer plusieurs autres messages aux Français. D'abord, il a lancé un vibrant appel à combattre « l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre ».

vendredi, mars 09, 2007

Lettres: L'art de faire diversion


Vous êtes en train de jouer aux cartes entre amis et vous voulez gagner. Vous n'avez pas un bon jeu, votre partenaire n'a réussi à éblouir personne par la qualité de ses coups et vous êtes un joueur qui aime jouer quand ça lui tente, un peu comme Alex Kovalev, du Canadien de Montréal. Que faire? Vous pouvez chercher à faire diversion afin de déstabiliser vos adversaires, de les faire dévier de leur plan de match. Comment? De nombreuses stratégies s'offrent à vous.

La première, plus ou moins subtile, consiste à flatter un des joueurs dans le sens du poil. Vous direz avec une certaine émotion que vous trouvez déplorable que le joueur à votre gauche ait subi des attaques à propos de son homosexualité. À une question sur l'aide aux familles qui ne bénéficient pas des garderies à 7 $ par jour, vous soulignerez à quel point il est bien d'avoir une famille de cinq enfants. Vous sympathiserez avec la famille d'un policier mort en devoir parce que la question provient d'un pompier. Vous raconterez une anecdote touchante à propos de votre père. Pendant ce temps, vous ferez oublier que vous jouez aux cartes. Une autre tactique souvent utilisée consiste à vous montrer outré des propos de vos adversaires.

On affirme que vos amis ne font que répéter ce que vous leur demandez de dire? Vous vous dites fâché qu'on s'en prenne à leur intelligence. Un adversaire a prononcé des paroles pour faire réagir ou émis des convictions strictement personnelles? Vous vous scandalisez. Pendant ce temps, vous pouvez faire oublier la couleur de l'atout à votre adversaire, qui doit réagir. Enfin, vous pouvez utiliser un stratagème encore plus simple. Vous faites semblant d'être le meilleur. Vous tapissez la ville de pancartes vous montrant la main au menton pour montrer que vous êtes un grand penseur. Vous faites preuve d'arrogance en affirmant que votre adversaire de droite joue seul et qu'il n'est pas sérieux. Vous dites de celui de gauche qu'il manque de jugement. D'ailleurs, plus l'affirmation est grosse, plus vos chances de réussite sont grandes. On oublie alors que vous avez glissé sur un tour d'atout précédent. La diversion n'est ni mentir, ni trahir, ni tricher. Les libéraux de Jean Charest sont des maîtres en la matière! Ils sont en train de s'unir pour réussir à faire diversion afin d'obtenir un deuxième mandat.

Cohabitation annoncée


Selon les résultats les plus récents des élections en Irlande du Nord de mercredi, le principal parti protestant, le DUP, obtient 23 sièges, tandis que le principal parti catholique, le Sinn Féin, en recueille 20. Les tiers partis s'en partagent 18 autres.

Les résultats sont toutefois dévoilés au compte-gouttes parce que le mode de scrutin, dit par préférence transférable, demande un décompte complexe des voix. Les 108 députés du Parlement devraient être connus d'ici vendredi soir.

Le taux de participation à ce scrutin, selon les estimations actuelles, a été de 60 %. Il s'agirait du même taux qu'en 2003.

Les deux chefs de parti n'ont eu aucune difficulté à recueillir les voix nécessaires. Le catholique du Sinn Féin, Gerry Adams, a été facilement réélu dans son fief de Belfast-Ouest. Le protestant Ian Paisley, qui devrait théoriquement devenir le prochain premier ministre nord-irlandais, a lui aussi été réélu avec une forte majorité dans le comté de North Anthrim.

L'Assemblée provinciale vise essentiellement à mettre un terme à une guerre civile qui a fait des milliers de victimes en 30 ans, mais n'a jamais pu, jusqu'ici, conduire à un gouvernement autonome stable.

Si les sondages se confirment, les deux plus grandes formations, le Parti unioniste démocratique (DUP) et le Sinn Féin, aile politique de l'Armée républicaine irlandaise, seront portées au pouvoir.

Le poste de premier ministre est réservé au leader de la formation qui obtient le plus grand nombre de votes, probablement le révérend radical Ian Paisley. Le vice-premier ministre doit quant à lui être issu de la seconde formation en popularité, c'est-à-dire, si les sondages s'avèrent justes, le numéro 2 du Sinn Féin, Martin McGuinness.

Par la suite, les deux hommes devront conjointement distribuer dix portefeuilles de ministres entre les partis. Londres, pour sa part, conserve le pouvoir intégral sur les Affaires étrangères, la Défense et la Sécurité intérieure.

Le gouvernement britannique a donné jusqu'au 26 mars aux deux partis pour s'entendre sur la composition d'un exécutif qui fera consensus, sinon, il menace de dissoudre l'Assemblée et de gérer l'Irlande du Nord à distance en collaboration avec Dublin.

Oui à une réduction, mais comment?


À l'ouverture d'un sommet consacré à l'environnement, jeudi, l'Europe des 27 n'a pu s'entendre sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2020.

Les discussions se poursuivront vendredi. La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite confiante de régler la question problématique du rôle des énergies renouvelables dans l'effort européen.

Une quinzaine de pays européens, l'Allemagne en tête, voudraient qu'en 2020, au moins 20 % de l'énergie européenne produite soit renouvelable, c'est-à-dire solaire, éolienne ou extraite de la biomasse.

Selon Mme Merkel, les énergies renouvelables représentent une innovation intéressante qu'il convient d'exploiter.

Or, la France, dont 78 % de l'énergie provient du secteur nucléaire, craint que l'inclusion d'une telle clause ne nuise à son utilisation actuelle d'énergie nucléaire. Paris, en fait, tente de faire valoir à Bruxelles que l'objectif initial est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et que le nucléaire, à ce titre, est une énergie « propre ».

Les dirigeants français se sont dits prêts à accepter un objectif contraignant de 20 % « d'énergies non carbonées » à la condition d'y inclure le nucléaire.

L'Allemagne, l'Autriche et l'Irlande, chefs de file de l'opposition au nucléaire, craignent qu'en cédant aux demandes françaises, l'Union européenne apparaisse comme faisant la promotion de l'énergie nucléaire.

Appel à la Chine


Afin de rejoindre la population chinoise directement, des scientifiques ont récemment publié un article sur la contamination au mercure de certains poissons dans une revue suédoise traduite en mandarin.

Les chercheurs s'inquiètent, parce qu'avec une croissance économique fulgurante et une consommation de charbon grandissante dans plusieurs provinces, la Chine pollue grandement ses rivières au mercure.

Or, les habitants du pays sont de grands consommateurs de poissons, et s'exposent donc à de la nourriture viciée. Un taux de mercure élevé dans les poissons peut être dommageable pour la santé, notamment celle des enfants.

Santé Canada avertissait d'ailleurs récemment les citoyens qu'ils devraient restreindre leur consommation de thon blanc en boîtes de conserve parce qu'on y trouvait assez souvent des quantités trop grandes de mercure.

En août dernier, une conférence internationale sur le mercure comme polluant avait mené à la Déclaration de Madison. Les scientifiques présents avaient appelé les gouvernements du monde entier à mieux contrôler leurs émissions de mercure dans l'atmosphère et dans les lacs, parce qu'elles soumettaient les populations à de graves risques pour leur santé.

jeudi, mars 08, 2007

Ottawa domine l'Ontario


Les Sénateurs ont été sans pitié pour les Maple Leafs de Toronto qu'ils ont défaits 5 à 1, jeudi soir, à Ottawa.

Mike Fisher et Dean McAmmond ont inscrit deux buts chacun pour les Sénateurs. Le capitaine Daniel Alfredsson a récolté des passes sur les trois premiers buts des vainqueurs.

La victoire a mis fin à une séquence de trois revers des Sénateurs. Ces derniers saluaient le retour au jeu de Jason Spezza. Remis d'une étrange blessure subie en sortant de son véhicule, Spezza a amassé deux mentions d'aide.

Toronto a dirigé 29 tirs en direction du gardien Ray Emery. Les Leafs perdent le 8e rang aux mains des Rangers de New York qui ont disputé un match de moins.

Ottawa et Toronto s'affronteront à nouveau samedi soir, au Centre Air Canada.

Wild 2 - Bruins 1

À Boston, les Bruins ont subi une deuxième défaite d'affilée en s'inclinant 2 à 1 devant le Wild du Minnesota.

Pierre-Marc Bouchard y est allé d'un but et une passe dans cette victoire qui permet au Wild de reprendre une avance de 8 points sur l'Avalanche du Colorado, au 8e rang dans l'Ouest.

Les Bruins demeurent 12es dans l'Est, à 3 points du Canadien et à 4 d'une participation aux séries.

Devils 4 - Penguins 3 (f)

À Pittsburgh, Martin Brodeur est devenu le premier gardien à signer 40 victoires dans une sixième saison dans la LNH, et les Devils du New Jersey ont défait les Penguins 4 à 3, en fusillade.

Outre Brodeur qui en compte six, Jacques Plante et Terry Sawchuk suivent avec trois chacun.

Les Penguins ont perdu en tirs de barrage pour la première fois en huit occasions. Le but vainqueur a été inscrit par Patrik Elias aux dépens de Marc-André Fleury, très solide en temps réglementaire.

Dans la défaite, Evgeni Malkin a enfilé son 30e but de la saison. Sidney Crosby a obtenu une passe. Il totalise 99 points.

Rangers 2 - Islanders 1

À Uniondale, Petr Prucha a marqué avec 5 min 14 s à écouler en troisième période et les Rangers de New York ont défait leurs voisins, les Islanders, 2 à 1.

Henrik Lundqvist a repoussé 30 des 31 rondelles dirigées contre lui. Les Rangers (73 points) sont maintenant 8es dans l'Est.

Neuf morts dans un incendie


Huit enfants et un adulte ont péri dans l'incendie d'un immeuble du Bronx, à New York. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans le sinistre. L'immeuble abritait deux familles d'origine africaine.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a qualifié l'incendie de « grande tragédie pour notre ville ».

Selon lui, 22 personnes, deux familles originaires d'Afrique de l'Ouest notamment du Mali, vivaient dans cette maison de briques de plusieurs étages.

Selon la presse citant des voisins, une mère désespérée a jeté ses trois enfants par une fenêtre avant de sauter dans le vide. Le maire a indiqué qu'une enquête était en cours pour tenter de confirmer cette information.

Le sinistre « a pu être causé par un radiateur ou une puissance électrique trop importante dans une prise », a déclaré M. Bloomberg, qui a mis en garde contre l'usage de certains appareils de chauffage en cette semaine de grand froid sur New York. Il a aussi indiqué que les détecteurs de fumée de la maison ne fonctionnaient pas, faute de batteries.

Un vrai film d'épouvante


La belle unité des nations n'a pas tenu, jeudi soir, face aux Thrashers, à Atlanta.

Les hommes de Guy Carbonneau ont rarement paru aussi désorganisés et désunis que dans cette embarrassante défaite de 6 à 2.

La défense était tout simplement inexistante devant le pauvre Jaroslav Halak qui ne savait plus où donner de la tête. S'il a été un peu faible sur le tir frappé d'Ilya Kovalchuk en début de rencontre, le jeune homme de 21 ans a ensuite été livré pieds et poings liés à une exécution en règle.

Avant même le milieu de la rencontre, la marque était de 6 à 0. Victime des cinq premiers buts des Thrashers, Halak avait déjà cédé sa place à David Aebischer.

Jonathan Sim, avec deux buts, Éric Bélanger, Jean-Pierre Vigier et Vyacheslav Kozlov ont complété la marque pour Atlanta qui a signé un 5e gain d'affilée. Soulignons que Kovalchuk a aussi amassé deux passes, pendant que Kozlov en a récolté une 400e dans la LNH.

Guillaume Latendresse et Radek Bonk ont tous deux inscrit leur 12e de la saison dans cette cause perdue.

Frustration

En plus de mal exécuter toutes les facettes du jeu, le Tricolore a écopé de pénalités qui lui ont coupé les jambes. Résultat, Montréal a subi un quatrième revers de suite et s'est enlisé encore plus. Une victoire des Rangers contre les Islanders pourrait le reléguer en 11e place.

S'il a montré quelques étincelles en début de rencontre, le Tricolore s'est rapidement endormi, allant jusqu'à faire chou blanc lors d'une supériorité de deux hommes.

Les passes étaient imprécises, les sorties de zone mal improvisées et les meilleurs éléments de l'équipe, qu'il s'agisse de Koivu, Kovalev ou Ryder, se sont avérés à toutes fins inefficaces.

Seul Chris Higgins a semblé en donner un peu plus. Il a dirigé neuf tirs sur le gardien adverse.

Par contre, Francis Bouillon a sorti le genou à l'endroit de Marian Hossa en fin de deuxième période. Bouillon a dû répondre de ses actes devant Keith Tkachuk qui ne s'est pas gêné pour jouer les redresseurs de torts.

Avec l'espoir de prendre part aux éliminatoires qui diminue de match en match, le Canadien doit maintenant se rendre à St.Louis pour y affronter les Blues, samedi.

Un nouveau discours américain


« L'action militaire est nécessaire pour améliorer la sécurité [...] mais elle n'est pas suffisante. Il doit y avoir un aspect politique. » Cette déclaration est du nouveau commandant de la Force multinationale en Irak, le général américain David Petraeus.

Le général Petraeus a tenu ces propos lors de sa première conférence de presse, jeudi à Bagdad.
Il a également appelé les responsables irakiens à laisser de côté leurs divergences.

Dans le même temps, il a précisé que les forces devraient être au complet début juin dans Bagdad, où un plan de sécurité a été lancé à la mi-février pour rétablir la sécurité dans une capitale déchirée par les violences. Quelque 90 000 soldats irakiens et américains doivent être déployés d'ici juin à Bagdad.

En outre, il a demandé 2200 soldats supplémentaires pour garder un nombre accru de détenus dans la capitale.

Le secrétaire à la Défense américain, Robert Gates, a précisé que ces 2200 militaires supplémentaires s'ajouteraient aux 21 500 soldats de combat que le président George W. Bush a décidé en janvier d'envoyer en renfort en Irak. Ceux-ci sont accompagnés de 2400 soldats de soutien.

Il y a actuellement 141 000 militaires américains en Irak.

Pèlerins chiites visés

Au sujet des pèlerins chiites, qui ont été la cible de nombreux attentats ces derniers jours, le général Petraeus reconnaît qu'il est impossible de les protéger tous. Entre 5 et 7 millions de chiites se dirigent vers Kerbala pour commémorer samedi le 40e jour après la mort de l'imam Hussein, petit fils du prophète Mahomet.

À Kerbala, des équipements ont été déployés pour repérer les terroristes portant des explosifs, selon le gouverneur de la région.

À Washington

Les démocrates majoritaires au Congrès américain tentent de forcer l'administration républicaine à préparer le retrait des troupes de l'Irak. Les démocrates souhaitent qu'un retrait commence dans les prochains mois et soit complété avant la fin de 2008.

Les démocrates ont joint leur proposition à une demande budgétaire faite par les républicains, visant le financement de la guerre en Irak et en Afghanistan en 2007.

Selon le projet démocrate, le retrait commencerait dans les premier mois de 2008 et s'étendrait sur une période de six mois.

Le président Bush a indiqué son intention d'utiliser son droit de veto pour bloquer la manoeuvre des démocrates.

Si le président exerce ce droit, cela signifierait la fin de la demande de financement de 100 milliards de dollars additionnels pour les opérations en Irak et en Afghanistan.

mercredi, mars 07, 2007

Venant de Djakarta, le Boeing a raté la piste à Yogyakarta et a pris feu. Beaucoup de passagers sont parvenus à fuir le brasier.


Vingt-trois personnes, dont deux Australiens, sont mortes mercredi dans l’accident d’un Boeing 737 en Indonésie, à Yogyakarta. La plupart des 133 passagers et sept membres d'équipage sont parvenues à sauter de l’avion par les issues de secours. L’appareil venait de Djarkata.

Le Boeing de la compagnie indonésienne Garuda s’est enflammé en ratant son atterrissage. Il a violemment heurté la piste, avant d’en sortir et de s’enflammer. La carlingue de l’avion de ligne s’est alors transformée en piège mortel pour des voyageurs paniqués qui se sont rués, parfois en vain, vers les issues de secours. Les blessés, souvent gravement brûlés, ont fui le brasier de l’appareil en se portant les uns les autres au milieu d’une rizière bordant l’aéroport de Yogyakarta, au centre de Java. Le responsable de la base de l’armée de l’air y a expliqué que «l’avion allait trop vite ou a trop accéléré, ce qui l’a fait sortir de la piste d’environ 300 mètres».

Din Syamsuddin, président de la Muhammadiyah, la deuxième plus importante organisation islamique d’Indonésie, se trouvait à bord du Boeing. Il devait rencontrer à Yogyakarta le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer.

Il raconte le crash: «L’avion a violemment heurté deux fois (le sol). J’ai entendu les gens crier. Certains passagers voulaient récupérer leurs bagages à main. Je leur ai crié “Sortez! Sortez”. L’avion était rempli de fumée. J’ai simplement sauté de deux mètres de haut et j’ai atterri dans une rizière. Il restait encore de nombreuses personnes à l’intérieur de l’avion après ma sortie.»

Une délégation australienne, constituée de journalistes, de diplomates et de responsables gouvernementaux, se trouvait également à bord. Cette catastrophe aérienne survient au lendemain des deux puissants séismes qui ont frappé l’île indonésienne de Sumatra, tuant 72 personnes.

Lettres: Élection et éducation : de la parole à la réalité


En général, les campagnes électorales sont l'occasion de demi-vérités bien frustrantes, tant elles ne correspondent pas toujours à la réalité des faits.

Ainsi, à un parent qui se plaignait de la lisibilité des bulletins de la réforme, Jean Charest a répondu qu'il devrait aborder ce sujet lors d'une réunion du conseil d'établissement de son école. Or, le chef du PLQ devrait savoir que les CE n'ont aucun pouvoir de changer les choses. Ce sont les directions d'école qui le possèdent et, pour des raisons de cohérence, elles se sont généralement entendues sur un modèle unique dans chaque commission scolaire. Les parents n'ont donc, à proprement parler, aucun mot à dire quant à la facture des bulletins de la réforme, contrairement à ce que M. Charest laissait entendre à ce parent.

De plus, afin de rassurer les gens inquiets de la réforme, la plate-forme électorale libérale prévoit des examens à la fin de chaque cycle du primaire et du secondaire. On peut alors croire que les élèves devront bien savoir quelque chose s'ils veulent les réussir. On peut fortement en douter pour deux raisons. Premièrement, de tels examens existent déjà en cinquième secondaire et on ne cesse de dénoncer le laxisme de ceux-ci. Par exemple, en écriture de français de cinquième secondaire, un élève peut faire une faute de grammaire ou d'orthographe tous les 15 mots et réussir malgré tout cette épreuve! Deuxièmement, rien n'indique que ces examens auront un poids déterminant dans le parcours scolaire des élèves. En effet, un mauvais résultat à ceux-ci peut être noyé dans ce qu'on appelle le «bilan des apprentissages», une évaluation du cycle entier que plusieurs enseignants et parents estiment douteuse et subjective. De toute façon, mauvais résultat ou pas, comme le redoublement est devenu une mesure exceptionnelle, il faut se demander quelle importance véritable auront les examens de fin de cycle promis par le PLQ.

Cette méconnaissance manifeste de nos leaders politiques explique peut-être pourquoi, même si elle est une de leurs priorités, l'éducation se porte si mal au Québec.

Des lords élus plutôt que nommés


Les députés britanniques ont voté dans une proportion de 337 à 224, mercredi, en faveur de l'élection de tous les lords à la Chambre haute du pays. Ils ont ainsi décidé que les lords ne devaient plus être désignés par le premier ministre ou bénéficier de la charge de manière héréditaire.

Toutefois, ce vote n'est que consultatif. Les lords doivent entériner le projet de loi, et tous s'attendent à ce qu'ils le fassent. Le gouvernement du premier ministre Tony Blair aura alors toute la légitimité de procéder à un changement majeur du système bicaméral traditionnel.

Les députés pouvaient voter librement parce qu'il n'y avait aucune ligne de parti. Plusieurs motions graduées ont été présentées. On a demandé aux élus s'ils voulaient que 20, 40, 60, 80 ou 100 % des sénateurs soient élus. C'est la dernière proposition qui a recueilli le plus d'appuis.

En outre, le gouvernement veut faire baisser le nombre de lords de 746 à 540.

Fin des privilèges et légitimité

La Chambre des lords existe depuis le 14e siècle dans ce qu'on appelle maintenant le Royaume-Uni. Jamais aucun de ses membres n'a été élu.

En fait, la très grande majorité des lords a été nommée par les divers gouvernements britanniques. Toutefois, 92 d'entre eux bénéficient toujours de charges héréditaires qu'ils se transmettent de père en fils.

Le ministre responsable de ce dossier, Jack Straw, a tenu à rassurer ceux qui craignent qu'une Chambre des lords élue ne fasse concurrence à la Chambre des communes, où se prennent généralement les décisions finales de la démocratie britannique. Selon lui, la réforme donnera une légitimité aux commentaires que pourront faire les lords sur tous les projets de loi, mais ce sont les Communes qui auront le dernier mot.

Cela n'est pas sans rappeler le débat en cours au Canada sur la nécessité d'avoir un Sénat élu.

En décembre dernier, le premier ministre canadien Stephen Harper a lui aussi proposé un projet de loi pour qu'une partie des sénateurs soient élus plutôt que nommés. Toutefois, pour réformer globalement le mode de désignation, il devra rouvrir la Constitution canadienne.

Attentat dans un café


Au moins 30 Irakiens d'origine kurde sont morts à la suite d'un attentat-suicide survenu à Baladruz, à 100 kilomètres de Bagdad. La plupart des victimes sont des jeunes qui fréquentaient un café de quartier.

Selon un militaire américain, l'explosion a également blessé une quarantaine de personnes qui déambulaient dans le marché avoisinant.

Cette attaque survient au moment où la violence se fait particulièrement virulente en Irak. De nombreux insurgés ont attaqué, mercredi, des pèlerins qui se dirigeaient vers la ville sainte de Kerbala. Douze policiers et 10 civils ont péri.

Par ailleurs, mardi après-midi, deux hommes se sont fait exploser dans une foule, dans la ville de Hilla, à 120 kilomètres au sud de Bagdad. On compte déjà 117 morts, mais les autorités s'attendent à ce que le bilan augmente encore, puisque 173 personnes sont soignées à l'hôpital de la ville.

Plusieurs proches des victimes de ce dernier attentat ont demandé à l'Armée du Mahdi, du chef radical Moqtada Sadr, de protéger les pèlerins chiites. Redoutée, cette milice est maintenant interdite en Irak, comme toutes les milices religieuses. Avant qu'on ne les rendent illégales, les milices assuraient la protection des pèlerins qui se rendaient vers les lieux de culte.

Vague d’attentats contre les pèlerins chiites


À Hilla, au sud de Bagdad, deux kamikazes se sont fait exploser dans une tente dressée au bord de la route pour permettre aux pèlerins de se restaurer et de se reposer. Toujours aux alentours de la capitale, de multiples attentats ont également visé des processions de chiites se rendant, qui à pied, qui en véhicules à Kerbala, ville emblématique du chiisme, à l’occasion de l’Arbaïn, qui marque la fin de l’Achoura. Une période de 40 jours de deuil commémorant la mort, en 680, de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.

Le Premier ministre Nouri al Maliki, de confession chiite, a imputé, sur la chaîne publique de télévision Irakiya la vague d’attentats à des activistes sunnites. Les mesures de sécurité avaient pourtant été renforcées le long du trajet vers la ville sainte. Ces nouvelles effusions de sang interviennent à peine plus d’un an après la destruction de la Mosquée d’or chiite de Samara imputée à Al Qaïda, d’obédience sunnite. L’attentat a déclenché des violences intercommunautaires, qui ont précipité l’Irak dans le chaos, au bord de la guerre civile.

À Mossoul, ville du nord de l’Irak où cohabitent chiites et sunnites, des dizaines d’hommes armés ont pris d’assaut une prison, à la tombée de la nuit, et libéré 140 détenus. La plupart des prisonniers libérés seraient des insurgés sunnites, selon la police. L’armée américaine, qui a eu à déplorer lundi la perte de 9 hommes dans la province de Saladin, un bastion de l’insurrection sunnite, son plus lourd bilan depuis le lancement, il y a trois semaines à Bagdad, de l’opération Imposing Law (imposer la loi), a averti que les insurgés pourraient lancer des attaques en dehors de la capitale. En dépit des opérations à Bagdad impliquant plus de 90 000 militaires irakiens et américains, les violences se poursuivent dans la capitale.

Les GI’s et marines continuent de procéder à des fouilles systématiques, de maison en maison, et d’installer des postes de contrôle à Sadr City, bastion de l’armée du Mehdi, une milice chiite.

Ils ne se sont heurtés à aucune résistance, Moqtada Sadr le bouillonnant chef chiite antiaméricain ayant accepté de laisser faire. La guerre contre les chiites est menée par des groupes activistes à dominante sunnite tels qu’Al Qaïda et des nostalgiques irréductibles du régime baasiste livrant une lutte de guérilla pour s’opposer au gouvernement et à l’occupation américaine.

Nouri al Maliki a dénoncé l’alliance des takfiri et des partisans de Saddam Hussein, qui continuent, selon lui, la politique de crimes de masse de l’ancien régime.

Libre-Opinion: Un autre cas d'acharnement médiatique


Immobilisée pour des raisons de santé, j'ai décidé d'occuper mon temps à suivre de près la «couverture journalistique» de la présente campagne électorale. Préoccupée par la récurrence de nombreux problèmes sociaux, dont ceux relatifs aux systèmes de santé et d'éducation, ainsi que par l'élargissement des inégalités, il m'importait de mieux saisir, au-delà des explications partisanes, les raisons pouvant expliquer les impasses actuelles et de me faire, en conséquence, une opinion plus éclairée sur les solutions avancées par les partis politiques. Je comptais donc sur les médias pour m'aider à faire la part des choses et à dépasser l'impression que c'est toujours du pareil au même avec la politique.

Ce qui a d'abord retenu mon attention, c'est l'écart important pouvant exister entre les contenus livrés par les partis, lors des points de presse, et ce qu'en retiennent notamment les médias électroniques (grâce à RDI, nous avons accès aux points de presse quotidiens des partis). Dès la première semaine, j'ai, en effet, été surprise par la nature des questions posées par les journalistes et frappée par l'attrait que représentent, pour eux, les formules-chocs et les propositions alléchantes et faciles à comprendre, de même que par les joutes et stratégies électoralistes. J'ai aussi été choquée par le traitement injuste réservé à André Boisclair, de même que par celui fait aux tiers partis. Je m'en tiendrai toutefois au cas Boisclair, car il s'agit pour moi d'un exemple révélateur des trop nombreuses distorsions qui s'introduisent dans le mode actuel du traitement de l'information.

Voyons les faits. Contenu négligé Les discours des chefs des principaux partis, lors du déclenchement de la campagne électorale, étaient loin d'être pauvres en contenu. N'étant pas péquiste, j'ai cependant trouvé que le chef du Parti québécois avait apporté des éclairages particulièrement intéressants sur les principaux enjeux de cette élection. À mon avis, c'est lui qui a fait la meilleure performance. Les médias, cette fois, se sont bien privés de le signaler. Pire encore, ils ont choisi l'extrait le plus négatif de son intervention, celui où il compare Jean Charest à un pyromane. Après avoir reproché au PQ d'avoir tardé à faire connaître sa plateforme électorale, ils ont, une fois la chose faite, mis l'accent uniquement sur la maladresse stratégique du parti de parler de consultation populaire et non de référendum..

On en vient à se demander si les journalistes et commentateurs, devenus trop souvent désabusés et cyniques, s'intéressent encore au contenu et s'ils sont en mesure d'analyser plus en profondeur les enjeux politiques? C'est toutefois au cours de la deuxième semaine que les médias ont commencé réellement à déraper. Pris dans le tourbillon des sondages, par les multiples déplacements des chefs et par la valse des engagements à grands coups de milliards et de millions, ils ont oublié de prendre le recul nécessaire pouvant leur permettre de mieux traiter l'information. Radio-Canada s'écarte quelque peu de cet engrenage, mais la place consacrée à l'analyse y demeure, pour un diffuseur public, encore trop ténue. Ce n'est pourtant pas par manque de savoir-faire! L'émission sur la dette réalisée par Zone libre en est une preuve éloquente. Édifiant! Mais revenons au sort réservé à M. Boisclair. Lors du point de presse qu'il a donné vendredi dernier, les journalistes ont carrément dépassé les bornes.

Alors que le contenu de cette rencontre portait sur les engagements du PQ en matière de santé, les journalistes se sont tous acharnés à lui poser les mêmes questions relatives à son leadership. Il s'est d'ailleurs agi davantage d'une remise en question de son leadership que de questions visant à recevoir des explications sur les raisons de la baisse de la popularité du PQ. Voici un échantillon de ces édifiantes questions: «Votre leadership est catastrophique pour le PQ, vous ne pensez pas que vous êtes un handicap pour le PQ? Ne trouvez-vous pas que c'est vous qui êtes dans la tempête et que c'est Dumont qui passe la gratte? Pourquoi vous ignorez les feux qui clignotent? Qu'allez-vous faire pour empêcher les souverainistes de quitter le PQ? Allez-vous faire appel à des gens de l'extérieur, des gens qui sont écoutés par la population?» Une telle attitude de la part des journalistes m'a, sur le coup, choquée et complètement interloquée.

Quel était le but de ce genre de questions? Quelles réponses pouvaient-ils recevoir? Le droit du public à l'information aurait certes été mieux servi si les questions s'étaient centrées sur l'objet du point de presse. Ce jour-là, les journalistes ont non seulement fait preuve d'un manque flagrant d'objectivité, mais ils ont eu un comportement tout simplement inhumain. Je me demande qui serait en mesure de bien performer dans un tel contexte?

Il ne s'agit pas ici de défendre André Boisclair, mais davantage de mettre en cause un système médiatique qui produit des ratés toujours plus nombreux et souvent lourds de conséquences. La tendance à «l'acharnement médiatique» prend de plus en plus d'ampleur et le cocktail devient explosif lorsque cette pratique se combine aux biais depuis longtemps déplorés qui se rapportent à la personnalisation des problèmes et au goût marqué des médias pour le sensationnalisme.

Cette fois, c'est au tour de M. Boisclair d'être pris pour bouc émissaire, auparavant c'étaient les accommodements raisonnables et demain ce sera à qui et à quoi le tour? Les rapport entre les médias et la politique sont devenus passablement malsains. L'information-spectacle et la politique-spectacle s'influencent mutuellement et les conséquences sont souvent désastreuses pour le bon fonctionnement de la démocratie.

Cadeau d'un pigiste à Manchester


Henrik Larsson, qui retournera bientôt jouer en Suède, a marqué le but qui a propulsé le Manchester United en quarts de finale de la Ligue des Champions, mercredi.

Déjà vainqueur 1-0 lors du match aller, Manchester a de nouveau défait Lille sur un pointage identique à Old Trafford.

Larsson avait signé un contrat de 12 semaines en profitant du marché d'hiver. Comme convenu, il retrouvera ses coéquipiers à Helsingbörg, après avoir disputé un dernier match en Coupe d'Angleterre.

Plus au sud, Arsenal n'a pas eu la même veine. Limité à un résultat nul de 1 à 1, le club londonien a subi l'élimination face au PSV Eindhoven. Les représentants des Pays-Bas avaient gagné chez eux 1 à 0.

À Munich, Roy Makaay a marqué le but le plus rapide de l'histoire de la Ligue des Champions, pavant la voie à la qualification du Bayern pour le prochain tour.

Munich a vaincu le Real Madrid 2 à 1 (3-2 au total des deux rencontres).

Makaay a trouvé le fond du filet du Real après seulement 11 secondes de jeu. L'ancienne marque de 25 secondes datait de 2002 et avait été enregistrée dans un duel entre Arsenal et le PSV Eindhoven.

Enfin, à Milan, l'AC s'est qualifié grâce à une victoire de 1 à 0, acquise en prolongation, contre le Celtic de Glasgow. À l'aller, les deux équipes avaient fait match nul 0-0.

Darche trouve preneur


Jean-Philippe Darche n'a plus à s'inquiéter. Le joueur de centre de 32 ans, spécialiste des longues remises, a paraphé une entente de quatre ans avec les Chiefs de Kansas City.

Devenu joueur autonome à la fin de la dernière saison, Darche venait de compléter sa septième saison avec les Seahawks de Seattle. Cette saison avait cependant été limitée à une seule rencontre en raison d'une blessure à la hanche.

Les Seahawks ont cru que Darche ne s'en remettrait pas et n'ont pas cherché à renouveler son contrat. Mais une opération lui a permis de guérir complètement.

Chez les Chiefs, Darche remplacera fort probablement le vétéran spécialiste des longues remises Kendall Gammon, un joueur autonome sans compensation.

À la baisse


À l'image des autres valeurs bancaires du marché, le titre a enregistré de fortes prises de bénéfice, reculant de plus de 10 % au cours des deux dernières semaines.Avec la cassure à la baisse de l'important support des 31,30 €, la configuration technique est fortement dégradée. Par ailleurs, le mouvement de repli s'est réalisé dans des volumes importants qui suggèrent de rester à l'écart pour l'instant.Il n'y a actuellement aucune certitude sur la fin de la purge qui touche la valeur et il est sage de rester en retrait dans cette situation.

Abc - Bourse


Depuis plus d'un an et demi, le titre suit une forte tendance haussière qui lui a permis de doubler sa valorisation sur la période, l'action passant de deux à plus de quatre euros.

Aujourd'hui, la valeur a été impactée logiquement par la consolidation générale des marchés mais elle a su bien résister au-dessus de son principal support à 3,75 €. Ce niveau est crucial et si le titre devait basculer en dessous, nous prendrions aussitôt nos bénéfices.

Néanmoins, si le support joue son rôle, cela pourrait permettre à la valeur de connaître une nouvelle phase de progression en direction des 4,5 €. Nous conserverons donc la valeur dans cette optique tant qu'elle se maintient au-dessus de 3,75 €.

Somalie - La force africaine accueillie par des obus de mortier


Les premiers bataillons d’une force africaine de maintien de la paix ont été accueillis à l’aéroport de Mogadiscio par des obus de mortier tirés par des assaillants, des islamistes, selon les autorités somaliennes. Des combats ont par la suite éclaté alors que les forces de l’ordre fouillaient des maisons à la recherche de suspects éventuels. L’attaque est survenue alors que des soldats ougandais arrivaient dans la capitale somalienne pour protéger le gouvernement de transition et permettre le retrait des troupes éthiopiennes. Les premiers éléments de la force africaine de maintien de la paix sont arrivés jeudi dernier pour aider à rétablir la sécurité, après les violents combats de décembre et janvier contre les islamistes.

400 soldats de la force panafricaine se trouvent dans la capitale, les 1 100 restants doivent arriver prochainement. Les Nations unies ont autorisé le déploiement d’une mission de l’Union africaine. Les rebelles, des membres des Tribunaux islamiques qui ont tenté de s’emparer du pouvoir l’an dernier, mènent des attaques quasi quotidiennes contre les personnes associées au pouvoir, ses forces armées ou l’armée éthiopienne. Le commissaire à la paix et à la sécurité, l’Algérien Saïd Djinit, a souligné que les soldats de maintien de la paix étaient autorisés à se défendre en cas d’attaque, mais n’en lanceraient pas eux-mêmes. “Notre mission est de soutenir tous les Somaliens et le processus politique, basé sur le dialogue et la réconciliation”, a-t-il déclaré à la presse dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

La marche vers l'Ouest


La course pour garder les Penguins à Pittsburgh est en deuxième prolongation. Les dirigeants de l'équipe se rendront à Las Vegas, mercredi, pour explorer les possibilités de déménagement et discuter avec les gouvernements locaux. C'est ce que rapporte le Pittsburgh Post-Gazette mercredi.

Las Vegas est l'une des trois villes à avoir manifesté son intérêt envers les Penguins depuis que Mario Lemieux a déclaré « l'impasse » dans les négociations à Pittsburgh. Les dirigeants des Penguins veulent également rencontrer l'Anschutz Entertainment Group, propriétaire de l'aréna de Kansas City. Houston est l'autre ville qui a posé sa candidature.

Pendant ce temps, dans la ville de l'acier, les gouvernements veulent rencontrer les propriétaires Mario Lemieux et Ron Burkle jeudi à Philadelphie. On veut ainsi sauver l'entente, que plusieurs décrivent d'ailleurs comme « près d'être conclue ». Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, devrait assister à cette réunion.

Lettres: «La faute aux purs et durs»? Et alors ?


Dans une lettre intitulée «La faute aux purs et durs», le 1er mars 2007, François Privé affirme avec conviction que la promesse du Parti québécois de tenir un référendum éloigne ce même parti du pouvoir. Et alors?

Le Parti québécois n'a-t-il pas été fondé sur la promesse de réaliser le pays du Québec? Alors, si le Parti québécois n'existe que pour faire l'indépendance, il doit, à tout moment, faire campagne dans cette direction. Ainsi, il peut perdre autant d'élections qu'il en faut, mais l'objectif central du programme, l'article 1, doit être respecté. Analysez les sondages, vous verrez que la souveraineté est bien plus populaire que le Parti québécois, bizarre n'est-ce pas? Si des militants comme M. François Privé, membre du Parti québécois, votent pour un autre parti politique parce que le Parti québécois fait campagne pour la souveraineté, tant mieux. Je les invite même à quitter le Parti québécois et ainsi rejoindre les rangs des partis purement provincialistes qui se réconfortent de la position aliénante du Québec face au Canada. Merci, M. Privé, en ne votant pour le Parti québécois, de libérer celui-ci de son lourd fardeau de devoir présenter un programme de bon gouvernement provincialiste.

L'AIEA pénalise Téhéran


Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit ratifier jeudi la réduction de son aide technique à l'Iran. Cette décision est prise en réponse au refus de l'Iran de cesser ses activités d'enrichissement d'uranium.

Ainsi, 22 des 25 projets de coopération entre l'AIEA et Téhéran seront arrêtés. La confirmation, le 22 février, dans un rapport du directeur général de Mohamed ElBaradei, de la poursuite de l'enrichissement de l'uranium par Téhéran avait conduit le Conseil de sécurité de l'ONU à décider de sanctions contre l'Iran.

Les sanctions visent notamment les projets liés à la production d'énergie nucléaire, en raison du risque de détournement de ces technologies à des fins militaires.

Cependant, la mesure de l'AIEA épargne les projets de coopération technique à des fins alimentaires, agricoles, médicales, humanitaires et de sûreté.

Un responsable de l'Union européenne a toutefois souligné que « la porte restait ouverte pour des négociations. »

Il a précisé que l'offre des grandes puissances d'une coopération économique, technologique et commerciale renforcée avec Téhéran en échange de l'abandon de sa filière d'enrichissement restait valable.

De leur côté, les États-Unis ont demandé mercredi à l'AIEA d'informer « immédiatement » les 35 gouverneurs si l'Iran lançait l'enrichissement d'uranium à grande échelle dans son nouveau centre souterrain de Natanz.

Les grandes puissances craignent que l'Iran ne détourne son programme nucléaire civil à des fins militaires, ce dont les Iraniens se défendent.

Biron veut rester à Philadelphie


Martin Biron est un homme de défi.

Gardien des Flyers de Philadelphie depuis 3 matchs à peine, il a déjà affronté 116 tirs. Et il en veut plus, selon le Philadelphia Inquierer.

Gilles Lupien, l'agent de Biron, discutera avec son protégé mercredi, avant de rencontrer l'état-major des Flyers. Une chose est sûre: dans un monde idéal, Biron resterait à Philadelphie.

Il faut maintenant voir s'il préférera signer un contrat immédiatement ou attendre la fin de la saison. Plusieurs équipes pourraient alors s'intéresser à l'ancien meilleur gardien auxiliaire de la LNH, question de faire monter les enchères.

On courtise Brière

Par ailleurs, Biron et son collègue québécois Denis Gauthier ont commencé une campagne de séduction pour attirer Daniel Brière à Philadelphie.

L'attaquant étoile des Sabres de Buffalo, autonome cet été, sera l'un des joueurs les plus convoités durant la saison morte.

« Quand j'ai quitté Buffalo, j'ai dit à Brière que je vanterais ses mérites, a expliqué Biron. Je ne sais pas ce que Buffalo veut faire avec Drury et Brière. Ce sera dur de leur offrir chacun un contrat. Nous faisons donc campagne. »

Biron était cochambreur de Brière cette saison à Buffalo. Pour Gauthier, il a joué avec l'attaquant étoile à Drummondville, dans la LHJMQ.

Cette saison, Brière totalise 27 buts et 51 aides en 64 matchs.

Mort nébuleuse d'un journaliste d'enquête


Ivan Safronov, journaliste spécialisé dans les affaires militaires, enquêtait sur l'existence d'une possible filière bélarussienne permettant à Moscou de vendre des armes lourdes à plusieurs pays du Moyen-Orient, considérés comme voyous.

Selon ce que rapporte la direction de la rédaction du quotidien d'opposition russe Kommersant, Ivan Safronov était sur le point de révéler, dans un article qu'il n'a pas eu le temps d'écrire, les conclusions d'une longue enquête sur les livraisons d'armes.

Le Kommersant explique que son journaliste, un ancien officier de l'armée russe âgé de 51 ans, s'était rendu en février dernier à Abou Dhabi, au Moyen-Orient. Il cherchait apparemment à y confirmer des informations selon lesquelles Moscou aurait vendu tout un lot de chasseurs-bombardiers Sukhoï SU-30 à la Syrie et plusieurs batteries de missiles S-300 capables d'abattre des avions ou des missiles à l'Iran.

Un lanceur mobile de missiles russes Iskander.

Selon les bribes d'informations que Safronov a livrées à ses collègues avant sa tragique chute, le gouvernement russe cachait derrière une vente d'armes au Bélarus ses livraisons prohibées à Téhéran et Damas.

Ivan Safronov avait aussi indiqué que son enquête lui avait permis de constater qu'outre les SU-30 et les S-300, Moscou avait aussi discrètement livré au Moyen-Orient des systèmes antiaériens complets Pantsir C1, des chasseurs-bombardiers MiG-29 et surtout, des missiles tactiques Iskander-E. Ces derniers, vendus à la Syrie, toujours selon Safronov, sont considérés par les experts en armement comme les « Scuds du 21e siècle », capables de frapper une cible à 300 kilomètres.

Les autorités russes ont ouvert une enquête sur la mort du journaliste qui s'était déjà retrouvé dans la mire des services de sécurité russes (FSB) pour des révélations similaires en 2005. Le FSB avait accusé à plusieurs reprises Ivan Safronov de « divulgations de secrets d'État », sans toutefois être en mesure de prouver sa culpabilité.

La vision de Bush


Constatant une chute de l'influence des États-Unis en Amérique latine, le président américain prend son bâton de pèlerin pour porter « un message favorable aux libres marchés et aux gouvernements ouverts » dans le sous-continent.

Avant d'entamer une tournée d'une semaine qui le mènera au Brésil, en Uruguay, en Colombie, au Guatemala et au Mexique, le président américain George W. Bush livre sa vision du sous-continent dans une entrevue accordée à plusieurs journaux d'Amérique latine.

À une question sur Cuba, le président américain estime que c'est au peuple cubain de décider du système de gouvernement après la disparition de Fidel Castro. Pour M. Bush, la transition d'un système de gouvernement à un autre doit être fondée sur « la volonté du peuple ».

En ce qui concerne la politique économique prônée par le président vénézuélien, Hugo Chavez, M. Bush juge qu'elle est vouée à l'échec.

Le président américain estime qu'une « industrie dirigée par le gouvernement est inefficace et augmentera la pauvreté. »

M. Bush a toutefois reconnu que le modèle libéral et les accords de libre échange qu'il prône pouvaient tarder à produire des résultats concrets et susciter des « frustrations vis-à-vis des gouvernements. »

Des manifestations hostiles

Des Brésiliens préparant une manifestation contre la venue de George W. Bush au Brésil.

En ce qui concerne les manifestations contre son voyage en Amérique latine, M. Bush a minimisé leur importance, estimant que les gens ont « la liberté de s'exprimer. »

À Sao Paulo au Brésil, la sécurité a été renforcée en vue des manifestations prévues par plusieurs mouvements sociaux et politiques.

Près de 200 agents de la Police fédérale brésilienne et 300 autres de la police américaine seront chargés d'assurer la protection du président Bush.

En Uruguay, une centrale syndicale de gauche et une coordination « anti-impérialiste » ont annoncé mardi des manifestations à Montevideo et à Colonia pendant la visite du président américain vendredi et samedi.

En même temps, une manifestation aura lieu en présence du président vénézuélien, Hugo Chavez, en Argentine, voisine de l'Uruguay.

Moore ne pardonne pas


Il y a maintenant trois ans que la carrière de Steve Moore a été gâchée par un coup de poing de Todd Bertuzzi.

Sur l'impact, le joueur de l'Avalanche du Colorado a subi deux fractures aux vertèbres du cou et une grave commotion cérébrale.

Une longue convalescence et plusieurs batailles juridiques plus tard, Moore s'est confié pour la première fois à notre collègue de la CBC Tom Harrington, mercredi.

Depuis l'assaut, Moore n'a pas encore rechaussé les patins dans la LNH. Il peut patiner et s'entraîner, mais il souffre toujours des séquelles de sa commotion.

« J'ai graduellement repris l'activité physique pour atteindre un niveau satisfaisant. Mais lorsque je tente de m'entraîner à haute intensité, je commence à avoir des problèmes. »

Au-delà de la douleur physique

Toutefois, ce sont les cicatrices morales qui demeurent les plus vives.

« Je ne m'en cache pas, c'est très difficile. Je tente toujours de passer par-dessus. Plusieurs réussissent à le faire, mais je n'ai pas encore réussi. »

Son assaillant Bertuzzi a été échangé la semaine dernière aux Red Wings de Detroit. On veut encore de lui dans la LNH, même s'il a été suspendu 17 mois pour son geste.

Il a aussi été forcé à des travaux communautaires par la Cour, en plus d'être poursuivi pour 15 millions de dollars par Moore et sa famille.

Tout ça ne change rien pour Moore. Voir Bertuzzi sur la glace continue de le hanter.

« Je ne peux plus jouer, malgré mon grand désir et tous les efforts que j'y mets. C'est difficile de penser à tout cela. C'est aussi difficile de le voir revenir au jeu pendant que je reste à l'écart. »

Steve Moore rêve de rejouer dans la grande ligue. Il attend le feu vert des médecins pour les séquelles physiques, tandis qu'il s'attarde encore à guérir les blessures morales.

Halak en poste


Le Canadien de Montréal se vantait d'avoir l'un des meilleurs duos de gardiens de la LNH en début de saison.

Qui aurait cru que cinq mois plus tard, au moment de se qualifier pour les séries, le sort de l'équipe reposerait sur les épaules d'une recrue de 21 ans?

C'est Jaroslav Halak qui protégera le filet du Canadien jeudi face aux Thrashers, à Atlanta. Il présente une fiche de 3-3, avec une moyenne de 3,15 et une efficacité de ,891 cette saison.

À la ligne bleue, Francis Bouillon sera en poste. Il a regardé le dernier match des siens de la galerie de presse, question de retrouver ses moyens.

Josh Gorges sera donc laissé de côté. L'entraîneur Guy Carbonneau dit de lui qu'il doit rapidement prendre de la masse, ce qui était d'ailleurs son principal point faible à San José.

Les trios du Canadien seront les mêmes qu'à Boston, depuis le retour au jeu de l'attaquant Chris Higgins.

Un entraînement énergique

Même s'ils ont participé à la traditionnelle collecte de sang, mardi, les joueurs du CH avaient encore de l'énergie à revendre.

L'entraînement de plus d'une heure s'est déroulé dans l'allégresse. « Carbo » s'est attardé à une série de phases de jeu très rarement travaillées.

Par ailleurs, le capitaine Saku Koivu a remporté la quatrième tranche de la Coupe Molson. Il devient le premier joueur de l'équipe deux fois lauréat cette saison.

Les Thrashers à surveiller

Si le Canadien a été frappé d'immobilisme à la date limite des transactions, ça a été trop tout le contraire pour les Thrashers d'Atlanta.

Pascal Dupuis, Jason Krog, Éric Bélanger, mais surtout Alexei Zhitnik et Keith Tkachuk se sont ajoutés aux Marian Hossa, Slava Kozlov et Ilya Kovalchuk.

C'est sans compter sur le gardien Kari Lehtonen, première étoile de la dernière semaine dans la LNH, qui a gagné ses quatre derniers matchs.

L'équipe qui bataillait il n'y a pas si longtemps pour une place en séries vise maintenant les plus grands honneurs. Les Thrashers pointent au 3e rang dans l'Est, avec 80 points.

Les Nord-Irlandais aux urnes


L'élection des 108 députés de l'Assemblée d'Irlande du Nord, mercredi, est cruciale pour l'avenir même de cette institution née des accords de paix de 1998.

En effet, le premier ministre britannique Tony Blair et son homologue irlandaise, Bertie Ahern, ont menacé les grands partis nord-irlandais de reprendre la gestion des affaires de la province si les catholiques et les protestants ne parvenaient pas à s'entendre pour gouverner ensemble.

Une religieuse vient de déposer son vote lors des élections nord-irlandaises.

L'Assemblée provinciale, qui vise essentiellement à mettre un terme à une guerre civile qui a fait des milliers de victimes en 30 ans, n'a jamais pu, jusqu'ici, conduire à un gouvernement autonome stable.

Si les sondages se confirment, les deux plus grandes formations, le Parti unioniste démocratique (DUP) et le Sinn Féin, aile politique de l'Armée républicaine irlandaise, seront portées au pouvoir.

Le poste de premier ministre est réservé au leader de la formation qui obtient le plus grand nombre de votes, probablement le révérend radical Ian Paisley. Le vice-premier ministre doit quant à lui être issu de la seconde formation en popularité, c'est-à-dire si les sondages s'avèrent justes, le numéro 2 du Sinn Féin, Martin McGuinness.

Par la suite, les deux hommes devront conjointement distribuer dix portefeuilles de ministres entre les partis. Londres, pour sa part, conserve le pouvoir intégral sur les Affaires étrangères, la Défense et la Sécurité intérieure.

Raid israélien à Ramallah


L'Autorité palestinienne a condamné, mercredi, un raid mené quelques heures auparavant par l'armée israélienne au siège cisjordanien de ses services de renseignements militaires.

Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, estime que l'opération israélienne lors de laquelle une vingtaine de militants islamistes ont été arrêtés compromet les efforts de paix israélo-palestiniens.

Les responsables palestiniens déplorent d'ailleurs que le raid israélien survienne à quelques jours seulement d'une rencontre attendue entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le premier ministre israélien, Ehoud Olmert.

Du côté israélien, les autorités militaires ont confirmé avoir procédé à l'arrestation de « 18 Palestiniens recherchés pour des attaques et tentatives d'enlèvement contre des soldats et civils israéliens ».

Lors du raid, qui s'est déroulé sans effusion de sang, un membre de la branche armée du Fatah, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, en fuite depuis de nombreuses années, aurait été arrêté.

Un porte-parole de l'armée israélienne a soutenu que l'Autorité palestinienne savait que les individus recherchés se cachaient au siège des renseignements militaires, à Ramallah, et ne faisait rien pour les empêcher de mener leurs activités terroristes.

mardi, mars 06, 2007

Benoit Lapierre - Johnson


Benoit Lapierre est un jeune travailleur autonome de 23 ans qui a toujours demeuré dans la région. Membre du Parti vert du Québec depuis février 2006, il a été membre-fondateur en 1999 et Maréchal en 2000 des Écuyers Colombiens d’Acton Vale (groupe "jeunesse" des Chevaliers de Colomb). Il a fait ses études au Collège de Sherbrooke où il fut représentant de groupe pendant un an. Maintenant, il s’implique activement depuis 3 ans comme bénévole dans l'animation du mouvement Scouts de la même ville.

Regain de violence


L'Algérie semble replonger dans la violence ces dernières semaines. En fin de semaine, deux attaques attribuées aux groupes islamistes ont fait au total 11 victimes.

En Kabylie, à une centaine de kilomètres à l'est de la capitale, sept gendarmes ont été tués, au moment où ils effectuaient la relève de leur barrage routier.

Dans la région d'Aïn Defla, une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, un ingénieur russe, employé de la société Stroitransgaz, et trois Algériens ont été tués dans un attentat à la bombe contre le bus du personnel de la société.

Le gouvernement n'a, pour le moment, pas réagi à ces attaques et les médias gouvernementaux n'en ont pas parlé.

Mardi dernier, le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait réaffirmé sa « conviction » que « les groupes terroristes étaient en difficulté sur le terrain ». « La meilleure façon d'évaluer la situation sécuritaire est de constater que le nombre [des attentats] a diminué », avait-il précisé.

En octobre, deux attentats à la voiture piégée contre deux commissariats de la périphérie d'Alger ont été revendiqués par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), un groupe rallié à Al-Qaïda.

À la mi-février, 7 attentats ont secoué la Kabylie et ont fait 6 morts et 13 blessés. Près de 30 personnes ont été tuées dans des attaques islamistes depuis le début de février, et plus de 50 depuis le début de l'année, d'après des bilans officiels et de presse.

Les forces de l'ordre ont renforcé leur présence ces derniers jours dans la capitale et ses environs.

Les services de sécurité ont détruit plusieurs colis suspects aux abords d'établissements publics à Alger. Et les montagnes de Kabylie, refuge des éléments du GSPC, sont régulièrement bombardées par des hélicoptères et ratissées par l'armée.

Par ailleurs, plusieurs ambassades ont discrètement rappelé à leurs ressortissants les consignes de sécurité en vigueur depuis plusieurs années, notamment l'obligation de ne pas s'éloigner des grandes métropoles urbaines, relativement sûres, et de rester en contact avec leur chancellerie.

Au moins 30 morts à Bagdad


L'explosion d'une voiture piégée à proximité d'un marché de bouquinistes, dans le centre de Bagdad, a entraîné la mort de 30 personnes.

Selon le bilan établi par les services de sécurité, cet attentat a également fait 56 blessés. Un premier bilan faisait état de 6 morts et 38 blessés dans le quartier de Bab al-Mouadham, sur la rive est du Tigre, dans le centre de la capitale irakienne.

Malgré la mise en place d'un nouveau plan de sécurité à la mi-février par les forces irakiennes et américaines, les attentats se poursuivent à Bagdad. Ce plan prévoit notamment le déploiement progressif de quelque 90 000 hommes.

En 2006, les violences à Bagdad ont fait plus de 16 000 morts, selon un rapport des Nations unies.

Par ailleurs, un soldat américain a été tué et un autre blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule au sud de Tikrit.

Ce décès porte à 3170 le nombre de soldats et personnels assimilés américains tués depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, selon un décompte de l'Agence France Presse établi à partir de chiffres du Pentagone.

Québec


Le Québec est une province officiellement francophone de l'est du Canada, bordée à l'ouest par la province de l'Ontario et la Baie d'Hudson, au nord par le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava, à l'est par les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick et au sud par les États-Unis (états du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New York).

D'une superficie d'environ 1 542 000 km², le Québec pourrait contenir près de trois fois la France métropolitaine ou un peu plus de quatre fois le Japon. Du sud au nord, le Québec s'étend sur un peu plus de 17 degrés de latitude et de l'est à l'ouest, sur plus de 22 degrés de longitude. La densité de sa population est très faible, avec 4,9 habitants par kilomètre carré, mais, le nord du Québec étant très peu peuplé, 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent.

La population compte 7 669 100 habitants[1], dont 83 % sont de langue française (le français québécois étant au français de France ce que l'anglais américain est à l'anglais britannique), faisant du Québec le seul territoire où la langue française est majoritaire en Amérique du Nord (hormis l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon) et aussi le seul État fédéré en Amérique du Nord (hors Mexique) ayant pour langue officielle une autre langue que l'anglais. Hormis le français, d'autres langues sont parlées au Québec mais elles sont minoritaires. L'anglais est la langue de 8 % de la population québécoise (cette minorité anglophone, en déclin démographique, est de plus en plus bilingue, la quasi-totalité des jeunes anglophones de moins de 30 ans maîtrisent parfaitement le français ; elle est surtout concentrée dans l'ouest de l'île de Montréal). Par ailleurs, le Québec compte 9 % d'allophones, c'est-à-dire les citoyens dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais : ils sont de plus en plus nombreux au sein de la population québécoise.

La capitale, que l'on appelle Capitale-Nationale et surnomme Vieille Capitale à cause de son statut de plus vieille ville francophone en Amérique, est la ville de Québec. Comptant près de la moitié de la population, l'agglomération la plus importante de la province se trouve dans la région du Grand Montréal (surnommée la « Métropole ») suivie par celle de Québec.

Le Québec est, après la France, le territoire francophone le plus influant dans le monde, économiquement et culturellement.

Le Canada en tête


Un vaste sondage mené auprès de 28 000 personnes par la BBC dans 27 pays révèle que le Canada est la nation la mieux perçue dans le monde. 54 % des gens en ont une opinion positive. Le suivent de près l'Union européenne (53 %), la France et le Japon (50 %).

La Grande-Bretagne (45 %), la Chine (42 %) et l'Inde (37 %) sont les autres pays qui reçoivent plus d'opinions positives que négatives, tandis que la Russie suscite une méfiance grandissante, avec 40 % d'opinions défavorables par rapport à 28 % de favorables.

Les pays les plus mal vus ont tous utilisé la force militaire au cours de l'année 2006, comme le fait remarquer le directeur du Programme sur les opinions politiques internationales (PIPA), Steven Kull.

Ainsi, Israël, qui a mené une offensive contre le Hezbollah au Liban, et l'Iran, qui développe un programme nucléaire, se classent au bas du classement de la perception. Avec 56 % d'opinions défavorables contre seulement 17 % de favorables, l'État hébreu est encore plus mal coté que la République islamique, qui, elle, n'obtient que 18 % d'opinions positives contre 54 % de négatives. Les États-Unis sont bien vus par 30 % des gens, mais 51 % semblent désapprouver leurs manières de faire sur le plan international.

Ce sondage a été réalisé entre novembre 2006 et janvier 2007.

Pékin toujours prudent


Le premier ministre chinois Wen Jiabao a promis que son gouvernement allait tenter de freiner la croissance économique fulgurante du pays, ceci afin de résorber les importantes disparités sociales qui s'y creusent.

Ainsi, devant un parterre de quelque 3000 délégués réunis pour l'ouverture de la session parlementaire, lundi, à Pékin, le premier ministre Wen a prédit un taux de croissance prudent d'environ 8 %.

La croissance de l'économie chinoise devrait cependant être, comme les années précédentes, bien plus forte que les prévisions gouvernementales. L'an dernier, le produit intérieur brut du pays a progressé de 10,7 %. Lors des quatre dernières années, malgré des promesses similaires à celle de lundi, la croissance chinoise s'est toujours maintenue à une croissance de plus de 10 %.
Si cette croissance crée énormément de richesses dans les grandes zones urbaines chinoises, elle n'en accélère pas moins le creusement d'un véritable fossé entre les régions industrielles riches et de vastes zones agricoles de plus en plus pauvres. Le premier ministre chinois a d'ailleurs annoncé, lundi, qu'il comptait lancer plusieurs nouvelles mesures budgétaires pour parer aux problèmes sociaux dans les campagnes.

Hausse du budget militaire; Washington s'inquiète

Sur la question de la défense nationale, Wen Jiabao a réitéré l'engagement de son gouvernement à moderniser une armée nationale qui n'a, pour l'instant, de force que le nombre impressionnant de ses soldats.

En 2007, le budget de la Défense sera donc haussé de 17,8 % pour atteindre environ 45 milliards de dollars. En comparaison, le budget de la Défense aux États-Unis dépassera, l'an prochain, les 480 milliards de dollars, sans compter le coût direct des guerres irakiennes et afghanes.

Les États-Unis s'inquiètent des intentions de la Chine. Washington soutient que la décision d'augmenter les dépenses militaires contredit la politique pacifique qu'affiche Pékin et déstabilise ses voisins

Deuxième bavure en autant de jours


Alors que les stratèges militaires occidentaux peinent à s'assurer de l'indispensable appui de la population afghane dans la lutte contre les talibans, les forces américaines ont tué près de 20 civils au cours des deux derniers jours.

Lundi, à quelques kilomètres de Kaboul, un raid aérien américain destiné apparemment à détruire un mortier taliban qui venait d'être employé pour bombarder une base américaine s'est soldé par la mort de neuf civils, dont cinq femmes et trois enfants.

La veille, au moins 10 civils ont été abattus par les soldats américains qui ont ouvert le feu contre une foule après une attaque suicide contre leur convoi dans la région de Jalalabad, dans l'est du pays.

Des enregistrements effacés

Si un porte-parole de l'armée américaine a fait valoir que les militaires ont ouvert le feu en état de légitime défense, aucun responsable du côté afghan n'a fait état de tirs hostiles contre les Américains après l'attentat initial. Plusieurs survivants et témoins de la fusillade ont indiqué à la presse que les soldats américains ont tiré à l'aveuglette dans la foule.

Des journalistes présents sur le site de la fusillade ont dénoncé la saisie et la destruction par l'armée américaine d'enregistrements vidéo et de photographies de l'incident. Un porte-parole américain a reconnu les effacements de matériel journalistique, prétextant « des circonstances extrêmes. »

Le président Karzaï en colère

Le président afghan, Hamid Karzaï, a fermement condamné les incidents, ordonnant l'ouverture immédiate d'une enquête. Au cours des dernières années, toutefois, aucun soldat occidental n'a été reconnu coupable de quoi que ce soit pour l'une ou l'autre des multiples bavures qui ont fait des centaines de morts parmi les civils afghans depuis l'invasion américaine de 2001.

Plusieurs analystes et stratèges militaires craignent que de tels événements, ajoutés à l'incapacité des forces occidentales de pacifier ou même de sécuriser le pays, ne fassent pencher la faveur de la population afghane dans le camp des insurgés islamistes.

Pourparlers historiques à New York


Les États-Unis et la Corée du Nord ont entamé lundi à New York des discussions en vue de normaliser leurs relations, moins de trois semaines après la conclusion d'un accord sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen.

Le négociateur américain Christopher Hill et son homologue nord-coréen Kim Kye-Gwan se sont rencontrés en fin d'après-midi dans un grand hôtel de Park Avenue. Ils se sont séparés quatre heures plus tard, sans faire de commentaires. Des entretiens sont prévus mardi toute la journée.

M. Hill a indiqué au New York Times que les discussions visaient à « fixer un calendrier de travail sur nos relations bilatérales - ce qu'implique l'établissement de relations diplomatiques, ce qui intervient avant que la Corée du Nord puisse sortir de la liste des États parrainant le terrorisme. »

Cette première rencontre bilatérale survient dans la foulée de l'accord multipartite sur le programme nucléaire nord-coréen, signé le 13 février à Pékin. Dans cette entente, la Corée du Nord s'est engagée à commencer à démanteler son programme nucléaire en échange d'une aide énergétique. Ce démantèlement sera supervisé par l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Les discussions à New York pourraient ainsi mettre un terme à 50 ans d'opposition entre les deux pays. Washington prévient cependant que la normalisation des relations bilatérales sera liée à la situation des droits de la personne et à la transparence des Nord-Coréens en matière nucléaire.

L'administration Bush avait rompu le dialogue avec Pyongyang en 2002. Le président avait inclus le régime nord-coréen dans son « Axe du Mal » en raison d'informations faisant état du développement de son programme d'uranium enrichi à des fins militaires. Suspension des opérations du PNUD en Corée du Nord.

Au même moment, l'ONU a annoncé qu'elle allait suspendre les activités du Programme pour le développement (PNUD) en Corée du Nord à la suite d'accusations américaines de détournement de son aide au profit du régime de Pyongyang.

Cette suspension entrera en vigueur le 1er mars, et n'affectera pas les activités des autres agences onusiennes, tels le Programme alimentaire mondial (PAM) ou l'UNICEF. Le PNUD a indiqué qu'il pourrait reconsidérer sa position « en fonction des circonstances ».

Dans une lettre datée du 16 janvier, un membre de la mission américaine auprès de l'ONU, Mark Wallace, avait accusé Pyongyang d'avoir détourné systématiquement, avec la complicité du PNUD, l'aide au développement.

Le PNUD attribue environ 3 millions de dollars par an à la Corée du Nord. Ses fonds viennent de contributions volontaires des États.

Toronto reste derrière


Avec quatre défaites à leurs six derniers matchs, Paul Maurice espérait que Darcy Tucker insuffle une dose d'énergie à son équipe.

Le retour du fougueux attaquant n'a toutefois pas suffi, les Maple Leafs s'inclinant 3-1 devant les Sabres de Buffalo, à Toronto.

Toni Lydman, Drew Stafford et Nathan Paetsch ont inscrit les buts pour les Sabres, qui signent un troisième gain de suite. La troupe de Lindy Ruff coiffe ainsi les Predators de Nashville au sommet du classement général de la LNH, avec 93 points.

Chez les locaux, Nil Antropov a privé Ryan Miller d'un jeu blanc avec moins de quatre minutes à jouer. Le gardien des Sabres a bloqué 26 tirs.

Tucker effectuait quant à lui son retour au jeu. Blessé au pied gauche, il disputait un premier match depuis le 1er janvier.

Les Torontois restent donc au dixième rang dans l'Est avec 71 points, un de moins que le Canadien.

Les Islanders s'éloignent

À Washington, les Islanders de New York ont triomphé des Capitals 6-2.

Marc-André Bergeron a sonné la charge à l'attaque pour les visiteurs, avec un but et deux aides. Ryan Smyth, qui l'a suivi d'Edmonton, a inscrit son premier but avec sa nouvelle équipe.

Miroslav Satan avec un doublé, Chris Simon et Mike Sillinger ont également touché la cible.

La riposte est venue de Brian Pothier et Brian Sutherby pour l'équipe de la capitale américaine.

Les insulaires portent à 75 leur total de points au septième rang dans l'Est, trois de plus que le Canadien. Ils n'ont joué que 65 matchs, comparativement à 68 pour le Tricolore.

Tempête dans un verre ?


Parole d'Alex Kovalev, cette histoire publiée dans La Presse lundi matin n'est qu'une pure invention.

« Je ne suis pas assez stupide pour parler dans le dos de mes coéquipiers, affirme Kovalev devant une meute de journalistes au Centre Bell. Si j'avais quelque chose à dire contre mon équipe je vous le dirais et on en parlerait ici, plutôt que de parler à un journal russe en sachant très bien que ça sortirait ici. »

Kovalev a bel et bien accordé une entrevue à la journaliste Regina Sevostianova. D'après l'attaquant du CH, il s'agissait d'une simple conversation pour la radio.

« J'ai eu une conversation avec la journaliste pour la radio et non pas pour un journal, explique le numéro 27. La conversation a duré de deux à trois minutes. Cette journaliste m'a téléphoné pour me souhaiter bonne fête. Elle m'a posé quelques questions, mais il n'y a rien de vrai dans la traduction du journal. Ce n'est pas la première fois que je suis victime de fausses rumeurs dans les médias russes. »

Une version différente Mme Sevostianova a convenu qu'il y avait des différences majeures entre l'entrevue écrite et radio. Le quotidien La Presse rapporte quant à lui qu'elle aurait confirmé à deux reprises qu'il s'agissait d'une retranscription intégrale avant de se rétracter.

En entrevue à Radio-Canada Sports, la journaliste russe a démenti les propos attribués à Kovalev. Elle prétend que l'attaquant du Canadien n'a jamais tenu de propos discriminatoires envers son entraîneur ou ses coéquipiers.

À Montréal, un seul journal russe, le Soviet Sport, suit sur une base quotidienne les activités du Tricolore. Affecté à la couverture du Canadien, Gennady Boguslavsky n'accorde aucune crédibilité à cette histoire.

« C'est complètement faux, affirme Boguslavsky à Radio-Canada Sports. Le journal qui a traduit l'entrevue n'est pas sérieux, c'est un quotidien qui cherche la controverse. » Ses coéquipiers le croient.

Dans le vestiaire du Tricolore, Kovalev a reçu le soutien de ses coéquipiers et de son entraîneur.

« Toute cette histoire, ça ne ressemble pas à Kovalev, dit l'attaquant Guillaume Latendresse. J'en ai discuté avec Alex et il m'a dit que ce n'était pas vrai. Je le crois. » Le défenseur Francis Bouillon a lui aussi défendu son coéquipier.

« J'ai parlé avec Alex ce matin, et il y a peu de chose de vrai dans cette histoire. Contrairement à ce que plusieurs pensent, Alex est un bon gars. C'est un joueur d'équipe qui se présente chaque jour avec le sourire. »

À son réveil ce matin, l'entraîneur Guy Carbonneau a lui aussi lu avec stupéfaction les articles sur son équipe.

« Disons que j'ai été surpris de lire tout cela, affirme Carbonneau. J'ai eu une bonne conversation avec Alex et je le crois. Je sais lire les gens lorsqu'ils me parlent. »

Le mot de la fin pour résumer cette histoire revient à Carbonneau. « C'est comme le petit jeu qu'on faisait quand nous étions jeunes avec 10 personnes autour d'une table. Tu donnes un secret à un et quand tu arrives à la 10e personne, le secret n'est plus le même. »

La marche des mécontents


La police aura finalement dispersé à coup de matraque les quelque 5000 manifestants réunis sur la Perspective Nevski, principale artère de St-Pétersbourg, pour protester contre l'autoritarisme croissant du président Vladimir Poutine.

Brandissant des banderoles « la Russie sans Poutine », scandant « liberté! », les manifestants auront néanmoins eu le temps de parcourir deux kilomètres avant d'être stoppés dans leur élan par un barrage de centaines de policiers antiémeutes, appuyés par des véhicules blindés.

La police a annoncé l'arrestation de plusieurs dizaines de personnes. Les organisateurs de la manifestation ont pour leur part évoqué des centaines d'arrestations, dont celle de Edouard Limonov, l'un des dirigeants de « L'Autre Russie ».

La « Marche des mécontents », interdite par les autorités municipales, a été lancée à l'appel des partis d'opposition qui multiplient depuis des années les actes de mobilisation populaire pour tenter d'enrayer la déliquescence de la démocratie russe.

Ces partis dénoncent l'emprise croissante du Kremlin sur les organes du pouvoir, leur exclusion des médias, et réclament la tenue d'une élection présidentielle équitable en 2008. Ils craignent que Vladimir Poutine, qui ne peut constitutionnellement briguer un quatrième mandat, ne favorise indûment l'élection d'un éventuel dauphin.

« [La manifestation] a été un grand succès pour l'opposition [...] C'est le début de la prise de conscience par le peuple russe qu'il peut changer les choses », a déclaré à l'agence Reuters l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, devenu un critique virulent du Kremlin.
Les sondages d'opinion montrent cependant qu'une majorité de Russes soutient le président.

Une résolution au plus vite


Les négociations entre les six pays impliqués dans le dossier iranien devraient connaître leur aboutissement bientôt. Selon le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, les nations ont décidé de procéder rapidement. Ainsi, la communauté internationale saura « au plus tard la semaine prochaine s'il y aura une nouvelle résolution ».

Cette déclaration est survenue au moment où les ambassadeurs des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) tenaient une rencontre informelle, lundi après-midi, à New York. Le porte-parole du département d'État américain, Sean McCormack, a convenu que la partie était loin d'être jouée, mais il pense que la situation progresse à un bon rythme.

Washington, Paris et Londres souhaitent des mesures musclées contre le régime de Mahmoud Ahmadinejad, qui, malgré une première résolution de l'ONU, refuse toujours de mettre un terme à ses activités d'enrichissement d'uranium.

Les Chinois et les Russes sont plutôt partisans d'une solution tempérée. Ces deux nations, plus près géographiquement de l'Iran, se sont longtemps opposées à toute forme de sanctions.

Le 23 décembre dernier, l'ONU avait adopté une résolution à portée limitée contre l'Iran, qui interdisait à tout pays d'exporter du matériel balistique dans la région. Elle accordait également un délai de 60 jours au président pour qu'il ordonne la suspension de toute activité d'enrichissement d'uranium. L'agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) a révélé récemment que cela n'avait pas été fait, d'où les négociations actuelles.

Générer des Revenus avec Adsense


Michael Cheney est un web entrepreneur britannique qui gère pas loin de dix sites web sur différentes thématiques, et qui accessoirement a publié un bouquin sur le webmarketing. Il explique dans cette vidéo comment optimiser au mieux la gestion de ses bannières publicitaires Google Afsense afin d'en tirer les meilleurs revenus. Il sait de quoi il parle puisque les Adsense placés sur ses sites lui rapportent la bagatelle de 11000 dollars mensuels. Les conseils sont synthétiques mais intéressants, mais l'auteur indique que pour une utilisation optimale d'Adsense, l'acquisition d'un logiciel comme Adsense Tracker est indispensable.Je vais au moins jeter un oeil sur ce soft et voir s'il en vaut vraiment la peine (une centaine d'Euros je crois).

Le Six Pack Originel


Les six équipes originales de la LNH ont tout vu ou presque depuis que le circuit a ouvert ses portes en 1917-1918. Cependant, les Canadiens, les Maple Leafs, les Bruins, les Rangers et les Blackhawks sont sur le point d’écrire une page d’histoire, à moins que l’une de ces équipes se classe pour une place en séries.

Zéro. Ce n’est jamais arrivé que la délégation des six formations originales n’ait qu’un seul représentant pour partir à la conquête de la coupe Stanley depuis que la ligue a élargi pour la première fois ses horizons en 1967-1968. Pourtant, si le classement demeure intact d’ici la fin de la saison, seuls les Red Wings auront la chance de vivre la fièvre du printemps.

Avec les Blackhawks déjà hors du portrait dans la Conférence de l’Ouest, l’honneur des six formations originales repose donc entre les mains des équipes de l’Est et ainsi éviter la plus faible représentation en séries éliminatoires des équipes fondatrices. À deux occasions, en 1999 puis en 2000, que deux formations, soient les Red Wings et les Leafs, ont représenté les formations originales, le plus bas total jamais enregistré.

À l’inverse, en 1978, en 1987 puis 1994, les six équipes fondatrices étaient toutes présentes au grand bal du printemps en trois occasions et deux fois sur trois, elles ont vu un des leurs soulever le précieux trophée à la fin de la course

Benoit Lapierre


Benoit Lapierre est un jeune travailleur autonome de 23 ans qui a toujours demeuré dans la région. Membre du Parti vert du Québec depuis février 2006, il a été membre-fondateur en 1999 et Maréchal en 2000 des Écuyers Colombiens d’Acton Vale (groupe "jeunesse" des Chevaliers de Colomb). Il a fait ses études au Collège de Sherbrooke où il fut représentant de groupe pendant un an. Maintenant, il s’implique activement depuis 3 ans comme bénévole dans l'animation du mouvement Scouts de la même ville.

Mario Dumont !


Mario DUMONT
Député de Rivière-du-Loup
Action démocratique du Québec
Né à Cacouna (Rivière-du-Loup) le 19 mai 1970
Formation
Baccalauréat en économie, Université Concordia, Montréal (1993)
Engagement communautaire et politique
Président de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec (1991-1992)
Coprésident du Réseau des libéraux pour le NON sur l'entente de Charlottetown lors du référendum de 1992

Président fondateur du Forum Option-Jeunesse (1993)
Membre du Groupe Réflexion-Québec (1993)
Président fondateur de l'Action démocratique du Québec (1994)
Chef de l'Action démocratique du Québec (depuis 1994)
Fonctions politiques, parlementaires et ministérielles
Élu député de la circonscription de Rivière-du-Loup aux élections générales du 12 septembre 1994

Membre du Bureau de l'Assemblée nationale du 2 décembre 1994 au 28 octobre 1998
Membre de la Commission des institutions de 1994 au 28 octobre 1998
Réélu député de la circonscription de Rivière-du-Loup aux élections générales du 30 novembre 1998

Membre de la Commission des institutions du 4 mars 1999 au 12 mars 2003
Membre du Bureau de l'Assemblée nationale du 24 mars 1999 au 12 mars 2003
Membre de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), Section du Québec jusqu'au 12 mars 2003

Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec la France (DANRF) jusqu'au 12 mars 2003

Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec le Moyen-Orient (DANRMO) du 21 octobre 2002 au 12 mars 2003

Membre de la Section du Québec de l'Association parlementaire Ontario-Québec (APOQ) du 21 octobre 2002 au 12 mars 2003

Réélu député de la circonscription de Rivière-du-Loup aux élections générales du 14 avril 2003
Membre de la Commission des institutions depuis le 5 juin 2003
Membre du Bureau de l'Assemblée nationale depuis le 10 juin 2003
Membre de la Section du Québec, Association parlementaire Ontario-Québec (APOQ) depuis octobre 2003

Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les États-Unis (DANRÉU) depuis octobre 2003


Mario Dumont a dû défendre avec énergie son candidat Jean-François Plante, ce soir, après que le chef libéral Jean Charest eut réclamé la tête de cet adéquiste pour avoir tenu des propos très controversés.

Jean-François Plante, porte-étendard adéquiste dans la circonscription de Deux-Montagnes, s'est retrouvé dans la tourmente à cause de ses commentaires tenus dans le cadre d'émissions de radio diffusées sur Internet. Il y remettait en question, entre autres, les statistiques sur la violence faite aux femmes et le principe d'équité salariale.

Il n'en fallait pas plus pour que le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, exige sa démission. Sur un ton grave, le chef libéral a soutenu que les propos de Jean-François Plante avaient pour effet de "banaliser" les massacres de la Polytechnique et du collège Dawson. «À mes yeux, il ne devrait pas seulement être discipliné, il devrait démissionner», a fait valoir M. Charest.

Réagissant à la sortie de son adversaire libéral, le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, s'est porté à la défense de son candidat. «C'est une carrière de polémiste. J'ai eu l'occasion de lui parler pour lui dire qu'à l'ADQ, il y a des principes incontournables», a soutenu lundi soir M. Dumont, qui a ajouté un point de presse à son horaire pour répliquer à M. Charest.

La joute verbale entre le chef libéral et le chef adéquiste a atteint un sommet, lundi. Lors d'un discours à Gatineau, M. Charest en a même rajouté en faisant un décompte de 10 citations douteuses de la part de 10 candidats adéquistes, un exercice visant à les ridiculiser et à attaquer la crédibilité de l'équipe de l'ADQ. Ces citations n'ont pas toutes été faites dans le cadre de la campagne.

À ce petit jeu, M. Charest n'était pas le seul participant. M. Dumont s'est fait un malin plaisir à rappeler que les propos étranges n'étaient pas l'exclusivité de l'ADQ. Au scrutin de 1998, le candidat libéral de Jean Charest dans Richelieu, Gilles Ferlatte, avait vanté les motards. «Il y a eu un candidat libéral qui a dit que les Hell's Angels étaient du bien bon monde et M. Charest l'a gardé jusqu'à la dernière journée. Alors pour les leçons de Jean Charest, et bien mon oeil!» a lâché M. Dumont.

M. Dumont a aussi remis aux journalistes des propos tenus par Jean Charest en 1997, alors qu'il était chef conservateur. Ce dernier, opposé au registre des armes à feu, avait dit que débat dans ce dossier était plus émotif au Québec à cause du massacre de la Polytechnique. Selon le chef adéquiste, les «libéraux ont perdu la bataille sur le plan des idées et c'est pourquoi ils veulent amener la bataille sur le plan du salissage».

Reste que ce n'est pas la première fois, depuis le début de la campagne, que le chef de l'ADQ doit se dissocier d'un candidat. La veille, il avait été forcé de tempérer les ardeurs de son candidat dans Montmagny-L'Islet, Claude Roy, un spécialiste de chasse et de pêche qui avait dénoncé le registre des armes à feu mis en place par le gouvernement fédéral libéral de Jean Chrétien.

Dans le cas de M. Parent, ce sont ses propos tenus lors d'une émission de radio diffusée sur le site Radioxtrm (radio extrême), le 26 décembre 2006, qui l'ont placé dans l'embarras. L'adéquiste condamnait les activités commémoratives du 6 décembre, qui soulignent chaque année le meurtre de 14 jeunes femmes à l'Ecole polytechnique de Montréal en 1989.

De plus, dans cette émission, Jean-François Plante se targue de ne pas porter le ruban blanc commémoratif de la tragédie et met en doute les statistiques sur la violence faite aux femmes. Dans une autre de ses émissions, l'animateur remet aussi en question le bien-fondé de l'équité salariale; ou encore il y affirme que les Québécois ont souvent un profil de petits «crosseurs», que les Mexicains sont «un peu plus magouilleurs».

En fin de journée, devant la tempête déclenchée par toute l'affaire, M. Parent tentait de calmer le jeu en publiant une «mise au point». Dans ce communiqué de presse, le candidat rappelle que ses propos ont été «émis dans le cadre d'une émission de radio polémiste» et que, «s'ils ont pu porter à interprétation, je m'en excuse et je tiens à réitérer mon adhésion profonde aux principes de l'égalité des personnes et de la non-violence».

Au sujet de son candidat Plante, M. Dumont a ajouté: «Il y a au Québec des animateurs de radio qui discutent ferme et c'est un métier. Mais faire de la politique et vouloir représenter un comté, c'est un autre métier, et c'est dans celui-là maintenant que M. Plante est et il le comprend très bien».

Le chef adéquiste en a profité pour dénoncer la stratégie libérale qui, à son avis, consiste à fouiller dans le passé des candidats adéquistes afin d'y trouver des éléments susceptibles de déstabiliser l'ADQ.

«Moi, je vais m'occuper de discipliner nos candidats. Que Jean Charest réponde de quatre ans d'un gouvernement qui n'a pas répondu aux besoins des Québécois!» a lancé Mario Dumont, qui ne manque pas une occasion d'attaquer le bilan du gouvernement Charest.

Le Personnel de la Santé est à bout de souffle


Je ne veux surtout pas faire de politique dans mon message. Je ne veux que dire ma réalité. Je suis un travailleur du système de la santé et je peux vous dire que ce que le gouvernement nous dit depuis le début de son mandat, «tout va bien, tout s'améliore, etc.», tout cela, c'est de la foutaise.

Les améliorations que ce gouvernement a apportées au système de la santé, il les a faites sur le dos des travailleurs et travailleuses. Le taux d'absentéisme relié à la surcharge de travail est effarant. Médecins, infirmières, infirmières auxiliaires, ainsi que tous les intervenants en santé sont à bout de souffle. Le gouvernement, les ordres professionnels et le conseil canadien d'agrément nous en demande chaque jour un peu plus sans toutefois qu'il y ait un consensus pour augmenter les ressources humaines sur le terrain. Par contre, le nombre de cadres augmente. Le vrai problème est que ces derniers pour justifier leur travail augmentent le niveau de «paperasse», ce qui vient augmenter les tâches du personnel soignant qui n'en peut plus. Selon vous, qui est le plus grand perdant dans tout cela? Le patient, qui pourrait être vous ou l'un de vos proches.

Polémique israélo-égyptienne


Une polémique entourant un épisode de la guerre israélo-arabe de 1967 crée un froid dans les relations entre l'Égypte et Israël.

Tout a commencé par la diffusion d'un documentaire israélien sur la guerre des Six jours qui opposait Israël à l'Égypte, la Syrie et la Jordanie.

Le documentaire suggère qu'un commando israélien dirigé par Benjamin Ben-Eliezer, commandant de l'armée à l'époque et actuel ministre des Infrastructures, aurait exécuté 250 prisonniers égyptiens.

Le ministre Benjamin Ben-Eliezer a rejeté ces accusations, affirmant que les victimes étaient en réalité des Palestiniens qui combattaient dans les rangs de l'armée égyptienne et qui sont morts au combat.

Quant au réalisateur du film, Ron Edelist, il a affirmé que son documentaire avait été mal interprété et qu'il ne comportait aucun témoignage disant que cette unité avait tué des soldats égyptiens non armés.

Première conséquence de cette polémique, le ministre des Infrastructures israélien a annulé une visite au Caire pour discuter de l'importation de gaz naturel égyptien en Israël.

L'Égypte, qui réclame désormais une enquête sur cet épisode, a convoqué l'ambassadeur israélien au Caire. Et deux députés ont réclamé l'expulsion du diplomate.

Début du procès de l'ex-premier ministre kosovar


Le procès de l'ex-premier ministre du Kosovo, Ramush Haradinaj, s'est ouvert lundi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à La Haye.

L'ancien commandant de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des persécutions, meurtres, tortures et viols commis contre des Serbes, des Albanais et des Roms considérés comme des collaborateurs du régime serbe, en 1998 et 1999.

Ramush Haradinaj est inculpé conjointement avec deux de ses adjoints, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj. Les trois hommes, qui encourent la prison à vie, plaident non coupable.

Dans son discours d'ouverture, la procureure générale du TPIY, Carla Del Ponte, n'a pas mâché ses mots. « Les trois accusés étaient des gangsters en uniforme, en possession du pouvoir [...] une combinaison mortelle pour les victimes, a-t-elle dit. Ne doutez pas que ce chef de guerre, son lieutenant et son geôlier ont du sang sur les mains. »

L'avocat de Haradinaj, Ben Emmerson, a de son côté fait valoir que son client avait livré une « guerre honorable ». « Il a ciblé des combattants et non des civils », a-t-il dit. Haradinaj est considéré comme un héros par de nombreux Kosovars.

Après la guerre entre les indépendantistes de l'UCK et les forces serbes de Slobodan Milosevic, de 1998 à 1999, Ramush Haradinaj est monté sur la scène politique. Il a été premier ministre du Kosovo pendant 100 jours, et a démissionné lorsque le TPIY l'a inculpé, en mars 2005. Après s'être livré aux instances internationales, il a été autorisé à regagner le Kosovo dans l'attente de son procès.

Sa libération provisoire a été perçue comme une manoeuvre pour assurer la stabilité au Kosovo, à la veille du difficile processus devant établir le statut final de cette province serbe. La population d'origine albanaise réclame l'indépendance, mais la Serbie répète qu'elle ne l'acceptera jamais.

Le Kosovo est administré par les Nations unies depuis 1999, à l'issue d'une campagne de bombardements de l'OTAN qui a mis un terme aux combats entre les forces de Belgrade et l'UCK.

Londres dépêche des enquêteurs


Les efforts en vue de retrouver les cinq Britanniques enlevés en compagnie de leurs guides et accompagnateurs éthiopiens dans le nord-est du pays se poursuivent.

Ainsi, une équipe de diplomates britanniques a pu accéder, lundi, au site de l'enlèvement et inspecter plus à fond trois véhicules tout-terrains appartenant aux personnes enlevées. Selon la BBC, les véhicules étaient lourdement endommagés et présentaient des impacts de balles et d'explosion.

Le quotidien britannique Daily Mirror a pour sa part indiqué que Londres aurait dépêché une équipe de commandos des forces spéciales pour prendre part aux recherches.

Les touristes, trois femmes et deux hommes, tous proches du milieu consulaire britannique, ont été enlevés lors d'un raid de nuit contre le camp où ils se trouvaient, le 1er mars dernier. Ils visitaient la région Afar, dans le nord-est de l'Éthiopie, reconnue comme étant l'un des endroits les plus chauds et inhospitaliers du monde.

Les responsables gouvernementaux éthiopiens ont été prompts à accuser le gouvernement érythréen d'être derrière l'enlèvement, ce que ce dernier a nié avec vigueur.

L'Éthiopie et l'Érythrée ne se sont toujours pas entendues sur le tracé d'une frontière depuis la fin de la guerre de 1998 à 2000.

Outre les dangers liés aux différends frontaliers, la région Afar est parcourue de bandes nomades qui pratiquent le banditisme. Au cours des dernières années, de nombreux touristes y ont été enlevés ou attaqués, au point où le gouvernement éthiopien impose désormais aux visiteurs la présence d'un garde armé.

L'impasse à Pittsburgh


Les Penguins s'éloignent un peu plus de Pittsburgh. Lundi, les Penguins ont déclaré que les négociations pour la construction d'un nouvel aréna avec l'état de la Pennsylvanie et les autorités locales se retrouvaient au point mort.

Cette impasse dans les négociations survient seulement trois jours après la déclaration d'une entente imminente par le gouverneur Ed Rendell.

Sans un nouvel aréna, les Penguins de Sidney Crosby et Evgeni Malkin pourraient déménager dans un proche avenir. La ville de Kansas City figurerait au sommet de la liste pour accueillir cette jeune équipe prometteuse.

« Nous avons fait un dernier effort honnête pour garder l'équipe à Pittsburgh, ont déclaré Mario Lemieux et Ron Burkle, propriétaires de l'équipe, dans une lettre au Gouverneur Rendell. Nous n'avons pu en venir à une entente, et notre effort n'a fait qu'envenimer les choses. »

Dans la lettre, les Penguins expliquent qu'ils avaient accepté de payer 120 millions de dollars américains sur une période de 30 ans afin de permettre la construction d'un nouvel aréna, dont les coûts sont estimés à 290 millions, mais qu'ils n'ont pu en arriver à une entente.

Même l'intervention du commissaire Gary Bettman dans les négociations, il y a quelques semaines, n'avait pas permis de trouver une solution.

« On ne peut pas faire plus, ont fait savoir les propriétaires dans la lettre. Alors nous n'avons d'autre choix que de constater l'impasse, et d'avertir le commissaire Bettman que nous allons maintenant nous concentrer sur la relocalisation de l'équipe. »

Danemark - Une démolition, un deuil


Après trois jours d'émeute, les marginaux se résignaient, lundi, à la destruction de la Ungdomshuset, une maison de jeunes très connue en Europe. Des mesures de prévention particulières ont été prises pour éviter que d'autres manifestations de colère ne surgissent.

Les ouvriers qui travaillent sur le chantier ont le visage couvert afin que les manifestants ne les reconnaissent pas. Le nom de l'entrepreneur choisi pour la démolition a été effacé des grues et autres machineries lourdes. Les forces policières, pour leur part, se font nombreuses aux abords du site.

Depuis 25 ans, les marginaux se rassemblaient dans ce lieu phare de la culture underground en Europe. Ils étaient nombreux à pleurer lundi matin. D'ailleurs, plusieurs adolescents vivant à Copenhague ne sont pas allés à l'école pour être sur les lieux lors des premières étapes de la démolition.

Sur les ondes de la radio danoise, des citoyens, dont plusieurs parents, ont déploré la démolition du lieu, qui permettait à une partie de la jeunesse danoise de s'occuper de manière créative, selon une résidente.

Jeudi dernier, les autorités ont évacué de force tous les adolescents qui se trouvaient dans la Ungdomshuset. Trois jours d'émeute ont suivi, et des milliers de personnes sont descendues dans les rues. Plus de 600 jeunes, dont 20 mineurs, ont été interpellés et gardés en prison. Les événements ont fait trois blessés légers.

Propriété de la ville de Copenhague, la Ungdomshuset a été vendue à une communauté religieuse fondamentaliste, qui a obtenu le droit d'expulser tous les occupants en août dernier.

Francis Bouillon à l'écart


Détermination, courage et coeur. Trois mots qui collent à la peau de Francis Bouillon. Au plus fort d'une course pour les séries éliminatoires, le petit défenseur du Canadien a regardé le dernier match des siens de la passerelle de presse. Guy Carbonneau l'a rayé de sa formation pour faire place à Josh Gorges, acquis des Sharks en échange de Craig Rivet. « Ce n'est jamais plaisant lorsqu'un entraîneur t'apprend que tu ne joues pas, explique Bouillon à Radio-Canada Sports. C'est certain que j'ai trouvé ça dur. Ce n'est pas la première fois de ma carrière que je vis une situation pénible. La seule chose que je peux contrôler, c'est de m'entraîner fort et d'être prêt pour le prochain match. » À ses premières saisons à Montréal, Bouillon sautait son tour de temps en temps. « Quand j'arrivais avec le Canadien, c'était plus facile à accepter. Mais, là, je dois avouer que j'ai pris cette décision plus difficilement. » Opéré à un genou cet été, Bouillon a amassé 10 points (3 buts, 7 passes) en 47 matchs cette saison. Le numéro 51 a tardé à retrouver son rythme. Malgré tout, il se dit complètement remis de cette opération.

« Mon genou se porte très bien, explique-t-il. Si je ne joue pas aussi bien, ça n'a rien à voir avec les blessures. Ce n'est pas une question de petits bobos. » Le combatif défenseur n'a qu'une chose en tête: réintégrer la formation le plus rapidement possible. Bouillon espère revenir à son poste pour la visite du CH, jeudi, à Atlanta.

Mario Dumont


Mario Dumont se targue de défendre l'identité québécoise, mais quand vient le temps de permettre à cette identité de s'exprimer pleinement et clairement, il recule et il se veut plutôt le défenseur d'un Québec autonomiste. C'est un voeu pieux que d'être en faveur de l'autonomie du Québec et de vouloir des changements constitutionnels alors que l'on sait que le gouvernement Harper et encore moins les libéraux ne souhaitent pas rouvrir la Constitution.

Mario Dumont et son parti critiquent avec virulence et souvent avec démagogie les accommodements raisonnables qu'ils dénoncent comme des entraves au plein épanouissement de l'identité québécoise, mais pourquoi ne se prononcent-ils pas en faveur du rapatriement complet à l'État québécois des pouvoirs délégués au gouvernement fédéral en vertu de la Constitution canadienne? Pourquoi ne souhaitent-ils pas que le Québec participe à titre de pays au concert des nations à l'ONU et dans d'autres organisations internationales? Clamer que l'on défend l'identité québécoise sans prendre les véritables outils pour la défendre relève de l'ignorance ou du déni. C'est comme si M. Dumont ne se souvenait pas de l'échec du lac Meech ou des propositions lamentables que le gouvernement fédéral offrait aux Québécois dans l'entente de Charlottetown. En ce qui concerne la question nationale, l'ADQ est une girouette.

Il avait milité dans le camp du oui en 1995, mais il est redevenu un parti fédéraliste. Ce parti, comme tout parti attiré par la démagogie, tente de décrypter et de se conformer aux modes et aux tendances qui circulent dans la société québécoise. C'est ce que Mario Dumont a fait lorsqu'il a soutenu Radio X qui déversait sur la ville de Québec son flot quotidien d'ordures et de vulgarités, c'est ce qu'il a fait avec les accommodements raisonnables et c'est ce qu'il fait maintenant avec la question nationale. Actuellement, l'indépendance du Québec ne semble plus être au goût du jour, du moins de l'avis des stratèges de l'ADQ. Il faut donc proposer un projet autonomiste accrocheur, mais vain. La seule façon d'exprimer pleinement notre identité est de faire l'indépendance du Québec, mais on ne peut pas compter sur le chef adéquiste pour la réaliser

Élections Québec 2007