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mardi, janvier 30, 2007

Napoléon Ier

Cam Québec - Napoléon Bonaparte, (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène), général, Premier consul, puis Empereur des Français.

Général de la Révolution française à 26 ans, il accumule les victoires spectaculaires en Italie et pendant la campagne d'Égypte, puis prend le pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).

Il dirige la France à partir de la fin de l’année 1799 ; il est d'abord Premier consul du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20 mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son extension maximale avec près de 130 départements, transformant Rome, Hambourg ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français.

Il conquiert et gouverne la majeure partie de l’Europe continentale et place les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.

Peu d'hommes ont suscité autant de passions contradictoires que Napoléon Bonaparte. Selon les mots de l’historien Steven Englund : « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l’étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon qui a inspiré Abel Gance, le compare à un prophète des temps modernes. D'autres auteurs tels Victor Hugo font du vaincu de Sainte-Hélène le Prométhée moderne. L'ombre de “Napoléon le Grand” plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d'autres encore.

Hudson Lowe, geôlier de Napoléon à Sainte-Hélène, devant son lit de mort, a déclaré :

« Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre, c’était aussi le mien. Mais je lui pardonne tout. À la mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver que tristesse et profond regret. »

Biographie de LOUIS XIII

Cam Québec - Surnommé le Juste, fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII naquit à Fontainebleau le 17 septembre 1601.

La fin tragique du bon Henri avait fait sur le monarque enfant une impression si vive et si profonde, que dans la nuit qui suivit cette catastrophe il fut agité par les songes les plus effrayants, « rêvant, dit l'Etoile, qu'on voulait aussi lui donner la mort ; de sorte que pour le calmer on fut obligé de le transporter dans le lit de la reine. »

A l'avènement de Louis XIII le royaume était encore agité par les factions composées, soit des débris de la ligue, soit du corps des protestants : les princes du sang, mécontents, s'étaient retirés de la cour ; mais le traité de Sainte-Menehould conclu le 16 mai 1614 et le succès des conférences de Loudun rétablirent le calme, qui toutefois ne fut pas de longue durée.

Le premier acte politique auquel il s'associa fut l'arrestation du prince de Condé le 1er septembre 1616 ; il aida sa mère dans l'exécution de ce projet hardi, distribua lui-même des armes aux gardes. Mais, inspiré par les conseils de son favori Charles d'Albert de Luynes, Louis commença à songer sérieusement à la situation déplorable des affaires.

Le meurtre du favori fut décidé par lui, et il choisit lui-même le lieu de l'exécution. Quelques hommes obscurs et de mauvais renom y prêtèrent leur concours ; et quand l'assassinat eut été accompli, le baron de Vitry, chef des meurtriers, porta les dépouilles du malheureux au roi, qui leur en fit don. Louis se mit alors à la fenêtre du Louvre, dans la cour duquel retentissaient des acclamations, et se faisant porter par le colonel des Corses d'Ornano qui était dans le complot : « Grand merci à vous, mes amis s'écria-t-il. Maintenant je suis roi ».

L'éloignement de Marie de Médicis, au joug de laquelle son fils était pressé de se soustraire, contribua aussi au retour de la tranquillité publique. Privée de ses gardes, et retenue prisonnière dans son appartement, cette princesse finit par être exilée à Blois. C'était un des résultats de la faveur subite de Charles d'Albert, duc de Luynes, depuis connétable, faveur qui causait beaucoup d'ombrage aux plus grands seigneurs du royaume : ils saisirent ce nouveau prétexte pour soulever plusieurs provinces, se rendirent auprès de la reine mère, qui avait été tirée audacieusement du château de Blois par le duc d'Epernon, et ils épousèrent sa querelle.

Le roi marcha contre eux : Saumur, Sancerre, Nérac, Pons, Castillon, Sainte-Foi, Bergerac et diverses autres places de la Guyenne et du Languedoc lui ouvrirent leurs portes. Saint-Jean d'Angely ayant refusé d'en faire autant, ses remparts furent démolis.

Ce prince donna une preuve remarquable de courage, lorsqu'à la tête de ses gardes il passa dans l'île de Riès, séparée du Poitou par un petit bras de mer, et en chassa le duc de Soubise, un des chefs des factieux.

Mais un des faits les plus mémorables de son règne fut le siège de la Rochelle, boulevard des calvinistes, qui étaient soutenus par l'Angleterre. Cette place résista plus d'un an, et elle aurait pu tenir encore davantage sans la fameuse digue ordonnée par Richelieu, et exécutée par Métezeau, qui rendit les secours des Anglais impossibles.

Ce traité acquit au monarque français le titre de libérateur de l'Italie. Revenu dans sa capitale avec Richelieu, il y trouva plus d'intrigues qu'il n'en avait laissé au delà des Alpes entre l'Empire, l'Espagne, Venise, la Savoie, Rome et la France. Gaston, duc d'Orléans, frère du roi, s'étant révolté par jalousie de l'autorité du cardinal, plusieurs seigneurs embrassèrent son parti, notamment le duc de Montmorency, qui aspirait à en devenir le chef : celui-ci souleva le bas Languedoc, dont il était gouverneur ; mais il fut pris les armes à la main au combat de Castelnaudary, et Richelieu lui fit trancher la tête à Toulouse le 30 octobre 1632.

Biographie de LOUIS IX

Cam Québec - Cet aîné des cinq fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, qui n'a que douze ans à la mort de son père, règnera sous la régence de sa mère de 1226 à 1236.

Louis VI épousera Marguerite de Provence, fille aînée de Raymond Béranger IV, le 27 mai 1234. Il n'a que dix-neuf ans et elle n'en a que treize. La reine Blanche exercera son influence sur le gouvernement d'un royaume, dont elle sera encore régente pendant la croisade, jusqu'à sa mort qui interviendra en 1252. L'épouse du roi, qui lui donnera onze enfants, sera tenue à l'écart du pouvoir par un roi peu désireux de voir les intérêts de la maison de Provence interférer dans la politique française.

Louis IX sera respecté en Europe, dès le début de son règne, pour sa fermeté et sa sagesse. Il tentera de mettre fin à l'hostilité de Frédéric II envers Innocent IV qu'il protégera sans adhérer pour autant à la politique guelfe. Il sera désigné comme arbitre dans le litige entre la Flandre et l'Hainaut, conclue par le "dit" de Péronne du 24 septembre 1256, puis entre la Navarre et la Bretagne, la Bourgogne et Chalon, Bar et la Lorraine, la Savoie et le Dauphiné.

Marguerite déménagera et deviendra indépendante en 1247. Elle survivra à son époux jusqu'en 1295. La croisade, partie d'Aigues-Mortes le 25 août 1248, se concentrera à Chypre dans un premier temps. Saint Louis y concluera un pacte de non-agression avec les ambassadeurs des successeurs mongols de Gengis Kahn. Ces derniers accepteront d'épargner les églises chrétiennes et recevront quelques cadeaux somptueux. Il considéreront ce geste comme un tribut de soumission. Le roi décidera de suspendre ses relations diplomatiques lorsque les Mongols exigeront le versement d'une somme annuelle identique.

Les barons, sachant que le sultan Ayyoub d'Egypte était dans la phase finale d'une tuberculose, demanderont à Louis de poursuivre la conquête égyptienne en remontant le Nil jusqu'à Mansourah. Le sultan aurait alors proposé d'échanger la ville de Damiette contre celle de Jérusalem. Louis IX, qui ne voulait pas traiter avec un infidèle vaincu et mourant, refusera. Le sultan décèdera sur le chemin de Mansourah le 20 novembre 1249. Son convoi fera demi-tour et retournera au Caire. L'armée franque s'emparera de Mansourah le 10 février 1250. Elle sera rapidement anéantie par les Mamelouks turcs. Le fils du sultan, Touranshah, de retour de son expédition au Nord de l'Iraq, s'emparera et détruira l'essentiel de la flotte des Croisés. Louis IX se constituera prisonnier.

Une ancienne épouse du sultan Ayyoub, Chajarat-ad-dorr, sera élue reine du sultanat d'Egypte pour sept ans Elle choisira un nouvel époux, qu'elle nommera sultan, tout en assurant l'exercice du pouvoir. Tous les Français seront libérés tandis que la rançon du roi sera fixée à 500.000 livres. Marguerite entrain d'accoucher d'un fils à Damiette, sera sauvée par une escadre génoise.

Il apprendra, en 1252, le décès de sa mère Blanche de Castille. Louis IX, qui respectera sa parole, renviendra à Paris en 1254 après le paiement complet de la rançon. Son désir de Justice l'amènera alors à faire des concessions à ses voisins européens. Il renoncera à sa suzeraineté sur le Roussillon et la Catalogne au Traité de Corbeil, signé en 1259 avec le roi d'Aragon Jacques Ier. Ce dernier renoncera à ses droits sur les comtés de Toulouse et de Provence.

Louis IX multipliera les enquêteurs chargés d'entendre sur place les plaintes et de réprimer les abus de certains officiers royaux. Afin d'unifier le pays et imposer la prééminence royale, Louis IX décrétera, entre 1263 et 1266, que sa monnaie, au contraire de celle des barons, aurait cours dans tout le royaume. La création d'une grosse monnaie d'argent, le "gros tournois" valant douze deniers, assurera le succès de cette initiative. Le roi conduira une politique fiscal qui lui permettra de lever plusieurs tailles ainsi que des décimes sur le clergé qu'il avait précédemment défendu contre les excès de la fiscalité pontificale.

Poursuivant la politique matrimoniale de Blanche de Castille qui avait permis à Alphonse de Poitiers, frère du roi, de régner sur le comté de Toulouse, saint Louis obtiendra son autre frère Charles d'Anjou la main de l'héritière de Provence en 1246. Le roi acceptera en 1266, à la suite des manoeuvres d'Urbain IV et de Charles, que ce dernier accède au trône de Sicile. Cette intervention capétienne en Italie, qui allait impliquer la France dans la politique guelfe, sera également responsable en partie des erreurs de la croisade de 1270. Mal conseillé par son frère, saint Louis partira à la conquête de Tunis, accompagné du dauphin Philippe et de son épouse, Isabelle.

Ce dernier, qui avait fait voeu d'obéir jusqu'à l'âge de 30 ans à sa mère Marguerite en 1263, sera délié de son voeu par le pape le Bienheureux Grégoire X élu le 21 janvier 1271. Louis IX aura des funérailles nationales le 22 mai 1271 en la basilique Notre Dame de Paris. Louis IX sera vénéré comme un saint. Le pape Boniface VIII le canonisera le 11 août 1297, à l'issue d'une longue enquête et un procès de canonisation.

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